NEWS du 15 mai 2014

jeudi 15 mai 2014
par  paslaniici
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Jeudi 15 mai 2014, numéro 160
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  • Editorial : Bouygues, le maître-chanteur des télécoms
  • Grève de la relation client à Orange le 19 mai !
  • Un plan de licenciement au niveau d’OBS Europe
  • Des pirates dérobent les données d’1,3 million de clients Orange !
  • Grève des centres d’appel le 27 mai !
  • L’UFC Que Choisir fait l’éloge du libéralisme
  • Saõ Paulo, un sommet sur la gouvernance de l’Internet
  • Le gouvernement Hollande - Valls : « plus vite et plus antisociale ! »
  • La descente aux enfers du fleuron Alstom
  • Formation professionnelle, y-a-t-il des avancées réelles ?
  • Nos droits : pas de discrimination sur la sexualité !

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Editorial : Bouygues, le maître-chanteur des télécoms

Il lève les bras au ciel en criant à l’assassinat, le pauvre Bouygues qui ne manque pas d’air ! La cruelle déception de son échec dans l’achat de SFR n’en finit pas de faire des vagues. Actionnaire à 30% d’Alstom, Bouygues menace de vendre au plus offrant un fleuron national. Et coté télécoms, il annonce 2.000 licenciements économiques à la hache en jurant qu’on lui arrache le coeur...
C’est jeudi que le Comité central d’entreprise dévoilera l’étendue du désastre. Alors que les milliards s’étalaient sur la table de négociation pour le rachat de SFR, alors que les promesses de maintien des emplois étaient claironnées avec des yeux de Chimène, la sordide réalité du monde des télécoms refait surface : les salarié-es sont jetés comme des kleenex et les actionnaires versent une larme en encaissant le jackpot.
A SFR, le Pdg se réjouit d’« annoncer qu’une prime de 2.000 euros bruts (...) sera attribuée à chaque collaborateur » à l’occasion de la signature de la vente à Numericable. Cela fait quand même 17 millions € pour les 8.500 salarié-es... mais cela reste peu de choses face aux 3,5 milliards d’euros qui seront reversés aux actionnaires après la vente.
Par ailleurs, le Pdg jure devant le dieu tout-puissant du CAC 40 qu’il n’y aura pas de conséquences sur l’emploi « pendant une durée de 36 mois pour les collaborateurs ». Faut avoir confiance...
Et comme si cela ne suffisait pas, on assiste à une sainte alliance Bouygues-Orange-Free pour déclarer la guerre à Numericable et préparer en sous-main un rachat de Bouygues par Free... ce qui fait s’envoler le cours des actions de chacun. Sans oublier la mise en vente des 1,7 millions de client-es de l’opérateur(MVNO) Virgin Mobile pour 150 à 300 millions €, confirmant ainsi les secousses qui vont ébranler aussi le monde des opérateurs virtuels.
Devant tant d’aveux de cupidité, sans aucun état d’âme, on ne peut que conseiller aux salarié-es des entreprises des télécoms de se manifester devant les assemblées générales des actionnaires pour exiger des comptes et refuser d’être les victimes des prises de bénéfices des rentiers du capital !
La fédération SUD sera d’ailleurs présente à Paris le 20 mai à 12h devant l’AG des Picsous de Numericable à l’Espace Cœur Défense et le 27 mai à 12h au Palais des Congrès (Porte Maillot) pour l’AG des Rapetous d’Orange !
Faudrait quand même tout faire pour éviter le très haut débit sur nos comptes en banque et sur nos emplois !


Grève de la relation client à Orange le 19 mai !

Malgré toutes les alertes syndicales sur la dégradation des conditions de travail dans les centres de relation clients d’Orange (AVSC, CCO, UAT, SCO), la direction ne faiblit pas et maintient ses objectifs de suppression d’emplois. De 2012 à 2016, les effectifs de front et de back-office passeront de 12.000 à un peu moins de 9.000 salarié-es.
Parallèlement, le bouillonnement des restructurations reprend pour transformer les métiers en intégrant polyvalence et multi-compétence pour pallier au manque d’effectif, en instaurant de nouvelles contraintes horaires...
Surtout, on assiste au retour de pratiques managériales décriées en 2009, dont la double écoute et la multiplication des outils de contrôle de l’activité et de la performance de chacun-e.
Alors le ras-le-bol doit s’exprimer pour contraindre la direction à réviser ses prétentions.
SUD appelle les salarié-es des AVSC, CCO, UAT, SCO à une journée nationale de grève le 19 mai !


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Un plan de licenciement au niveau d’OBS Europe

219 personnes seraient licenciées hors France, soit 10% de l’effectif Europe ! La Direction du groupe Orange ne prend pas de gants et lance un plan de licenciements à grande échelle dans les filiales Equant en Europe.
Les collègues américains d’Orange Business Services (OBS) ont déjà expérimenté cette méthode expéditive : « nous vous licencions car vraiment aux USA, il est impossible de continuer à commercer » et 120 personnes ont ainsi été débarquées d’Equant US.
En Europe, ce sera la même logique. Car même si 123 personnes acceptaient d’aller travailler à Bratislava, en Egypte ou en Inde où 123 postes sont recréés, le delta de suppressions d’emplois reste de 96...
Les redéploiements dans le groupe sont envisagés « dans la mesure du possible », mais ensuite, il reste les licenciements ?
Encore une fois, les salarié-es du groupe font les frais des politiques d’économies et de rentabilisation et le plan ZEBRA, programme stratégique d’OBS devient un plan de licenciement chez Equant.
La fédération SUD appelle à la mobilisation : pas de safari, pas de licenciements à Equant !


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Des pirates dérobent les données d’1,3 million de clients Orange !

Au début du mois, Orange s’est fait à nouveau pirater ses fichiers de client-es. L’opérateur a « constaté un accès illégitime sur une plateforme technique d’envoi de courriers électroniques et de SMS qu’elle utilise pour ses campagnes commerciales ». « Cet accès a entraîné la copie d’un nombre limité de données personnelles ».
Le nombre limité, c’est quand même 1,3 millions de client-es dont les noms, prénoms, courriels, numéros de fixe et de mobile... : « Venez chez Orange, on vous garantit la sureté de vos données, croix de bois, croix de fer, si je mens, on va pas trop s’en faire ! »
Ces piratages servent à mettre en œuvre des messages (SMS ou courriels...) de « hameçonnage » en usurpant souvent une identité pour obtenir des informations comme des mots de passe ou des données bancaires...
C’est la deuxième fois en trois mois que l’opérateur subit un piratage avec déjà 800.000 victimes mi-janvier. L’affaire avait déjà mis en difficulté le Pdg Stéphane Richard qui venait de signer publiquement une Charte pour la sécurité et la protection des données. A l’époque, nous avions interpellé la direction pour lui demander les mesures qu’elle prenait pour les victimes. Notre lettre est restée sans réponse, sûrement hameçonnée avant d’arriver.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avait rappelé à l’ordre aux opérateurs suite à ce piratage : ils doivent impérativement prévenir la commission lors de tels incidents. Elle en avait aussi profité pour donner les consignes de prudence aux victimes.
Car le phénomène touche de nombreux acteurs du Web. Mais, sans doute pour éviter de passer pour des andouilles, les services d’Orange ont préféré laisser croire qu’ils assuraient comme des bêtes et que l’incident était clos.
On vous donne quand même l’adresse de signalement pour les courriels douteux à Orange (abuse@orange.fr) et le site du ministère de l’intérieur pour tout signalement de suspicion de fraude.
Pas de crainte, les renseignements sont branchés en direct sur Orange, le ministère est déjà au courant...


Grève des centres d’appel le 27 mai !

Les salarié-es des centres d’appel sous-traitants subissent de plein fouet la crise économique. Les augmentations successives du gaz, des produits alimentaires ou encore des loyers deviennent de moins en moins supportables pour une population de plus en plus collée au SMIC.
Pourtant personne ne peut nier la bonne santé financière des centres d’appels, même si parfois quelques entreprises sont en difficulté. Dans le même sens il serait faux de croire que la perte d’emploi du secteur et la fermeture de certains sites signifient que les grands groupes comme Webhelp, Acticall ou encore B2S sont en difficultés. Loin de là puisque dans la plupart des cas les profits restent importants voire s’améliorent. Les lois récentes pour améliorer la compétitivité aux seuls profits du patronat ne devraient pas leur enlever le sourire avant quelques années...
Tout cela se traduit pourtant par des refus systématiques de faire avancer les droits des salarié-es qui, au contraire, sont attaqués de partout. Il est temps d’agir pour les salarié-es des centres d’appels prestataires !
Les organisations SUD-CGT-CFDT et FO appellent les salarié-es des centres d’appel à se mobiliser ce 27 mai


Télécharger le communiqué unitaire


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L’UFC Que Choisir fait l’éloge du libéralisme

La mise en vente de SFR avait fait rêvé les actionnaires des télécoms, mais le mariage SFR/Numericable a finalement laissé en place quatre mousquetaires.
Sans doute poussée par la crainte d’une nouvelle consolidation du secteur des télécoms à trois, un projet ouvertement soutenu par Arnaud Montebourg, l’association Que Choisir s’est faite remarquée en dressant un bilan (beaucoup trop) élogieux de l’arrivée de Free Mobile.
A toujours vouloir trouver un lien mécanique entre forte concurrence, baisse des prix et maintien de la qualité de service, l’association fait l’apologie du néo-libéralisme dans nombre de domaines, et cette fois dans celui des telecoms. Grâce à l’arrivée de Free Mobile, les français-es auraient gagné 7 milliards € de pouvoir d’achat. Sur le plan de l’emploi, elle chiffre à 16.000 les créations directes, une estimation qu’elle amplifie « a minima à 50.000 le nombre d’emplois créés grâce au surplus de consommation utilisé par les ménages dans l’ensemble des secteurs de l’économie. »
Quand on voit le champ de ruines laissé par les opérations de rachats, à grands coups de salves de milliards €, on a du mal à croire que les consommateur-trices des télécoms vont durablement profiter de la concurrence introduite par Free Mobile. Coté emplois, l’INSEE annonce qu’en deux ans, ils sont passés de 137.500 à 134.700 : on est bien loin des 50.000 créations imaginées par l’association ! Sans compter les annonces récentes de plans de départs... Les salarié-es ont payé ainsi un lourd tribu dans la période.
Bref, Que Choisir a l’air d’avoir pété un câble en matière de télécoms... D’autant qu’à aucun moment elle ne met en question les dividendes toujours généreux distribués aux actionnaires, ce qui montre une conception particulière de la redistribution des richesses.
Consommateur-trices, derrière la caisse, tu restes un-e travailleur-se !


Saõ Paulo, un sommet sur la gouvernance de l’Internet

Le saviez-vous ? Quand vous achetez un nom de domaine sur Internet pour créer un site, vous devez passer par un agrément d’une société privée californienne Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers).
Elle « a été fondée en 1998 et rassemble, au sein d’un partenariat à but non lucratif, des personnes du monde entier qui œuvrent au maintien de la sécurité, de la stabilité et de l’interopérabilité d’Internet. Elle encourage la concurrence et développe des politiques d’identifiants Internet uniques ».
Le problème, c’est évidemment le coté yankee de la société qui ne compose avec les états du reste du monde, que par l’intermédiaire d’un conseil consultatif.
Un des enjeux du sommet NetMundial de Saõ Paulo qui s’est tenu fin avril à l’initiative du gouvernement brésilien, c’était bien la gouvernance du Web, au moment critique où les barbouzes de la NSA sont accusées d’espionner le monde pris au piège de la Toile.
Axelle Lemaire, la nouvelle secrétaire d’Etat française au Numérique a donné de la voix pour que l’Icann devienne un « un organisme de droit international qui représente toutes les parties prenantes ». Au delà des grandes idées de démocratie et de liberté, il y a aussi des enjeux en argent liquide : les vignerons français veulent empêcher la création d’un site « chateaumargaux.vinfrancais ».
Pour l’instant, les opposant-es à la domination du Cap’tain America ont un peu de mal à faire front commun.
Un américain encore patron de l’Internet ? « Yes, Icann ! »


Le gouvernement Hollande - Valls : « plus vite et plus antisocial ! » 

Laurel et Hardy nous ont préparé quelques numéros bien comiques pour mettre en œuvre au plus vite le redressement de l’économie française. Elus par des voix populaires, ils décident de soulager les patrons et les riches pour soigner les plaies des travailleur-euses et des pauvres ! Pas mal la médecine !
« Vous avez du mal à finir vos fins de mois ? » Donnez 100 euros à votre patron, ça ira mieux ! « Vous avez peur de perdre votre emploi ? » Bossez plus pour un salaire plus bas, tout en gardant le sourire !
C’est un nouvel accord « gagnant-gagnant » du Pacte de responsabilité, qu’on pourrait rebaptiser accord « gnangnan-gnangnan » tellement faut être obscur du cerveau pour y voir un éclair de lumière.
Dans les mesures du gouvernement, il n’y a qu’une succession d’allègements des contraintes patronales pour 30 milliards €, qui sont censés permettre la création de 490.000 emplois. Mais même si ces emplois étaient vraiment créés, ce qui n’est absolument pas assuré, cela ferait cher pour chaque emploi : 61.000€ ! On sait pourtant que le coût moyen d’un emploi s’élève actuellement (cotisations sociales comprises) à 49.000€.
Solidaires a publié une analyse très précise de ces mesures antisociales.
Hollande et Valls ? Quand on aime les patrons, on n’compte pas les sous des prolos !


Télécharger les analyses de Solidaires


La descente aux enfers du fleuron Alstom

La société Alsthom est née avant la crise de 1929, de la fusion de la Société Alsacienne de constructions mécaniques et la Compagnie française Thomson-Houston, pour donner une usine de locomotives et de moteurs électriques. Son histoire s’accélère lorsqu’elle est rachetée par la Compagnie Générale d’Electricité (CGE) qui met aussi la main sur Alcatel.
Informatique, télécoms, nucléaire, transports ferroviaires, chantier naval, Alsthom est un fleuron industriel français qui emploiera jusqu’à 110.000 salarié-es au début des années 2000, avant un plan de 45.000 suppressions d’emplois. L’Etat intervient à plusieurs reprises pour soutenir le colosse aux pieds d’argile, quand les errements de gestion mènent à des catastrophes.
Après un changement de nom en Alstom au fil des dépeçages, des restructurations et des opérations de « sauvetage », la société est reprise par Bouygues en 2006, qui possède aujourd’hui près de 30% du capital. Le bétonner, qui connait par ailleurs quelques déboires dans les télécoms, décide de mettre aux enchères l’entreprise, presque en catimini, pour renflouer ses caisses. Et le Pdg d’Alstom, Patrick Kron, ne décolère pas face à l’interventionnisme d’Arnaud Montebourg.
Alors maintenant, l’américain General Electric ou l’allemand Siemens ? Non seulement les salarié-es peuvent craindre pour leur emploi, mais dans tous les cas, le pavillon français sera en berne, à quelques semaines des élections européennes.
Kron contre Montebourg ? Ca sent la mise en bière...


Télécharger le communiqué de Solidaires Industrie


Formation professionnelle, y-a-t-il des avancées réelles ?

Le projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a été présenté au Conseil des ministres du mercredi 22 janvier. Issu de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) sur la formation professionnelle du 14 décembre 2013 signé par les organisations syndicales CFDT, FO, CFTC, CGC et patronales (hors CGPME, pour des questions essentiellement de financement), la loi, examinée selon la procédure accélérée, a été adoptée en février dernier.
Pour comprendre ce qui a été présenté comme de prétendues « avancées » par certain-e-s, il faut surtout revenir sur l’historique des différentes négociations sur la formation professionnelle de ces dix dernières années pour en comprendre la logique. Il faut aussi revenir sur les questions liées aux financement des organisations, notamment patronales.
L’union syndicale Solidaires a publié un tract de décryptage de la formation professionnelle.


Télécharger le tract 4 pages


Nos droits : pas de discrimination sur la sexualité !

L’union syndicale Solidaires a édité un dépliant contre les discriminations concernant les orientations et identités sexuelles : « Une personne ne peut être victime de discrimination du fait de sa sexualité. Le critère de l’identité sexuelle a été introduit dans la législation par la loi n° 2012-954 du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel (article 4). Ce critère vise à protéger les personnes transsexuelles et transgenres contre les discriminations auxquelles elles sont exposées lorsque l’identité sociale sous laquelle elles vivent ne correspond pas au sexe assigné à la naissance, que cette situation s’accompagne ou non d’un traitement hormonal ou d’une opération de changement de sexe ».
Comment témoigner d’une discrimination ? Qui contacter ? Quels sont les recours possibles ? Telles sont les questions abordées dans ce cours dépliant pour faire respecter ses droits.
A consommer sans modération.


Télécharger le dépliant


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