NEWS du 30 Avril 2014

mercredi 30 avril 2014
par  paslaniici
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Mercredi 30 avril 2014, numéro 158
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  • Editorial : « Neutralité du net, il est temps d’affirmer que c’est un droit fondamental ! »
  • La relation client d’Orange en grève le 19 mai !
  • Résultats d’Orange au premier trimestre
  • Orange a 20 ans... et pas toutes ses dents.
  • Facebook et Google ont fait main basse sur le mobile
  • Quel avenir pour les centres d’appel ?
  • Campagne de sensibilisation de Mobilisnoo et du CCUES
  • Le pacte de responsabilité affecte particulièrement les femmes
  • 10 mai : commémoration de l’abolition de l’esclavage
  • En Mai, c’est le printemps des manifestations !
  • Nos droits : quelles règles pour les ponts du mois de mai ?

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Editorial : « Neutralité du net, il est temps d’affirmer que c’est un droit fondamental ! »

C’est ainsi que Barbara Chazelle, (France Télévisions, direction stratégie et prospective) signe sur le site Méta-Média une contribution virulente et tranchante dans le débat :
« L’avenir d’Internet (...) se décide en ce moment dans les plus hautes sphères européenne et américaine mais ne redescend hélas pas au niveau des citoyens, faute d’intéresser les médias traditionnels. Il est donc temps d’affirmer haut et fort que la neutralité du net est bien plus qu’un sujet économique ou technique. Elle protège nos libertés publiques : liberté d’expression, d’accès à l’information, aux services et contenus de son choix sans entraves, liberté d’entreprendre, d’innover et de créer de la valeur ».
Cela peut surprendre, mais France Télévision défend publiquement la neutralité du net, au nom des libertés publiques fondamentales. Et aujourd’hui, ce principe est sérieusement attaqué. Ce sont les Etats-Unis qui ont lancé l’offensive en permettant aux opérateurs de bloquer ou de favoriser certains contenus/flux, suite à une décision de la Cour d’appel de Washington. Face à l’explosion du trafic, les opérateurs de réseaux exigent de facturer différemment les gros consommateurs de bandes passantes comme Google, Youtube ou Netflix ... quitte à mettre en place des autoroutes privées pour s’accaparer les droits de péage.
Cette exigence est sans doute due aux gigantesques efforts d’investissement dans le réseau pour absorber un trafic exponentiel alors que les opérateurs voient leurs revenus stagner. Mais la privatisation du Net est bien la pire des solutions alors qu’au contraire, le réseau doit rester un lieu d’échange et de création qui garantisse l’égalité d’accès et la qualité du débit pour tous-tes.
Les 23 et 24 avril derniers, le Brésil accueillait le NetMundial à São Paulo, avec la prétention affichée de tracer les voies d’une gouvernance nouvelle de l’internet mondial. Après avoir adopté un « cadre civil » garantissant la libre expression et la protection de la confidentialité des données sur Internet, le Brésil se présente comme un champion de la neutralité du Net.
Est-ce le début d’un contre-feu international et citoyen à la privatisation du Net ? Nous l’espérons et nous nous inscrivons dans ce mouvement international.
L’Internet citoyen, c’est trop sérieux pour être abandonné à la censure, aux écoutes policières ou aux accros du business !


La relation client d’Orange en grève le 19 mai !

Malgré toutes les alertes syndicales sur la dégradation de la situation dans les centres de relation clients d’Orange (AVSC, CCO, UAT, SCO), la direction ne faiblit pas et maintient ses objectifs de suppression d’emplois. De 2012 à 2016, les effectifs de front et de back-office passeront de 12.000 à un peu moins de 9.000 salarié-es.
Parallèlement, le bouillonnement des restructurations reprend pour transformer les métiers en intégrant polyvalence et multi-compétence pour pallier au manque d’effectif, en instaurant de nouvelles contraintes horaires...
Surtout, on assiste au retour de pratiques managériales décriées en 2009, dont la double écoute et la multiplication des outils de contrôle de l’activité et de la « performance » de chacun-e.
Alors le ras-le-bol doit s’exprimer pour contraindre la direction à réviser ses prétentions.
La fédération SUD appelle les salarié-es des AVSC, CCO, UAT, SCO à une journée nationale de grève le 19 mai !


Télécharger le premier tract fédéral


Résultats d’Orange au premier trimestre

La publication des résultats d’Orange pour le premier trimestre confirme encore la lente érosion du chiffre d’affaire (-3,8%), mais, pour la première fois depuis 2009, avec un maintien de la marge brute (EBITDA) à 30,8%. La France paie un lourd tribu à la baisse des coûts brutale engagée par la direction, qui concerne surtout la masse salariale : elle recule de 76 millions € au niveau mondial, dont 71 millions en France !
C’est pourtant la France ( hors « Entreprises ») qui reste le plus grand contributeur à la profitabilité du groupe.
Alors que l’entreprise est confrontée à des choix importants d’investissement, la baisse des dividendes reste encore limitée. Verser un dividende élevé pour maintenir le cours de l’action n’a jamais fonctionné. Les bénéfices de l’entreprise ont été pillés au détriment du projet industriel, de l’emploi et de l’investissement.
Pour la fédération SUD, il faut aller plus loin et investir dans le réseau, la recherche et le personnel en réalisant 5.000 embauches immédiatement.
Nous manifesterons d’ailleurs le 27 mai à l’assemblée générale des actionnaires pour rappeler nos exigences !


Télécharger le communiqué fédéral


Orange a 20 ans... et pas toutes ses dents.

La saga des télécoms européens dira que c’est le 28 avril 1994, qu’un certain Hans Snook rachetait un petit opérateur mobile du nom de Rabbit, au bord de la faillite, pour le transformer en une pépite dorée au nom d’Orange : « The future is bright. The future is Orange. ».
Rusé le Hans, car il revend le bébé relooké à un opérateur européen nouvellement entré dans le monde fantastique du capitalisme triomphant, France Télécom. Le Pdg de l’époque, Michel Bon, s’est sans doute pris pour le prince du business, mais l’opération fut désastreuse même si, 20 ans après, personne n’a l’air de vouloir revenir sur cet aspect noir de l’histoire.
Le rachat d’Orange en 2000 a en effet entraîné un effondrement de 70% de la valeur du titre depuis son pic de mars 2000 jusqu’à septembre 2001, ce qui lui a valu d’être expulsé de l’indice Stoxx 50 : la honte ! Et comme l’aventurier Michel Bon s’est aussi intéressé au rachat de l’allemand MobilCom ou de la multinationale Equant, France Télécom Orange se trouve alors à la tête de plus de 70 milliards de francs lourds de dettes...
L’ancien Pdg a démissionné en 2002, en laissant derrière lui 20,7 milliards d’euros de pertes et une dette pharaonique. En 2008, le procureur général avait requis 180.000 euros d’amende pour sa mauvaise gestion, mais le tribunal ne condamnera l’ancien patron qu’à 10.000 euros d’amende, environ 5 jours de son salaire.
Pour les salarié-es, c’est la descente aux enfers, avec une suite ininterrompue de restructurations, de plans de suppression d’emplois, qui débouchera sur la crise sociale de 2009.
La saga d’Orange, c’est aussi 20 ans de galère


Facebook et Google font main basse sur le mobile

Le problème avec les géants, c’est qu’ils ont toujours de plus en plus faim. Les lilliputiens que sont les autres acteurs des télécoms risquent d’en subir les conséquences, à moins de trouver le moyen d’entraver leurs mouvements.
Deux géants se sont affirmés sur la scène internationale, ils sont américains et sont devenus indétrônables dans le mobile : à eux seuls, Facebook et Google occupent plus du tiers du temps passé sur les smartphones et ils se partagent 67% du chiffre d’affaires de la publicité sur mobile.
Car leur modèle économique est construit sur la publicité et ils ont dominé rapidement le marché sur l’internet fixe. Quand, au niveau mondial, les internautes se sont massivement déplacés du fixe sur le mobile avec la 4G, Google et Facebook ont rapidement réagi et ils sont devenus les premiers acteurs sur mobile avec leurs applications : plus de 80% du temps de connexion internet sur mobile est sur les applications. Les internautes du mobile ont beaucoup moins de centres d’intérêt que sur le fixe et sont beaucoup plus facilement captifs...
Google et Facebook captent aujourd’hui les deux tiers des dépenses publicitaires sur le mobile dans le monde, environ deux fois plus que sur le fixe. Et le marché devrait encore croître de 75% cette année et dépasser les 30 milliards de dollars !
Pour ceux et celles qui rêvaient à un monde sans pub, c’est le début du cauchemar...


Quel avenir pour les centres d’appel ?

Le débat traverse aujourd’hui les conseiller-es du patronat de centres d’appels : est-ce la fin du modèle de ces 20 dernières années qui ont vu se développer les centres appels, souvent en sous-traitance, avec aujourd’hui près de 300.000 emplois ?
Le bilan est en effet loin d’être satisfaisant sur la qualité de la relation client. Selon une étude de l’Institut Nationale de la Relation Client, une création patronale, seulement 7% des français-es sont très satisfait-es de la qualité de la relation client, toute activité confondue.
Pourtant, le métier a suscité nombre d’investissement : système de distribution d’appels, informatisation de la relation client.... Mais les client-es considèrent toujours le centre d’appel comme une mauvaise expérience : message stéréotypé, peu d’empathie, anonymat, peu d’efficacité... Alors que le centre d’appel devait réduire les coûts de relation client, il dégrade cette relation et les profits s’en ressentent...
Alors, les conseiller-es patronaux imaginent d’autres voies pour dépasser ce modèle industriel qui a aujourd’hui des limites : ils cherchent la révolution numérique que d’autres appellent la « digitalisation ».
En bref, c’est la « virtualisation » des centres, car les téléopérateur-trices n’ont plus besoin d’être rassemblé-es, c’est le développement des « assistants virtuels », des « FAQ » sur les réseaux sociaux, comme une alternative pour les clients, avant d’aller sur un accueil physique...
Pour vendre leur sauce, on voudrait nous faire croire que la « virtualisation des centres de relation client » redonnerait du poids aux « conseillers de terrains ».
Vu les annonces de suppression d’emplois dans les centres d’appel, c’est plutôt la virtualisation des salarié-es


Campagne de sensibilisation de Mobilisnoo et du CCUES

L’association LGBT* Mobilisnoo s’est associée au Comité Central de l’UES Orange pour une campagne de sensibilisation auprès de tous-tes les salarié-es sur les discriminations au travail liées à l’orientation sexuelle.
La Halde constatait en 2011, « que seulement 7% des entreprises avaient mis en place des actions ciblées ou traitaient spécifiquement de l’orientation sexuelle ». Et si le vote de la loi sur le « Mariage pour Tous » a instauré un débat sociétal sur le droit à l’égalité des citoyen-nes, les situations de discrimination continuent. Selon l’association Mobilisnoo : « dans un contexte où les entreprises sont mutiques, traitant au cas par cas, les situations de discrimination et d’homophonie notoires, les personnes LGBT* restent majoritairement invisibles ».
Après le succès de la campagne d’affichage de 2010, déjà avec la participation du CCUES, cette nouvelle campagne en 2014 s’appuie sur les engagements publics de la direction d’Orange pour une politique de diversité ambitieuse qui doit s’inscrire dans le long terme.
(* LGBT : Lesbiennes, Gay, Bisexuel-le, Transgenre. )
La fédération SUD lutte aussi contre toutes les discriminations au travail !


Aller sur le site de l’association Mobilisnoo


Le Pacte de responsabilité affecte particulièrement les femmes

C’est de notoriété publique maintenant, la politique du nouveau gouvernement ne fait pas l’unanimité au sein même du Parti socialiste. C’est le cas sur l’appel présidentiel à un Pacte de responsabilité entre les patrons et les confédérations syndicales, véritable marché de dupes qui fait porter encore plus aux salarié-es le poids de la crise.
Barbara Romagnan est une députée PS du Doubs qui s’est abstenue lors du vote de confiance au nouveau gouvernement et qui signe dans le site de Médiapart une tribune pour dénoncer les conséquences particulièrement néfastes pour les femmes de ce pacte.
Les femmes sont déjà pénalisées dans la crise, avec un taux de pauvreté en France de 8,2 % en 2011, tous âges confondus, contre 7,7 % pour les hommes. Pour la députée socialiste, « le gel des prestations sociales jusqu’en octobre 2015 et l’extension sur une durée indéterminée du gel du point d’indice » ne fera en particulier que dégrader la situation des femmes.
« En 2010, près de la moitié des familles monoparentales (dont 85% ont à leur tête une femme) recevaient l’allocation de soutien familial, soit 750 000 familles et 1,16 million d’enfants. Par ailleurs, 52% des familles monoparentales perçoivent un revenu inférieur à la moitié du Smic, soit un montant en-dessous du seuil de pauvreté. ».
Par ailleurs, les femmes représentent « 60% des agents des trois fonctions publiques, et seront à ce titre particulièrement touchées par le gel du point d’indice ».
L’injustice du Pacte de responsabilité ? Même les socialistes en parlent...


Télécharger l’article de Médiapart


10 mai : commémoration de l’abolition de l’esclavage

C’est un décret en 2006 qui a fixé au 10 mai la date en France métropolitaine de la commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage. Cette date a été choisie en référence au 10 mai 2001, jour de l’adoption en dernière lecture par le Sénat de la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité (loi n° 2001-434 du 21 mai 2001).
Cette année, cette commémoration prend une connotation particulière, après l’annonce par le nouveau maire FN de Villers-Cotterêts, qu’elle est supprimée des dates officielles de la ville. Pourtant, depuis 2007, la tradition se répétait chaque année dans cette ville de l’Aisne où mourut le général Dumas en 1806, le premier gradé d’origine antillaise, et le père d’Alexandre Dumas. Pitoyable revanche d’une extrême-droite qui a décidément le racisme comme premier pilier de son idéologie.
Parallèlement, heureusement, la fédération SUD s’est associée à un appel lancé cette année à l’occasion du 10 mai 2014 : « Ouvrons le dossier des réparations. (...) Il est temps d’acter le principe du droit à la réparation et la multiplicité des formes à envisager : réparations mémorielles, sociales, politico-économiques, judiciaires, foncières et environnementales. Il est urgent de faire avancer cette revendication, fondatrice d’une rénovation de notre société française, et de la mettre en œuvre de manière effective au plus tôt en nous unissant. »
Le 10 mai 2014 doit être un premier succès dans cette campagne et la fédération SUD déposera un préavis de grève pour cette journée, à La Poste et à Orange.
« La cause est essentielle et la tâche est vaste. Alors, commençons de suite ! »


Télécharger le tract fédéral


En Mai, c’est le printemps des manifestations !

Les manifestations du Premier Mai sont traditionnellement un moment de mobilisation des forces syndicales pour peser sur le rapport de force face au patronat et au gouvernement. L’union syndicale Solidaires et la fédération SUD seront évidemment présentes dans les nombreux cortèges prévus.
Le mois de mai verra aussi d’autres mobilisations, avec en premier lieu la commémoration du 10 mai. Viendra ensuite la journée de mobilisation de la Fonction Publique du 15 mai, contre le gel du point d’indice et le Pacte de responsabilité. Les 14 et 15 mai à Bruxelles, lors de l’European Business Summit (sommet du patronat européen), aura lieu une mobilisation pour « empêcher les multinationales de dicter la politique européenne ». Le 17 mai, une autre manifestation aura lieu à Paris dans le cadre d’une « Journée européenne des résistances et des alternatives »...
Bref, le mois de mai sera à la pointe des mobilisations sociales contre les politiques d’austérité qui s’imposent aujourd’hui dans le monde néo-libéral. Mais ces politiques sont aussi de plus en plus contestées, avec les crises à répétition et les désastres sociaux qui sont engendrés. Certes, la résistance sociale n’est pas encore assez puissante, et, pour l’instant, la désespérance sociale laisse la place au développement d’une droite et d’une extrême-droite haineuse en Europe.
Mais ce vieux monde qui se lézarde impose des choix historiques à tous ceux et toutes celles qui veulent reprendre l’offensive : « Imposons un autre partage de la richesse, pour cesser de voler celles et ceux qui la produisent par leur travail ! ». C’est le sens de la campagne qu’entame l’union Solidaires pour les prochains mois.
Rappelons-nous que ce n’est pas le travail, mais que ce sont les capitalistes qui nous coûtent cher !


Télécharger le 4 pages de l’union Solidaires


Nos droits : quelles règles pour les ponts du mois de mai ?

Les jeudis 1er, 8 et 29 mai étant fériés, l’employeur peut permettre à ses salarié-s de ne pas travailler le lendemain afin de bénéficier d’un week-end prolongé. Si la pratique du pont n’est pas réglementée en tant que telle, elle n’en fait pas moins l’objet de formalités précises.
La mise en place d’un pont peut être une décision unilatérale de l’employeur, une application de la convention collective ou un usage. L’employeur peut donner une journée de repos supplémentaire, il peut aussi demander une récupération ultérieure des heures perdues. Mais il ne peut imposer la pose de congé, car il doit recueillir l’accord des délégué-es du personnel et de chacun-e des salarié-es concerné-es (C. trav., art. L. 3141-20).
La récupération des heures est règlementée, obligatoirement dans les 12 mois précédant ou suivant le pont (C. trav. art. R. 3122-4). Elle ne peut excéder une heure par jour et 8 heures par semaine (C. trav., art. R. 3122-5) et elle s’impose à tous-tes les salarié-es, même absent-es le jour du pont. Les heures récupérées sont payées au taux normal, en tant qu’heure de travail normale dont l’exécution est différée.
Avec les ponts de Mai, fais ce qu’il te plait !


La fédération Sud PTT est membre de JPEG 25/27, rue des Envierges 75020 Paris - Tel : 01 44 62 12 00 - sudptt@sudptt.fr - www.sudptt.org
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