NEWS du 24 Avril 2014

jeudi 24 avril 2014
par  paslaniici
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Jeudi 24 avril 2014, numéro 157
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  • Editorial : Une coccinelle ne fait pas le printemps...
  • Orange amère sur la rémunération...
  • L’affaire Tapie se rappelle à Richard
  • « Menaces sur Orange Tunisie »
  • Première indemnisation en France pour « électrosensibilité » !
  • La Télécarte en voie de disparition
  • Les Zalando en ont plein le dos !
  • Premier congrès « Addictologie et travail »
  • Mobilisation ecotaxe-pollutaxe
  • Un plan d’austérité sans précédent qui mène à la récession !
  • Nos droits : Un accord pour la « déconnexion » ?

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Editorial : Une coccinelle ne fait pas le printemps...

Le mois de mai, c’est celui où l’on est sensé-es faire ce qui nous plait. Et comme il cumule deux jours fériés, avec cette année, la possibilité d’enchaîner deux ponts pour les plus chanceux-ses d’entre nous, on ne va pas bouder notre bonheur.
Mais la météo sera-t-elle bonne ? On croise les doigts pour repousser le dérèglement climatique à l’automne prochain, pour l’instant, il nous faut du soleil et l’arrivée du mois de mai est toujours pleine de promesses.
Coté social, la grisaille fait encore voir rouge pour beaucoup d’entre nous : pas un jour sans que le Président, flanqué de son Premier sinistre, ne se fasse huer, sifflé, vilipender, conspuer... à chacune de ses sorties. Et Son Altesse, imperturbable, répète aux manant-es que nous sommes, qu’« il a tout compris et qu’il va aller encore plus vite ». On est tenté d’espérer secrètement et lâchement un accident de la route, un dérapage qui nous rendrait orphelin-es... et libéré-es.
Mais zut, on se rend compte que l’on est aussi dans le camion et qu’on est condamné-es à tout faire pour forcer le chauffeur à changer d’allure et de destination. D’autant qu’à force de baisser les planchers sociaux, on va bientôt pouvoir freiner avec les pieds.
Les rendez-vous sociaux sont encore devant nous et il faudra bien trouver les moyens de transformer la grogne en force de frappe pour arrêter les mauvais coups du gouvernement.
Après le Premier mai, la Fonction publique battra le pavé le 15 mai, dans une unité presque sans faille, contre le gel des salaires et pour l’emploi. Dans le groupe Orange, une autre grève mettra ses centres de relation client en ébullition, avec, un peu plus tard, ceux de la sous traitance. Sans oublier bien sûr que l’on s’invitera aux Assemblées Générales printanière des actionnaires des télécoms...
...mais la coccinelle voit rouge quand on lui cherche des noises


Télécharger le tract de l’union Solidaires


Orange amère sur la rémunération...

L’accord salarial 2014 à Orange SA ne sera pas un grand cru, c’est le moins qu’on puisse dire. Et ce n’est pas mieux si on regarde la rémunération dans son ensemble ! L’intéressement est stable, l’hypothèse d’un supplément d’intéressement est remisé aux oubliettes du contrat social, la participation versée cette année en légère hausse, mais le PERCO, au même niveau que l’an dernier, l’abandon du plan d’actions gratuites et l’engagement non tenu d’ouvrir une négociation sur les CESU témoignent d’une certaine rigueur salariale à Orange.
Au final, Orange, qui a dégagé un résultat net de 1,9 milliards en 2013, qui a versé 2,1 milliards de dividendes aux actionnaires, qui empoche sans vergogne le Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (74 millions € en 2013 et 112 millions € en 2014), qui va encore en empocher plus avec le pacte de responsabilité et qui se gargarise de son « contrat social », montre son vrai visage de patron radin...
Plutôt qu’un zeste à trois balles, on aurait préféré un geste de solidarité !


Télécharger le communiqué fédéral


Télécharger le tract fédéral


L’affaire Tapie se rappelle à Richard

Le journal Le Monde du 18 avril publie un article sans concession sur l’affaire Tapie, en dévoilant le contenu des 121 pages de la décision de renvoi devant la cour de discipline budgétaire et financière (CDBF). Selon le journal, « le procureur général près la cour des comptes, Gilles Johanet, se montre particulièrement virulent à l’égard de Stéphane Richard, patron d’Orange », et d’autres anciens hauts fonctionnaires. Il leur est reproché « d’avoir favorisé le recours à l’arbitrage ayant permis à l’homme d’affaires Bernard Tapie d’obtenir 405 millions d’’euros, en juillet 2008, à l’issue d’un processus considéré par les enquêteurs comme un "simulacre d’arbitrage" ».
Le Monde estime que le ton virulent de cette décision de renvoi préfigurerait l’issue judiciaire des enquêtes en cours : « Le comportement de M. Richard (...) est de nature à porter atteinte au crédit et à la confiance que tout citoyen accorde aux instances gouvernementales et à l’Etat d’une manière générale. »
Bizarrement, seul Le Monde dévoile le contenu de la décision de renvoi et les mauvais esprits pourront y voir l’ombre de Xavier Niel, actionnaire du journal. Mais l’étau de l’affaire Tapie semble quand même se resserrer aujourd’hui sur l’ancien chef de cabinet de Christine Lagarde.
La rumeur d’un nouveau remaniement de l’équipe de direction rajoute aux interrogations, après les départs de proches du Pdg. Le nom de Ramon Fernandez, ancien directeur du Trésor, est évoqué à la direction financière du groupe, alors que Gervais Pelissier prendrait la tête de l’international.
Le message est brouillé, faudrait sans doute changer de décodeur ?


« Menaces sur Orange Tunisie »

C’est sous ce titre que s’interroge le site internet Web Manager Center qui relate le contenu de la lettre Maghreb confidentiel du 10 avril 2014. Selon ces informations, le groupe Orange aurait « sorti l’artillerie lourde pour reprendre en main sa filiale tunisienne » en l’obligeant à convoquer une assemblée générale extraordinaire.
Un contentieux juridique existe depuis la révolution tunisienne qui avait fait saisir les biens des proches de l’ancien président Ben Ali. Son gendre, Marwan Maabrouk, était ainsi dessaisi de ses biens, dont Orange Tunisie, la société qu’il avait fondé via sa holding Investec et le groupe international Orange. Sa position de Président d’Orange Tunisie, avec 51% des parts, a été l’objet de contestations juridiques à rebondissement, relatées dans un dossier du site Jeune Afrique.
Visiblement en difficulté financière suite à ces imbroglios politico-juridiques, Orange Tunisie doit forcément en passer par une assemblée générale extraordinaire selon la loi tunisienne. Mais les tractations entre l’Etat tunisien, le groupe Orange et l’actuel patron, Marwan Maabrouk, devraient arriver à un dénouement...
Et pour l’instant, ce sont les salarié-es d’Orange Tunisie qui sentent les menaces...


Première indemnisation en France pour « électrosensibilité » !

L’hypersensibilité électromagnétique n’est pas encore reconnue comme une maladie et les experts sont très partagés sur cette question. Mais ils-elles sont de plus en plus nombreux-ses à se déclarer victimes des ondes électromagnétiques des réseaux mobiles mais aussi des installations électriques à haute tension. Divers gouvernements nationaux ont d’ailleurs reconnu l’hypersensibilité électromagnétique comme un problème médical émergent : la Suède reconnait 250.000 personnes atteintes par cette affection.
A 32 ans, un habitant de l’Essonne souffrant selon lui d’électrosensibilité à la suite d’une exposition prolongée dans le cadre de son travail, a déposé un dossier d’indemnisation auprès d’une commission de la Maison départementale des handicapé-es. Il a finalement obtenu gain de cause, avec une indemnité lui permettant d’acheter du matériel de mesure et de protection. D’autres personnes avaient déjà obtenu le statut d’handicapé en raison de leur électrosensibilité. Mais c’est la première indemnisation constatée en France.
En Suisse, un « immeuble pour hypersensibles » a vu le jour avec l’aide financière de la ville de Zurich, pour accueillir des locataires, souffrant du syndrome d’hypersensibilité. Cette hypersensibilité peut être électromagnétique ou chimique (MCS), causée par une intolérance à une multitude de produits chimiques (lotions, lessives, laques pour cheveux, peintures...).
Faudrait donc se méfier des antennes de la fée électricité...


La Télécarte en voie de disparition

Orange l’annonce officiellement, la production de télécartes est définitivement abandonnée. Ces cartes à puces révolutionnaires en 1984 représentaient 4,3 milliards de minutes de communication en 1998, contre « seulement » 100 millions en 2012...
Le développement du téléphone mobile est sans doute l’explication principale de la disgrâce de la télécarte, au grand désespoir des collectionneurs qui verront dans cette disparition la fin d’un objet magique.
Mais c’est aussi un choix, celui d’abandonner progressivement un service public de cabines téléphoniques qui étaient encore 40.000 gérées par Orange au titre du service universel, jusqu’au 14 février 2014. L’opérateur a supprimé 18.000 cabines en 2013 et envisage de toutes les démanteler d’ici le 31 décembre 2016 (Le Figaro - 8 janvier 2014). Le service universel des cabines risque de mourir faute de repreneur...
Le maintien d’un réseau de cabines représentait en 2013 11,6 millions d’euros prélevés sur les 30,7 millions du budget du service universel. En fait, une goutte d’eau comparée au coût de renouvellement des terminaux mobiles. Plutôt que de moderniser les cabines publiques en mobilier urbain de l’internet public, on préfère les raser du domaine public.
Au moins, avec les smartphones, on profitera pleinement de la pluie


Les Zalando en ont plein le dos !

La publicité est débile : des internautes hurlent de plaisir quand il-elles reçoivent leur colis de chaussures, vêtements, meubles... commandé sur le site de Zalando. Et pourtant la start-up allemande, créée en 2008, n’en finit pas de voir son chiffre d’affaire exploser jusqu’à 1,8 milliards en 2013 !
Mais comme la filiale allemande d’Amazon, le géant américain de la vente en ligne, les conditions sociales de ses salarié-es de Zalando font scandale ! Une journaliste s’est fait embaucher trois mois durant au sein du principal centre de traitement logistique de l’entreprise, à Erfurt. Elle décrit dans un reportage les conditions de travail harassantes, les temps de repos réduits au minimum, les fouilles et contrôles du personnel, l’intervention quasi-quotidienne d’ambulances pour chercher les salarié-es effondré-es...
Derrière les vitrines vives et flamboyantes des écrans d’internet, les petites mains des grandes marques vivent une vrai galère... à très haut débit !
La direction a très rapidement réagi au reportage diffusé sur la chaine RTL en parlant d’« erreurs individuelles » alors que d’après un sondage interne, 88% des salarié-es disent « leur plaisir à travailler ». Mais pour Stefan Najda, porte-parole du syndicat Verdi interrogé par l’AFP, « les salariés ont peur, ils sont souvent employés en contrat à durée déterminée, il n’y a aucun comité d’entreprise et ceux qui en parlent sont licenciés ».
Pour les salarié-es, Zalando signe d’un Z qui veut dire Zéro !


Premier congrès « Addictologie et travail »

« Valium, tranxène, nembutal, yogourts, acides ? », c’est comme dans la chanson d’Hubert-Félix Thiéfaine, « Scènes de panique tranquille », mais ça se passe au travail !
En effet, les chercheurs s’inquiètent de ce sujet devenu sensible : le monde du travail a ses « dopés du quotidien », ceux et celles qui, pour tenir le coup et épater leurs chefs, carburent à la cocaïne la journée et se goinfrent de somnifères la nuit.
Début avril, des sociologues, addictologues ou encore psychologues du travail ont participé au premier congrès « Addictologie et travail » à Paris. Ils ont avant tout constaté qu’ils manquaient cruellement de données chiffrées pour apprécier l’étendue du malaise.
Mais les faits sont là : un chercheur évoque ses tests chez Exxon sur 800 salarié-es qui révèlent un taux de 5,9% positif à des substances psychoactives. Une addictologue cite son intervention dans une banque où, « sur une trentaine de traders, une bonne dizaine carburaient à la coke ». Au delà des cadres survolté-es, les médecins ont constaté une évolution vers d’autres professions comme les postier-es, les coursier-es ou les VRP...
Du fait de l’intensification du travail avec de plus en plus d’implication des salarié-es, l’usage de « dopage » est de plus en plus accepté dans les entreprises... qui y voient une hausse de productivité. Mais à moyen terme, burn-out, violences, dépressions, sont le plus souvent au rendez-vous et les médecins tirent la sonnette d’alarme !
« EConomie et STimulation ASYnchrone », l’ecstasy de l’entreprise moderne !


Mobilisation ecotaxe-pollutaxe

En novembre 2013, les « bonnets rouges » avaient alerté l’opinion avec leur campagne contre l’écotaxe, en détruisant au passage quelques portiques sensés contrôler les poids lourds. Devant l’ampleur et la persistance de cette mobilisation, le gouvernement avait prudemment reculé et une mission parlementaire doit rendre son rapport fin avril sur le devenir d’une écotaxe très controversée.
Un collectif basque en faveur d’une pollutaxe propose de se mobiliser pour relancer une taxe sur le principe « pollueur, payeur ». C’est dans ce sens que l’union syndicale Solidaires avait communiqué fin 2013 en faveur d’une réforme de la TICPE (taxe intérieur de consommation de produit énergétique) réformée sur le même principe.
L’union syndicale Solidaires s’associe à cette campagne des « masques blancs » pour la pollutaxe du 26 avril au 3 mai. Les questions de pollution, de mode de production agricole, de politiques de transports restent des questions de santé publique, de respect de l’environnement et d’aménagement des territoires. Face aux lobbies des transporteurs routiers, des centrales agricoles comme la FNSEA et des chaînes de grande distribution, il faut imposer d’autres choix au gouvernement !
La pollutaxe conte les pollueur-ses, ce sera pas juste pour changer d’air !


Télécharger l’appel


Un plan d’austérité sans précédent qui mène à la récession !

L’union syndicale Solidaires a été reçue par le nouveau Premier ministre, Manuel Vals, quelques jours après l’échec cuisant de la majorité présidentielle aux élections municipales.
Mais plutôt que de reconnaître le désaveu populaire pour redresser la barre « à gauche toute ! », le nouveau couple Hollande-Vals veut aller encore plus vite dans un gigantesque plan d’austérité sensé faire 50 milliards d’économie : soit 18 milliards sur le budget de l’Etat, 11 milliards sur les Collectivités territoriales, 10 milliards sur l’assurance maladie et 11 milliards sur les autres dépenses de protection sociale.
Qui peut feindre d’ignorer que ce sont les plus bas salaires, les plus bas revenus qui vont payer les frais de ce plan ? Le mouvement syndical ne doit pas faire la moindre concession et doit exiger du gouvernement un changement de politique !
Les pauvres encore plus pauvres et les riches encore plus riches, l’Etat providence devient l’Etat dividende !


Télécharger le communiqué de l’union Solidaires


Nos droits : Un accord pour la « déconnexion » ?

Après six mois de négociation, les patrons des sociétés d’ingénierie et de conseil et des bureaux d’études (Syntec et Cinov) ont signé avec la CFDT et la CGC un avenant à l’accord de 1999 sur les 35 heures qui pourrait s’étendre à d’autres secteurs. Cet accord concerne les forfaits jours qui s’appliquent aux salarié-es autonomes, essentiellement des cadres, qui décomptent leur temps de travail non en heures mais en jours... Environ 200.000 salarié-es seraient concerné-es sur les 900.000 de la branche.
L’accord prévoit l’obligation de respecter « un repos quotidien minimum de 11 heures consécutives, et d’un repos hebdomadaire de 35 heures (24 heures + 11 heures) minimum consécutives ». Pour ce faire, « l’effectivité du respect par le salarié de ces durées minimales de repos implique pour ce dernier une obligation de déconnexion des outils de communications à distance ». L’accord engage l’employeur qui « veillera à mettre en place un outil de suivi pour assurer le respect des temps de repos quotidien et hebdomadaire du salarié ».
Une cassation d’avril 2013 avait déjà rétorqué un précédent accord de la branche Syntec qui prévoyait aussi des mesures de contrôle, « au motif que ces dernières ne sont pas de nature à assurer la protection de la sécurité et de la santé du salarié ». Le nouvel accord devrait, selon les signataires, « sécuriser »... les dispositions du Code du Travail et limiter les situations de harcèlement. Mais l’obligation d’« outil de suivi » des heures de repos est renvoyée à des accords collectifs d’entreprise.
Le problème dans le « forfait jours », c’est qu’il n’y a pas de forfait de travail !


Télécharger l’avenant


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