NEWS du 17 Avril 2014

jeudi 17 avril 2014
par  paslaniici
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Jeudi 17 avril 2014, numéro 156
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  • Edito : Tous et toutes dans la rue le Premier mai !
  • Conférence de presse unitaire pour défendre l’emploi à Orange
  • Pour une prime mondiale Orange !
  • Orange devra payer l’expertise de déménagement d’Alleray !
  • SUD GFI signe un accord sur le travail atypique
  • Les dossiers chauds d’Axelle Lemaire
  • Le CSA veut aussi faire payer le Web
  • « Ouvrons le dossier des réparations de l’esclavage ! »
  • Les pesticides se développent encore en France
  • Les accidents de travail en forte hausse chez les femmes depuis dix ans
  • Nos droits : la ville de Béziers condamnée pour harcèlement

L’humeur du jour

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Edito : Tous et toutes dans la rue le Premier mai !

Ce sont près de 100.000 manifestant-es qui ont défilé ce 12 avril contre les mesures d’austérité du gouvernement, hier contre Jean-Marc Ayrault, aujourd’hui contre Manuel Valls. Cette mobilisation de la « gauche de la gauche » et d’une partie du mouvement syndical (SUD Solidaires-FSU-CGT) n’a sans doute pas fait le plein des mécontent-es, des victimes de la crise , des déçu-es du changement à la sauce hollandaise, de ceux et celles qui veulent encore que l’avenir se conjugue avec l’amélioration des conditions du monde du travail.
Mais ce 12 avril fera date dans le message qu’il donne pour les mois qui viennent : il faut construire un vaste mouvement populaire unitaire qui fasse plier le gouvernement, qui redonne l’espoir aux salarié-es menacé-es par les licenciements, aux chômeur-ses menacé-es par les expulsions de logement, aux jeunes condamné-es à rester à la porte de la société, aux ancien-nes salarié-es abandonné-es à des retraites de misère.
Contrairement à ce que veulent nous asséner les libéraux de la droite comme de la gauche, les richesses ne manquent pas ! Mais elles ne finissent pas dans les poches de ceux et celles qui travaillent, elles finissent dans les coffres-forts dorés de la finance, des rois de l’argent facile, des spéculateurs de la dette...
A SUD, nous pensons toujours que les travailleurs et les travailleuses sont une force incontournable dans la société, que cette force fait tourner les machines à créer les richesses et qu’elle doit s’inviter pour réclamer sa part dans le partage de ces richesses !
Les initiatives prises depuis de nombreux mois par quatre organisations (CGT, FO, FSU, Solidaires), montrent une convergence sur l’essentiel : la volonté de pratiquer et de renforcer un syndicalisme qui n’a pas pour objet d’accompagner les décisions patronales, fussent-elles relayées par le gouvernement comme c’est souvent le cas. Cette unité se retrouvera dans la rue ce Premier Mai 2014 en Ile-de-France et dans de nombreux départements.
Nous appelons tous-tes les salarié-es à faire un Premier Mai de lutte !


Télécharger le tract de l’union Solidaires


Conférence de presse unitaire pour défendre l’emploi à Orange

Les syndicats SUD-CGT-CGC organisaient une conférence de presse à la Bourse du Travail de Paris ce mardi 15 avril, pour protester contre les suppressions massives d’emplois programmées par la direction.
Les trois organisations syndicales ont exigé « le recrutement de 5.000 salariés en CDI » dès 2014 et « le remplacement de tous les départs en nombre les années suivantes ».
Ce qui est en cause, c’est bien la dégradation du climat social, des conditions de travail, avec des services dépeuplés dont le fonctionnement est mis en crise. Si l’on peut constater que les services opérationnels sont particulièrement sur le grill de ces suppressions d’emplois, il faut aussi souligner les restructurations massives qui touchent aujourd’hui les divisions nationales.
Cadres, employé-es, technicien-nes, toutes les catégories de personnel sont touchées par une nouvelle frénésie de « digitalisation de l’entreprise », qui bouleverse les services, les métiers, les sites... Le risque d’une nouvelle crise sociale est bien là et les organisations syndicales ne veulent pas laisser faire !
Les solutions existent : « Avec seulement 13 centimes d’euros de dividende par action en moins, on pourrait financer les 5.000 embauches que l’on réclame pour cette année ». Orange doit donc rompre avec sa logique financière !
L’assemblée générale des actionnaires d’Orange se tiendra le 27 mai, et ce sera l’occasion de rappeler à la direction et aux actionnaires les revendications du personnel !
Pour nos salaires et pour nos emplois, faut pas compter sur les actionnaires !


Télécharger le communiqué de presse


Pour une prime mondiale Orange !

Les représentants des salarié-es au Comité de Groupe Monde d’Orange, réuni-es le 2 avril à Paris, ont demandé l’attribution d’une prime égalitaire de 1.000 € à chaque salarié-e dans le monde : « Cette prime devra être portée par le groupe et non par les budgets des différents pays ; elle représente 160 millions d’euro, et est davantage légitime que les 10 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires. »
Alors que des milliards sont régulièrement versés aux actionnaires du groupe (plus de 10 milliards € de 2010 à 2013), les salarié-es continuent de faire les frais des politiques de suppression d’emploi et des plans d’économie dans le groupe.
Orange est une multinationale rentable (6% en 2014), elle doit donner des contreparties à ses salarié-es, quelle que soit leur nationalité !
Salarié-es de tous les pays, unissons-nous !


Télécharger la pétition


Orange devra payer l’expertise de déménagement d’Alleray !

Orange avait dû quitter en 2012 les locaux de son siège social d’Alleray (Paris 15), suite à la volonté du propriétaire d’engager de travaux très importants de transformation. Le principe d’un projet « Nouvel Alleray » a été décidé par la direction, pour le déménagement de 872 postes de travail, actuellement répartis sur deux sites (Losserand et Saxe), sur le site rénové d’Alleray.
Comme il se doit, les sept CHSCT concernés devaient être consultés pour traiter des conséquences importantes sur les conditions de travail des salarié-es. Le principe d’une expertise auprès d’un cabinet externe avait été décidé par les CHSCT, d’autant plus qu’ils constataient une absence d’information claire dans les réunions avec la direction.
Le coeur du problème, ce sont les surfaces réservées pour les salarié-es la direction vise à « densifier » encore plus les positions de travail, comme c’était déjà le cas pour le nouveau siège social de la rue de Serres. L’Accord méthodologique pour la conduite des grands projets immobiliers signé en 2013 par CFDT-CGC-FO, prévoyait le respect des normes AFNOR (10m2 par poste). Mais cet engagement n’était pas respecté.
Au final, la direction a contesté devant les tribunaux l’ampleur de cette expertise des CHSCT, considérant qu’elle avait fait largement l’information et la consultation des salarié-es et des CHSCT. Mais ce n’a pas été l’avis du juge : l’expertise aura bien lieu et Orange devra en payer les coûts.
Même avec la digitalisation, les surface de travail ne doivent pas être virtuelles !


Télécharger le jugement


SUD GFI signe un accord sur le travail atypique

La société « Groupe Français d’Informatique » est une SSII française avec près de 10.000 salarié-es. Après un an de négociation, un accord a été signé sur le travail atypique.
Le travail atypique, c’est quoi ? C’est ce qui concerne le travail posté, le travail de nuit, celui du dimanche et jours fériés, mais à ne pas confondre avec les astreintes, qui feront l’objet d’une prochaine négociation à GFI.
L’accord signé distingue deux types de travail de nuit : Habituel pour les métiers de la production et exploitation et Exceptionnel pour les autres. Il introduit un principe d’équité dans la compensation (25% de salaires et 25% de temps de récupération pour les premiers et 50 % de salaire en plus pour les seconds).
L’accord augmente aussi le temps de pause de 20 à 30 mn, décrit les modalités de sortie du travail habituel de nuit par des compensations salariales dégressives sur 4 mois, permet une meilleure prise en charge des frais kilométrique, augmente le montant de la prime panier, ...
Nos camarades de SUD GFI pensent être « arrivés à un accord convenable », « grâce à l’effort de tous, des signataires de la pétition que nous avons initiée aux salariés du centre de Nantes avec qui nous avons pu faire évoluer l’accord sur la notion de backup... »
Mais la prudence reste de mise : il y a l’esprit de l’accord, et la lecture fautive et malveillante qui peut en être faite par des personnes peu scrupuleuses.
L’expérience leur a appris à rester méfiants..


Télécharger Les Yeux de SUD GFI


Les dossiers chauds d’Axelle Lemaire

L’histoire est rapportée par le Canard Enchainé du 9 avril. Alors que Martin Bouygues voulait encore racheter SFR et cherchait des liquidités, il rappelle à Stéphane Richard, le Pdg d’Orange, un vieux contentieux d’environ 1,5 milliards €. Pour solde de tout compte, Bouygues se contenterait de 500 millions. Mais Richard ne le laissera partir qu’avec un chèque de 300 millions en poche. Dur, dur pour le champion du BTP de voir s’effondrer ainsi son château de briques...
De son côté, Xavier Niels, le Pdg de Free ne décolère pas et joue de sa parano pour accuser ses concurrents de bac à sable d’avoir fomenter des accords secrets pour l’isoler. Jusqu’au ministre Montebourg qui lance à la presse que l’échec de Bouygues dans le mariage avec SFR, condamne au rapprochement les deux petits, Free et Bouygues. L’Etat français est désormais officiellement pour un retour à trois opérateurs (!?) et Bouygues laisse courir la rumeur d’une vente pour 8 milliards.
Le Big Bang des télécoms en France n’a pas fini de faire des queues de comètes et la toute nouvelle secrétaire d’état, Axelle Lemaire, aura fort à faire pour mettre les garnements en rang dans la cour de récréation !
Faudrait peut-être leur confisquer leurs sacs de billes ?


Le CSA veut aussi faire payer le Web

Le Conseil Supérieur de l’audiovisuel (CSA) ne veut plus se contenter de ses missions de contrôle des diffuseurs français de programme audiovisuel. Il veut étendre son emprise sur les YouTube, Dailymotion et Deezer qui diffusent sur Internet des contenus audiovisuels et musicaux.
La loi impose aux chaines de télévision sur le sol français de financer les films français et européens. De fait, les diffuseurs audiovisuels sur le Web sont souvent étrangers et ne s’intéressent pas à la loi d’exception culturelle française.
Mais le CSA a visiblement quelques idées : il s’agirait de proposer des « engagements » à ces sociétés pour valoriser les programmes audiovisuels français ou européens. En contrepartie, ces diffuseurs du Web seraient valorisés par les opérateurs (Bouygues, Free, Orange...).
Avec l’arrivée à la fin de l’année de Netflix, le géant américain de la vidéo en ligne, on a du mal a croire que tout ce monde de la diffusion audiovisuelle trouvera des intérêts communs pour sauver le cinéma français...
Après tout c’est normal, le CSA se fait son cinéma...


« Ouvrons le dossier des réparations de l’esclavage ! »

Les syndicats CGT et SUD Solidaires, ainsi que les associations CRAN et CO10 Mai ont lancé un appel pour ouvrir le dossier des réparations en ce qui concerne l’esclavage. La loi Taubira de 2001 a qualifié l’esclavage de crime contre l’humanité et l’a donc rendu imprescriptible, ouvrant droit à des procédures juridiques de réparation.
C’est ainsi qu’en février, le CRAN a déposé plainte contre l’Etat et le groupe de BTP Spie pour crime contre l’humanité : la construction du chemin de fer Congo-Océan (CFCO), entre 1921 et 1934 par la Société de construction des Batignolles pour le compte de l’Etat aurait causé la mort d’au moins 17 000 indigènes, en raison des conditions de transport et de travail.
Plus généralement, l’Appel pour ouvrir le dossier des réparations considère que « tous les peuples qui ont subi la domination coloniale ou l’esclavagisme ont un droit moral et formel pour demander l’ouverture du dossier des réparations. Réparer, corriger les distorsions de l’histoire, ce n’est pas s’enfermer dans le passé mais le connaitre afin de transformer le présent et préparer l’avenir. »
La date du 10 mai a été retenue pour commémorer l’abolition de l’esclavage en 1848. Parmi les multiples initiatives qui se tiendront ce 10 mai 2014, les signataires de l’Appel organisent un rassemblement place Edmond Rostand près du Sénat.
L’esclavage doit rester un crime devant l’histoire !


Télécharger l’Appel


Les pesticides se développent encore en France

Du 20 au 30 mars se sont déroulés des centaines d’évènements dans le cadre de la « semaine pour les alternatives aux pesticides », pour sensibiliser la population et les pouvoirs publics à ces produits chimiques répandus dans les campagnes.
Côté nature, ces produits sont désormais connus pour faire trépasser nos abeilles butineuses, préparant ainsi une prochaine catastrophe écologique.
Côté consommateur-trices, une étude en 2007 de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes(DGCCRF) a révélé que 64,1 % des fruits et 34,8 % des légumes que nous consommons contiennent des résidus de pesticides, et 6 % de ces produits ont une teneur en pesticides supérieure à la limite maximale de résidus.
Côté producteur-trices, les dangers des pesticides ne sont plus un secret pour personne. Cancers, maladie de Parkinson, et troubles du développement neurologique chez des enfants exposés in utero, des liens ont en effet été établis en milieu professionnel agricole entre l’utilisation de pesticides et certaines de ces pathologies : un décret de 2012, valide la reconnaissance officielle de la maladie de Parkinson provoquée par ces produits. Un documentaire, « La mort est dans le pré », a été réalisé en 2012 par Eric Guéret sur les victimes des pesticides dans le monde agricole, face aux multinationales.
L’avenir de « l’agriculture, l’alimentation et la forêt » est en discussion au Parlement pour redéfinir le modèle agricole français : les pesticides seront-ils enfin contraints à céder du terrain ? Pas sûr.
Avec les pesticides, il n’y a que les multinationales qui font du blé !


Les accidents de travail en forte hausse chez les femmes depuis dix ans

L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) a fait un long travail d’analyse des données fournies par l’assurance maladie (18 millions de salarié-es), en ce qui concerne l’évolution des accidents de travail selon le sexe sur la période 2001-2012.
Alors que les accidents du travail ont baissé de 13,8% dans la période, ceux qui concernent les femmes ont augmenté de 20,3% alors que ceux concernant les hommes baissent de 23,3% ! Pour les accidents de trajets, la hausse globale est de 2,1% alors que l’augmentation est de 15% pour les femmes et la baisse de 9% pour les hommes.
Ces statistiques ne doivent pas cacher que les accidents du travail concernent deux fois plus les hommes que les femmes. Mais cette approche « genrée » devrait s’imposer dans les politiques de santé et de sécurité au travail concernant des secteurs réputés « moins dangereux » parce que très féminins (services de santé, nettoyage, commerce...).
L’augmentation des accidents de travail des femmes, c’est avant tout la négligence des préventions dans ces secteurs !


Aller sur le site de l’ANACT


Nos droits : la ville de Béziers condamnée pour harcèlement

L’affaire avait fait grand bruit. Un fonctionnaire de la ville de Béziers s’était suicidé après avoir tué ses enfants et sa femme. C’était l’aboutissement d’une descente aux enfers, après plusieurs années où il a subi un harcèlement de la part de collègues, depuis son adhésion à la CGT. La mairie n’est pas intervenue en protection, bien au contraire.
Ce drame incroyable avait fait l’objet d’un film de Daniel Kupferstein (« Harcelé à perdre la raison ») et d’un livre du docteur Delhon, médecin du travail de la Mairie de Béziers au moment des faits (« Du désastre professionnel au parti-pris judiciaire »).
Dans un premier jugement du Tribunal administratif de Montpellier, les parents avaient été déboutés de leur demande de condamner la commune en tant que responsable du drame. Après des années de procédure, ils ont enfin réussi à faire condamner la Mairie de Béziers par la Cour administrative d’appel de Marseille. L’arrêt reconnait le harcèlement moral et la responsabilité de la Mairie avec une condamnation à payer des indemnités aux parents en tant qu’ayants-droits.
C’est un jugement administratif exemplaire, qui fera sans doute date !


Télécharger l’arrêt de la Cour de Cassation


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