NEWS du 10 Avril 2014

jeudi 10 avril 2014
par  paslaniici
popularité : 36%


Jeudi 10 avril 2014, numéro 155
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  • Editorial : SFR est racheté à prix d’or par Numericable
  • Orange mise en examen pour homicide involontaire
  • Fin des négociations salariales à Orange
  • Orange Marine , un Contrat social qui prend la flotte...
  • A Free Certicall, les salarié-es débrayent contre l’annualisation
  • Elections professionnelles à Armatis Caen
  • L’audiovisuel français tremble avant l’arrivée de Netflix
  • Les « fonds vautours » à l’attaque de l’Europe
  • Contre l’austérité, tous-tes dans la rue le 12 avril !
  • Les tunnels survoltés de la RATP...
  • Nos Droits : Pas de CDD pour des travaux dangereux !

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Editorial : SFR est racheté à prix d’or par Numericable

Malgré la coalition surprenante de grands patrons (Pinault, Decaux, Niels...), du gouvernement, de la plupart des grandes banques autour de l’offre de Bouygues..., c’est finalement la proposition de Numericable qui l’a emportée dans la vente aux enchères de SFR.
Alors que tous les opérateurs crient aux vaches maigres, à la baisse des revenus dans le secteur des télécoms, ce sont bien 17 milliards € qui ont été mis sur la table avec, dès le départ, une dette colossale de 11 milliards € ​dans la corbeille de mariage.
Alors que tous les opérateurs et le gouvernement lui-même appelaient à une consolidation du secteur pour revenir à trois opérateurs capables de réamorcer la pompe à fric en « bonne intelligence », c’est le maintien d’un quatuor perdant qui a gagné : tous les commentateurs annoncent le déclenchement d’une nouvelle guerre des télécoms.
Pour l’instant, l’alliance SFR-Numericable concentre tous les ressentiments et devra faire face à de multiples chausse-trapes, tant du point de vue de la concurrence que du point de vue règlementaire (intégration du câble dans les réseaux régulés comme le cuivre et la fibre optique). Mais très vite une nouvelle victime risque d’être la cible d’une nouvelle offre de rachat... pas forcément française.
Bouygues est le véritable perdant de l’affaire : sans réseau fixe, loin derrière ses principaux concurrents, il voit son avenir bouché. Free a raté la proposition de Bouygues pour racheter le réseau mobile qui lui fait défaut. Orange a pour l’instant compté les points, mais sa lente érosion risque de continuer, dans un contexte où les prix resteront à la baisse.
Dans les coulisses de ce jeu de Monopoly désastreux, une grande partie de la nouvelle équation est l’avenir des emplois dans le secteur. SFR-Numericable garantit l’emploi... mais seulement pendant 36 mois, une période durant laquelle Orange supprimerait environ 8.000 emplois. Bouygues pourrait lui aussi être tenté par un nouveau plan social. On va sans doute vers un record scandaleux du coût des destructions d’emplois industriels !
Quand les entreprises se déchirent pour leurs profits, les salarié-es ne sont jamais à la fête...


Orange mise en examen pour homicide involontaire

Alors qu’on s’inquiète d’une crise sociale qui menace Orange après les mesures d’économie mises en oeuvre dans les services opérationnels, le juge d’Aix en Provence (13) a décidé la mise en examen de l’entreprise pour homicide involontaire et non respect des règles de sécurité à la suite du décès de Jean-Claude Lachaux le 23 décembre 2011 consécutif à un accident du travail !
Jean-Claude avait chuté le 2 décembre 2011 d’une échelle dite « plate forme extérieure (PFE) » qu’Orange avait mise à disposition de tous les technicien-nes pour travailler en hauteur.
Malgré les interventions répétées des représentant-es du personnel, la direction du groupe s’était entêtée à imposer cet outil. Ces échelles furent jugées inadaptées et dangereuses, mais il aura fallu l’accident mortel de Jean-Claude pour que ces PFE soient enfin retirées des unités où elles étaient encore à disposition des technicien-nes...
Cette mise en examen, après la plainte au pénal de la famille et les parties civiles de la fédération SUD et du syndicat CGT 13, est un signal très positif de la justice : nous allons maintenant vers le procès !
Samedi 26 avril 2014 à Venelles (Bouche du Rhône), aura lieu un rassemblement à l’initiative de la Fondation Copernic pour la journée mondiale des accidents du travail.
Nos vies vaudront toujours plus que leurs profits !


Télécharger le communiqué fédéral


Fin des négociations salariales à Orange SA

Dernière séance de négociation salariale du 3 avril, la direction tente de séduire .. mais reste loin des attentes du plus grand nombre. Nous avons réclamé encore une fois une mesure garantie et identique : 1.200 € annuels pour tous-tes pour réduire les écarts salariaux ! On en reste loin : 120€ annuels pour les un-es, 320€ pour les autres, ou encore 450€, ou encore 600€, c’est selon...
Contrat social ou pas, la direction choisit la différenciation, le secret, le creusement des écarts même si elle habille ses choix de « mesures sociales » plus significatives comme les propositions pour les bas salaires ou l’égalité professionnelle.
Elle impose des points de rupture comme l’individualisation totale pour la bande G... ou un budget proportionnellement énorme pour accompagner sa transformation interne : pousser à plus de mobilités, plus de tâches, plus de responsabilités... sans promotion. Elle répond à certaines injustices très partiellement, triées sur le volet comme l’examen de la situation individuelle des II.3 à 12 mois de la retraite.
Le coup de théâtre de dernière minute, en réponse à la revendication de toutes les organisations syndicales, pour indiquer que la direction « s’engage à... engager des négociations » pour une « aide à la santé des fonctionnaires » est certes un pas... mais cela ne balaie pas la logique globale à l’oeuvre aujourd’hui concernant la rémunération de toutes et tous.
C’est pas avec ce Cap de la NAO qu’on ira en vacances en Espagne !


Télécharger le tract fédéral


Télécharger le modèle de requête II.3 et reclassé-es


Orange Marine , un Contrat social qui prend la flotte...

La direction d’Orange Marine reprend encore son refrain tellement rabâché : « La situation de la société est (vraiment) difficile ». Mais à qui la faute ? D’abord, il y a le Chamarel, ce superbe navire câblier qui a flambé en 2012, et, selon la direction, cette disparition a fait baisser l’activité en 2013, le temps de la livraison d’un nouveau bateau. Enfin, la concurrence reste très forte, d’autant plus qu’elle a moins de personnel et qu’elle utilise fortement de la main-d’œuvre à bas coûts.
Alors, évidemment, Orange Marine a sorti son drapeau de pirates et lorgne elle aussi vers cette possibilité : elle envisage sérieusement de remplacer les salarié-es et marins qui partent à la retraite ... par des malgaches qui seront payé-es à bas-coût. L’ombre de Barbe-Noire va-t-elle flotter sur les navires de la flotte ?
Selon le discours officiel de la direction, cela permettra (peut-être) de « proposer des offres compétitives sans sacrifier la qualité qui a fait le succès d’Orange Marine ».
Mais du côté du personnel, on est loin d’être convaincu et l’on se dit surtout que c’est la qualité du pacte social qui en prend un sacré coup dans l’affaire !
Avec Orange Marine, c’est « pas d’affolement, les vieux par dessus bord ! »


A Free Certicall, les salarié-es débrayent contre l’annualisation

Depuis près de deux semaines, les salarié-es de Certicall Marseille, un centre d’appel de Free, refusaient le bradage de leurs acquis en ce qui concerne l’annualisation du temps de travail.
Le précédent accord arrivait à échéance ce 31 mars et la direction a saboté les négociations en voulant passer en force avec une dégradation de l’accord, avec des compensations réduites à peau de chagrin !
Les syndicats CFDT-CGT-FO-SUD ont refusé de signer le nouvel accord et les débrayages se sont succédé... Ulcérée, la direction a fait convoquer les salarié-es par les chefs d’équipe pour les menacer d’horaires hallucinants, en leur demandant de pétitionner pour que les syndicats signent.
Au final, seule le CFDT a déjà signé le nouvel accord, dans un contexte délétère. Pas sûr que la suite des affaires lui donne raison !
Free vole les droits de ses salarié-es, halte à la Free pouille !


Télécharger le tract fédéral


Elections professionnelles à Armatis Caen

Alors que SUD n’existait pas jusqu’alors dans cette entreprise de centre d’appel, notre nouvelle équipe syndicale se retrouve à la deuxième place, après des élections professionnelles CE-DP !
Avec 23,4% des voix, SUD obtient une élue titulaire et un élu suppléant au CE. Mais il est clair que le syndicalisme que nous incarnons a fait mouche et a convaincu les salarié-es : ils ont souhaité un véritable changement, avec une politique sociale différente, un meilleur respect de la vie privée des salarié-es, de meilleures conditions de travail.
C’est aussi la victoire d’un syndicalisme de transformation sociale qui milite pour une autre répartition des richesses.
La CFDT (33,9%) est première organisation, devant SUD (23,4%), la CGT (22,4%) et la CFTC (20,3%).
Nous souhaitons encore de belles victoires à nos camarades d’Armatis Caen !


Télécharger le tract de SUD


L’audiovisuel français tremble avant l’arrivée de Netflix

Netflix est le géant américain de la diffusion de vidéos à la demande sur internet. Son succès vient du lancement en 2007 d’une plate-forme vidéo illimitée par abonnement qui a doublé ses client-es en trois ans avec 51 millions de client-es en 2013, dont 10 millions à l’international.
Son arrivée en France est prévue à l’automne, et le paysage audiovisuel français (PAF) est en ébullition. Les diffuseurs s’agitent avec des offres de 40€ (Canal+) à 12€ (Orange Cinéma Séries) qui risquent de souffrir face aux 6€ de Netflix.
Selon le journal Les Echos, « le marché français de la vidéo en ligne (à l’unité et par abonnement) a reculé pour la première fois l’année dernière, alors qu’il avait connu une croissance aussi spectaculaire qu’ininterrompue entre 2007 (29 millions d’euros de chiffre d’affaires) et 2012 (252 millions). » L’arrivée de Netflix fait peur.
Autre dimension du dossier, c’est l’installation de la société américaine... au Luxembourg. Ce ne serait pas la fiscalité qui gênerait la société en France, mais la réglementation. Les hypocrites... Mais cela va quand même peser pour « assouplir » cette fameuse règlementation qui a permis l’exception culturelle française en imposant des règles de développement et de protection des productions françaises et européennes. Les producteurs français devraient donc aussi se méfier de Netflix.
En tout cas, cette fébrilité montre surtout l’échec des européen-nes à mettre en place des plate-formes de diffusion communes, pour permettre des débouchés aux productions audiovisuelles.
Après les Mac Do, faudra prévoir le ketchup pour bouffer les vidéos US en série ?


Les « fonds vautours » à l’attaque de l’Europe

On se doute bien que les investisseurs financiers ne sont pas des enfants de choeur et qu’ils savent contraindre les mauvais payeurs à suer sang et eau pour rembourser leurs dettes.
Mais les périodes de crises que nous connaissons déchainent les banquiers voyous qui profitent cyniquement des faiblesses des nations pour les mettre en coupe réglées. Ceux que l’on appelle les « fonds vautours » s’abattent maintenant sur l’Europe après avoir dévasté les pays du Sud comme l’Argentine.
Le site Bastamag publie un article sur le sujet : « Grèce, Chypre et Espagne sont ainsi la cible de procédures intentées devant divers « tribunaux » d’arbitrage par des firmes privées, qui leur réclament plusieurs centaines de millions d’euros. Ces poursuites pourraient être les signes avant-coureurs d’une nouvelle déferlante de procédures du même type affectant tous les pays d’Europe, dont la France. »
Et Bastamag de décrire par le menu comment ces fonds privés réclament des sommes colossales aux nations après avoir racheté leurs dettes en pure logique spéculatrice : « Pour les procédures connues à ce jour, les montants en jeu atteignent 700 millions d’euros pour l’Espagne et un milliard d’euros pour Chypre. La somme demandée à la Grèce n’est pas connue. »
C’est donc triple peine pour les peuples : ils ont payer la crise financière, ils ont vu l’économie et les services publics de leur pays s’effondrer et ils doivent encore payer des indemnités aux financiers !
C’est trop moche d’être riche, à chaque pas de plus on risque de gagner plus...


Consulter l’article de Bastamag


Contre l’austérité, tous-tes dans la rue le 12 avril !

C’est ce samedi 12 avril qu’un appel à manifester contre l’austérité et pour le partage des richesses devrait rassembler des dizaines de milliers de manifestant-es.
Ceux et celles qui en ont assez de voir ce gouvernement enchaîner des mesures anti-sociales, et faire les yeux doux à un patronat qui demande encore plus de baisse des coûts du travail sans jamais s’engager sur l’emploi.
Ceux et celles qui en ont assez de voir les services publics se dégrader, faute de moyens, alors que les plus riches profitent sans scrupules de l’installation d’une société à deux vitesses.
Ceux et celles qui en ont assez d’assister, désabusé-es, à un retour en force d’une droite la plus extrême qui parade aujourd’hui et menace demain les droits les plus élémentaires.
Ceux et celles qui, après le désaveu cinglant du gouvernement dans les élections municipales, sont ulcéré-es par la désignation d’un Premier ministre qui met la barre encore plus à droite.
Syndicalistes en grand nombre, animateurs de mouvements associatifs, acteurs très divers du monde de la culture, universitaires, responsables et élus de formations politiques de gauche, ce sont 200 personnalités qui ont signé cet appel à manifester.


De République à Nation, une marche nationale pour un autre partage des richesses !


Les tunnels survoltés de la RATP...

Le syndicat SUD RATP avait déposé un droit d’alerte en janvier 2013 pour exiger de la direction des mesures précises des champs électromagnétiques dans les gares et les tunnels du métro.
Le Comité Hygiène et Sécurité de la RATP vient donc de recevoir un rapport qui démontre que les conducteur-trices de métro sur la ligne 3 sont soumis à des niveaux de champs électromagnétiques très élevés. Selon un communiqué de l’association Robin des Toits et de SUD RATP, les mesures vont « jusqu’à 8 Volts par mètre (V/m), dépassant ainsi les valeurs fixées par la Charte de Paris ! »
« Les normes légales d’exposition professionnelle peuvent aller jusqu’à 100 V/m - niveau qui protège le personnel contre la cuisson - nous sommes dans la gamme des micro-ondes - mais pas contre les autres effets sur la santé. » Si ces valeurs sont en dessous des normes, « elles doivent être appréciées en regard des préconisations du Conseil de l’Europe qui recommande de ne pas exposer le public au delà de 0,6 V/m ». On est là à 13 fois plus que cette recommandation !
Par ailleurs, le déploiement de la 3G et de la 4G dans les tunnels pourrait augmenter l’exposition de 50% en moyenne !
Un principe de précaution élémentaire, c’est de raccrocher dans le métro.


Télécharger le communiqué


Nos Droits : Pas de CDD pour des travaux dangereux !

Les patrons ne doutent de rien. Recruter un-e salarié-e en CDD pour effectuer des travaux dangereux, c’est apparemment pratique pour échapper à ses obligations... En l’occurrence, le cas traité dans cette cassation, c’est un CDD embauché en contrat de qualification sur un poste d’agent de maintenance nucléaire. Outre la requalification du contrat en CDI, le salarié attaquait son employeur pour l’avoir exposé à un danger potentiel  : travailler en zone orange « où il était susceptible de recevoir une dose individuelle moyenne d’activité de 2,100 millisieverts ».
La cassation s’appuie sur l’article D. 4154-1, 23° du code du travail qui interdit l’emploi de salarié-es en CDD et de salariés temporaires pour l’exécution des travaux dangereux, dont l’exposition aux rayons ionisants.
A noter que le danger peut n’être que « potentiel » : le salarié en question disposait d’un badge pour accéder aux zones à risque, sans pour autant y avoir été contraint par son activité en formation.
On a toujours raison de pas vouloir prendre des ions dans la g...


Télécharger l’arrêt de la Cour de Cassation


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