NEWS du 3 Avril 2014

jeudi 3 avril 2014
par  paslaniici
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Jeudi 3 avril 2014, numéro 154
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  • Editorial : Hollande danse sa dernière valse
  • Conseil d’administration d’Orange : le Pdg est reconduit
  • La négociation salariale à Orange sous la pression des restructurations ?
  • Délit d’entrave, le triplet gagnant d’Orange !
  • SFR se mobilise pour sauvegarder l’emploi
  • A Marseille et Bordeaux, la colère des salarié-es de Free !
  • Les serpent de mer de la fibre optique a sa mission Champsaur
  • Accord UNEDIC : des économies sur le dos des chômeurs-euses
  • La loi Florange envoyée à la ferraille
  • Le parlement européen a du poil aux pattes
  • Nos Droits : Le CDI intérimaire a désormais ses chaînes...

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Editorial : Hollande danse sa dernière valse

Pas jolie la mélasse. Après le tsunami électoral de la droite aux élections municipales, il n’y a pas de doute, la gauche s’est prise une veste de droite avec le pardessus honteux du Front national.
Le président Hollande et son Premier ministre Ayrault n’y sont évidemment pas pour rien, tellement ils ont su servir les intérêts des patrons, tellement ils ont méprisé les aspirations populaires. Cela n’explique pas tout, mais ils portent la responsabilité d’une défaite historique de la gauche qui risque de durer et de peser lourd...
Et comme c’est devenu une habitude parmi les dirigeant-es politiques de la cinquième république, le président nous a parlé, les yeux dans les yeux et en serrant les dents, pour nous dire qu’il avait « tout compris ». Le peuple a parlé et le Président va exaucer ses voeux !
« Le peuple veut que le gouvernement aille encore plus vite, plus fort, plus libéral ! Le peuple veut en finir avec les 35 heures, il veut baisser son salaire pour baisser le coût du travail. Le peuple veut un Premier ministre de combat qui va pouvoir encore dégrader les services publics, expulser les mal-logés, matraquer les chômeurs récidivistes, broyer les syndicalistes gauchistes... » Et surtout, « le peuple en a marre, il veut moins de taxe pour les riches et veut danser avec Manuel Valls ! »
Hollande se bonifie aux contact des ors du Palais de l’Elysée : c’est devenu un véritable pince-sans-rire, un boute-en-train qui veut nous faire pleurer de rire ! Il nous fait croire qu’il va rester jusqu’au bout : Ah ah ah ah ah...
Bon, fini de rire. Quand le président est consternant, il faut remettre les basquettes pour défiler dans les rues. Le 12 avril, un appel est lancé pour que le pavé des rues de France résonne des slogans contre l’austérité. Nous serons de ce combat-là, de ces combats de demain pour que le monde du travail reprennent tous ses droits, dont celui de ne pas rire de ses défaites avec n’importe quel Président ou n’importe quel Premier ministre qui flirtent avec les patrons.
Ce qui a toujours manqué au gouvernement socialiste, c’est un bon gauche.


Télécharger le communiqué de l’union Solidaires


Télécharger le tract parisien pour le 12 avril


Conseil d’administration d’Orange : le Pdg est reconduit

Les feux de l’actualité étaient à nouveau braqués sur Orange, avec le Conseil d’administration du 5 mars qui devait statuer sur le renouvellement du mandat de Stéphane Richard, l’actuel Pdg. Fragilisé par les annonces de suicides de ce début d’année, ébranlé par sa mise en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans l’affaire Tapie, le Pdg a été finalement reconduit à l’unanimité, moins les abstentions de SUD et CGT. SUD s’est abstenue, comme à chaque fois qu’il s’agit de désigner le patron car la politique de l’entreprise nous importe plus que celui ou celle qui l’incarne. Nous avons toutefois précisé que l’actualité des poursuites judiciaires pourrait nous inciter à demander son retrait d’ici l’AG des actionnaires qui doit formellement voter pour sa désignation.
Selon que l’on est prince ou manant, les foudres de la justice n’ont pas les mêmes exigences ni les mêmes conséquences. Et les risques d’une nouvelle crise sociale ne font pas peur dans les hautes sphères.
Côté salaire, le Pdg a demandé que sa rémunération baisse à moins d’un million annuel pour éviter une taxe à Orange. On le remercie chaudement, mais on n’est pas vraiment inquiet pour ses fins de mois.
Coté résultats financiers, tout va mal mais Orange continue à faire des profits. Mais ce n’est pas assez, alors le mot d’ordre est à l’économie... sur le dos des salarié-es.
Plus on pédale plus vite, moins on gagne moins lentement. C’est logique.


Télécharger la Voix du Sud


La négociation salariale à Orange sous la pression des restructurations ?

C’est la période de vaches maigres et le beurre dans les épinards aura le goût de Margarine pour les salarié-es d’Orange. Ça c’est le point de départ de la négociation vu du côté de la direction. Mais, à y regarder de plus près, on voit qu’il y a de l’argent sur la table pour que le personnel se plie aux exigences des restructurations de l’entreprise.
Pour la deuxième année consécutive, une « Mesure emploi compétence » est reconduite : il s’agit d’accompagner par une augmentation salariale sans promotion, individuellement, un-e salarié-e dont « l’évolution répond aux enjeux de l’entreprise dans le développement de son activité et nécessaires aux besoins de compétences individuelles et collectives de demain »...
C’est une nouvelle façon de soumettre la négociation salariale aux objectifs de l’entreprise.
Par contre, les revendications syndicales d’augmentations collectives pour maintenir le pouvoir d’achat, de mesures spécifiques pour réduire les écarts salariaux entre les catégories, de réductions des discriminations salariales entre les femmes et les hommes... tout cela ne parle pas beaucoup aux oreilles de la direction. Sûrement un problème de traduction.
Pour SUD, il faut +1 200 € par an pour tous et toutes !
On en a ras-le-bol de l’euro-sion de notre pouvoir d’achat !


Télécharger le tract fédéral sur la NAO


Délit d’entrave, le triplet gagnant d’Orange !

Le jugement correctionnel rendu le 21 janvier 2014 à l’encontre d’Orange est sévère, trois chefs d’inculpation sont retenus : entrave au fonctionnement du CHSCT, entrave à l’exercice des fonctions de délégué du personnel et entrave au CHSCT en ne permettant pas à l’expert agréé de réaliser sa mission.
En 2008, une salariée de la Direction des Grands Comptes (Branche Entreprise) se plaint de harcèlement. Des délégué-es du personnel et le CHSCT lancent un droit d’alerte et de retrait. La désignation d’un expert est décidé mais la direction mènera plusieurs attaques pour faire obstruction et empêcher le bon déroulement des procédures. Elle enverra un lettre à l’expert lui disant qu’il pouvait mener son enquête mais qu’il ne serait pas payé... Elle n’associera pas les délégué-es du personnel à son enquête interne, elle refusera de communiquer les PV d’audition des salarié-es au CHSCT. Alors que c’est juste prévu dans le rôle et attribution des élu-es ! Mais en ce temps là, France Télécom-Orange ne semblait pas se soucier de cela...
En début d’audience, la direction se flattait de n’avoir jamais eu de jugement pour délit d’entrave. Aujourd’hui c’est fait !.
Orange ne pourra plus dire qu’elle n’y entrave que dalle...


Télécharger le jugement


SFR se mobilise pour sauvegarder l’emploi

Les salarié-es de SFR en ont ras-le-bol d’être les spectateurs impuissants de la vente aux enchères publiques de leur entreprise. Déjà, par le passé, SFR avait été le théâtre d’opérations d’absorption et de fusion, comme avec Neuf Télécom et CEGETEL. A chaque fois, cela s’est soldé par des suppressions massives d’emplois.
Entre le rachat par le groupe Altice-Numericable ou par le groupe Bouygues, les organisations syndicales ne veulent pas choisir : l’intersyndicale a proposé dans une conférence de presse un « protocole d’accord sur le maintien de l’emploi, des statuts et des périmètres ». Elle souhaite voir signé cet accord non seulement par les candidats à la reprise, mais aussi par Vivendi, maison mère de SFR, et par le gouvernement.
SFR représente 8.000 emplois, mais ce sont entre 20.000 et 30.000 salarié-es qui travaillent pour l’opérateur en sous-traitance et qui sont aussi inquiet-es pour l’avenir.
L’intersyndicale Unsa, CFDT, CFE-CGC et CGT lance donc son alerte publique. Seule ombre au tableau, et non des moindres, c’est l’éviction du syndicat SUD qui est pourtant représentatif sur le service client de SFR.
Pourtant une chose est sûre, peut importe l’étiquette, ce sont tous les emplois qui sont menacés !


Télécharger le communiqué de SUD SFR


A Marseille et Bordeaux, la colère des salarié-es de Free !

A Marseille et Bordeaux, les entreprises de centres d’appel de Free ont une histoire particulière : elles ont été rachetées à l’ancien opérateur Alice et bénéficient de la convention nationale des télécoms CCNT.
La direction de Free veut visiblement faire aussi du low-cost dans sa gestion du personnel et souhaite revenir sur les acquis de ces salarié-es : elle veut renégocier à la baisse un accord d’annualisation du temps de travail, avec des semaines hautes et basses, sans compensation pour les salarié-es. Cette négociation devait se conclure avant le 31 mars et la direction a cru gagner avec une signature en catimini de la CFDT à Marseille, de l’Unsa et de la CFDT à Bordeaux.
Mais la réaction des salarié-es a été immédiate avec des débrayages spontanés : après une semaine de mobilisation, 60% d’entre eux réclament encore la réouverture de négociation face à une direction qui veut passer en force, quitte à être dans l’illégalité.
Les salarié-es de Free ont tout compris : seule la lutte paie !


Télécharger le tract de Marseille


Le serpent de mer de la fibre optique a sa mission Champsaur

Fleur Pellerin, l’ex-ministre déléguée à l’économie numérique a écrit une lettre de mission pour Paul Champsaur pour une étude sur la fin programmée du réseau cuivre dans les télécoms françaises.
Cette « mission d’analyse des enjeux et de formulation de propositions dans une perspective de fermeture à terme du réseau cuivre de France Télécom » devra déboucher sur un « calendrier à la fois ambitieux et réaliste », avec les « mesures d’accompagnement » nécessaires pour accompagner cette fermeture programmée.
A Orange, les syndicats ont été convoqués par la direction pour qu’elle leur explique la ligne à défendre devant la mission Champsaur, s’ils devaient être auditionnés. Il faut dire que la direction d’Orange n’est pas pressée d’abandonner un réseau cuivre qui est une source de revenus non négligeable en location à ses concurrents.
Il reste que les investissements dans la fibre optique peuvent être ralentis par le redéploiement du câble, tel que peut le laisser prévoir le rachat de SFR par Numericable.
Le rapport final de la mission Champsaur est pour le 12 décembre 2014. Il devra trancher sur les rythmes de la fin du cuivre, avec ou sans mesures d’incitations pour accélérer le réseau de fibre optique.
Espérons que la fibre sociale ne restera pas une illusion d’optique !


Télécharger la lettre de mission Champsaur


Accord UNEDIC : des économies sur le dos des chômeurs-euses

En tout cas, les chômeur-euses n’ont pas dit merci à Hollande ! Alors que le gouvernement socialiste avait poursuivi les mesures de radiation administratives pour inverser la courbe du chômage, la situation s’est encore aggravée pour toutes les victimes de ce fléau.
La négociation ouverte entre les organisations patronales et les confédérations syndicales s’est conclue par un accord Medef-CFDT-CFTC-FO qui programme 400 millions d’euros d’économies sur le dos des chômeur-ses.
Réduction du plafond d’indemnisation, augmentation du délai de carence pour l’accès aux indemnités, recul de l’âge à 62 ans pour toucher les allocations jusqu’à la retraite, prélèvement de cotisations pour les plus de 65 ans, nouvelle attaque contre le régime des intermittent-es... la liste des mauvais coups s’allonge, alors que le patronat limite encore une fois sa contribution.
Et pourtant, le chômage massif est d’abord du fait du patronat qui organise ainsi une pression de plus en plus intolérable sur le « coût du travail », c’est à dire le salaire.
Pour réussir dans la vie, il faut avoir faim. C’est fait. Et après ?


Télécharger le communiqué de l’union Solidaires


La loi Florange envoyée à la ferraille

C’était une promesse de campagne du candidat Hollande : après l’émotion soulevée par la casse des hauts fourneaux de Florange, la majorité socialiste déposerait un projet de loi qui obligerait les entreprises sur le départ à céder leurs sites rentables.
Après plusieurs remaniements, la « loi Florange », adoptée définitivement le 24 février, obligeait seulement les entreprises de plus de mille salarié-es à chercher un repreneur pendant trois mois, sous peine de pénalités. Mais la loi vient quand même d’être rétoquée par le Conseil constitutionnel ce 27 mars : il juge que les sanctions financières prévues par la loi sont « contraires à la liberté d’entreprendre et au droit de propriété ».
Immédiatement, l’UMP, qui avait porté l’affaire devant le Conseil constitutionnel, crie victoire. Le Medef, de son côté, jubile et se satisfait bruyamment d’une décision « réaliste ». Et les électeur-trices de Florange balaient le maire socialiste pour le remplacer par un maire UMP.
L’UMP va peut-être présenter le patron d’Arcelor-Mittal aux Législatives ?


Télécharger le communiqué de solidaires industrie


Le parlement européen a du poil aux pattes

Des féministes interpellent les parlementaires européen-nes après un nouveau rejet d’un texte favorable aux femmes.
Dans un texte publié par Médiapart « A quand une Europe garantie sans conservateurs ? », elles s’interrogent : « Que se passe-t-il dans les têtes de ces parlementaires ? Sont-ils, hommes et femmes, satisfaits des 18% d’écarts de salaire ? Sont-ils contents de constater que les femmes européennes ne sont que 25% dans les parlements nationaux ? Que parmi les 27 gouverneurs des Banques centrales, on ne compte aucune femme et qu’elles représentent par ailleurs 70% des travailleurs pauvres ? Qu’elles assument 2/3 des heures de travail pour ne toucher que 10% des revenus ? Qu’elles soient 62 millions victimes de violences physiques et sexuelles ? Est-ce cette Europe à laquelle nous aspirons et que nous souhaitons laisser aux générations futures ? »
Le journal Libération avait relaté ce vote incroyable : les parlementaires ont rejeté début mars « un rapport sur l’égalité entre les hommes et les femmes, qui appelait à garantir l’égalité de rémunération à travail égal ». Le rapport a été rejeté par 298 voix contre, 289 pour, et 87 abstentions, « dont un nombre important de députés écologistes, en tête desquels Daniel Cohn-Bendit et José Bové ».
Les femmes sentent le diesel au Parlement européen ?


Télécharger le texte collectif


Nos Droits : Le CDI intérimaire a désormais ses chaînes...

L’organisation patronale représentante des entreprises du secteur de l’intérim Prism’Emploi a signé un accord avec la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC pour mettre en place ce contrat à durée indéterminée des intérimaires, sensé créer 20 000 CDI en trois ans.
Cet accord s’appliquera particulièrement dans les secteurs des emplois les plus recherchés (informatique, restauration, métallurgie), c’est à dire ceux pour qui les entreprises d’intérim ont des difficultés à recruter ou emploient déjà à temps plein.
Côté face, l’accord introduit un salaire (minimum) garanti pendant les périodes d’intermissions qui deviennent du temps de travail effectif.
Coté pile, l’accord enchaîne les intérimaires à l’entreprise : ils ne pourront plus refuser les missions qui correspondent à leurs qualifications, définies dans leur contrat, si leur lieu de travail n’est pas éloigné de plus 50 km de leur lieu de résidence (ou 1heure 30 de temps de trajet aller). Les congés annuels sont affectés prioritairement dans les inter-missions...
Enfin, le système est financé par 10% des salaires des CDI intérimaires (équivalent à la prime de précarité) et ... par une part patronale égale à 0,5% de la masse salariale des intérimaires.
Quand on entend « sécurisation des parcours professionnels » faut souvent comprendre « sécurisation des profits patronaux »


Télécharger l’accord sur les CDI intérimaires


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