NEWS du 27 Mars 2014

jeudi 27 mars 2014
par  paslaniici
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Jeudi 27 mars 2014, numéro 153
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  • Editorial : Y a-t-il des barbouzes dans les sous-sol d’Orange ?
  • Après l’alerte sur les suicides, il faut agir !
  • Mobilisation pour l’emploi en Midi-Pyrénées
  • Stéphane Richard, sur la sellette, restera pédégé d’Orange
  • Vivendi se sucre sur le dos de SFR
  • Deutsche Telekom supprime 4.900 emplois
  • Loi sur les télécoms au Parlement européen
  • Les Marches pour la dignité en Espagne, un exemple à suivre ?
  • SUD Rail confirme sa place à la SNCF
  • Le climat est pourri, les parapluies aussi !
  • Nos droits : le nouveau calcul de la GIPA en 2014

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Editorial : Y a-t-il des barbouzes dans les sous-sol d’Orange ?

C’est pas de chance pour le pédégé Richard. Pendant son show des innovations de novembre, il avait tenu à rassurer ses client-es sur l’utilisation de leurs données personnelles en signant sur scène une charte : « Parce que nous sommes un opérateur en lien permanent avec ses clients on peut leur apporter la garantie de protéger ces données personnelles ».
Patatras, en janvier, 800.000 client-es d’Orange sont piraté-es, sans doute pour une opération massive de « phishing ». C’est pas terrible pour l’image de marque et c’est le silence radio du côté de la direction sur la prise en charge des victimes d’éventuels « phishing » (notre lettre restée sans réponse).
Re-patatras, c’est l’annonce par le journal Le Monde du 20 mars que les services secrets français coopèrent avec Orange pour espionner les internautes et les autres pays, amis ou ennemis. L’enquête révèle que « France Télécom est un acteur important du système de surveillance en France ». Cette coopération entre France Télécom-Orange et la DGSE est, selon un ancien chef de service de renseignement français, « portée par des personnes habilitées secret-défense, au sein de l’entreprise, et pérennisée, depuis au moins trente ans, par des ingénieurs, qui font la navette entre les deux institutions. »
Interrogé par le journal, Stéphane Richard indique que « des personnes habilitées secret-défense peuvent avoir à gérer, au sein de l’entreprise, la relation avec les services de l’Etat et notamment leur accès aux réseaux, mais elles n’ont pas à m’en référer. »
Pas très curieux le pédégé... Mais en France, on a l’habitude de s’incliner devant la raison d’Etat... Le Monde note d’ailleurs que SFR, Free et Bouygues ne sont pas plus bavards ni plus curieux et se contentent de la langue de bois : « Notre entreprise n’est pas concernée par des recueils d’informations non encadrés transitant sur nos réseaux... » déclarait un représentant de SFR.
Pour SUD, l’opérateur Orange ne doit pas être aux mains des barbouzes, et il doit être le garant de la protection des communications des citoyen-nes, ce qui n’est visiblement pas le cas et c’est un coup dur pour la crédibilité d’Orange !
Question subsidiaire : dans ces conditions, comment les syndicats d’Orange peuvent-ils faire confiance à la direction pour organiser des élections professionnelles par vote sur internet à la fin de l’année ?
A moins qu’ils aient déjà la communication des résultats sur Radio Barbouzes ?


Après l’alerte sur les suicides, il faut agir !

Suite à l’alerte unanime des syndicats au CNSHSCT du 18 février, le DRH Bruno Mettling avait répondu par une longue lettre dans laquelle il missionnait le médiateur national Jean-François Colin pour une enquête sur les dix suicides constatés depuis le début de l’année 2014. Cette confirmation avait d’ailleurs amené la ministre Marisol Touraine à demander à l’entreprise de réagir en prenant « les mesures nécessaires ».
Les représentant-es syndicaux au CNSHSCT du 21 mars ont à nouveau interpellé la direction dans une déclaration préalable : « La réponse de la direction au droit d’alerte des membres CFDT, CFECGC, CGT, FO, SUD du CNSHSCT du 18/02/2014 n’est pas de nature à lever ce droit d’alerte. La direction persiste à renvoyer la prévention dans l’entreprise à des suivis individuels et de ce fait est dans le déni d’un lien entre les tentatives de suicides, les suicides, avec le travail. »
Jean-François Colin a décrit les grandes lignes de sa mission qui doit renforcer sur le terrain la collégialité des intervenant-es, renforcer l’attention vis à vis des salarié-es éloigné-es du service et mettre en oeuvre une prévention des risques psycho-sociaux, en restant pour l’essentiel sur une prévention secondaire ou tertiaire (assistants sociaux, RH de proximité, préventeurs, CHSCT...).
Pour SUD, il faut certainement une enquête approfondie sur les drames de ce début d’année. Il faut des mesures immédiates, dont la mise en oeuvre et la mesure de leur efficacité doivent être réalisées régulièrement.
Mais le véritable moteur des difficultés vécues à Orange reste les effets des suppressions d’emplois massives alors que les départs en TPS ne sont pas remplacés et que la direction renoue avec ses vieux démons pour mettre la pression sur les salarié-es qui restent.
Il faut renégocier sur les recrutements de jeunes : 5.000 jeunes de plus en 2014, c’est nécessaire, c’est possible !


Télécharger le tract fédéral


Mobilisation pour l’emploi en Midi-Pyrénées

Albi, Auch, Toulouse et Foix. Les syndicats SUD de la région Midi-Pyrénées ont lancé une pétition de sensibilisation des collectivités territoriales régionales avec une campagne d’information auprès des salarié-es d’Orange. En ligne de mire des syndicats : la politique de suppressions d’emplois et de réorganisation de l’entreprise. Après plusieurs haltes dans la région, le syndicat organisait un rassemblement à Toulouse, le 20 mars, à l’Unité d’Intervention Midi-Pyrénées. Près de 100 manifestant-es, dont beaucoup de jeunes, se sont rassemblé-es pour exiger des embauches et ont envahi la réunion du Comité d’établissement qui se tenait sur place.
Dans un communiqué, les syndicats précisent : « Orange annonce qu’il y aura 4 500 embauches pour les 11 000 départs d’ici 2 015. Une entreprise se permettant de donner aux actionnaires 2,2 milliards d’euros par an et supprimant 18 000 emplois (en huit ans) ne peut pas être considérée comme socialement compétente. À croire qu’Orange n’a rien compris à la période macabre de 2008-2010. Les réorganisations recommencent dans les services, certains en sous-charge de travail organisée, d’autres en surcharge organisée ».
Si on laisse nos patrons gérer nos emplois, on a toutes les chances de finir au chômage !


Télécharger la pétition


Télécharger le communiqué de presse


Stéphane Richard, sur la sellette, restera pédégé d’Orange

Ce 26 mars, le Conseil d’Administration devait décider du prochain PDG d’Orange, Stéphane Richard arrivant en renouvellement de mandat. Candidat à sa propre succession, sa situation était grandement fragilisée, au point de prendre position dans Les Echos du 24 mars : « Il ne faut pas déstabiliser Orange en plein maelström du secteur ». Sous-entendu, il ne faut pas déstabiliser son pédégé.
Mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans l’affaire Tapie, Stéphane Richard était convoqué par la Cour de Justice, en confrontation avec Christine Lagarde, ce 19 mars. L’ancienne ministre a visiblement atténué ses mises en cause de son ancien directeur de cabinet, mais ce dernier restera quand même « mis en examen » tandis que la ministre reste seulement « témoin assistée ». Si l’instruction s’accélère, elle pourrait mettre en grande difficulté le pédégé d’Orange. Mais visiblement, le gouvernement n’est pas pressé d’aller au dénouement.
L’affaire des dix suicides depuis le début de l’année fragilise aussi le pédégé, d’autant plus que l’ensemble des syndicats accuse la direction de remettre au goût du jour des méthodes de pression sur les salarié-es, avec des suppressions massives d’emploi en toile de fond.
Enfin, la presse se fait écho de « grandes manoeuvres [qui auraient] débuté au sein du comité exécutif de l’opérateur téléphonique » (Le Figaro - 18 mars). Plusieurs départs étonnants ont en effet eu lieu au sein de la direction, sans qu’une explication n’ait été avancée.
La CFDT a voté pour le renouvellement, tandis que SUD et CGT se sont abstenu, refusant ainsi de prendre position sur ce renouvellement. Les représentants du gouvernement ont confirmé le soutien à Stéphane Richard, qui avait par ailleurs fait de nombreuses déclarations d’allégeance au gouvernement.
Reste que les incertitudes demeurent sur l’avenir et la stratégie industrielle du groupe...


Vivendi se sucre sur le dos de SFR

Le groupe Vivendi a annoncé vendredi 14 mars sa décision de choisir Numericable comme repreneur de sa filiale de téléphonie mobile SFR. Pourtant, tant le gouvernement que les milieux d’affaires penchaient plutôt pour une reprise par Bouygues.
Comment des dirigeants si influents que Claude Bébéar ou Vincent Bolloré ont-ils pu se faire doubler aussi facilement ? Il semble que les futures conditions de rémunération promises à M. Fourtou et ses amis issus de Vivendi qui ont « joué » la carte Numericable ont pesé dans la décision : des rumeurs font état d’un plan de stock-options qui s’élèverait à 135 millions d’euros !
Malgré les démentis de Vivendi, le doute plane, ce qui pousse les négociateurs à accélérer le pas : une décision définitive concernant le dossier Numericable aurait pu être prise plus rapidement que prévu. Mais coup de théâtre : Bouygues vient à nouveau de surenchérir. Et ce n’est peut-être pas fini....
Pour SUD, il n’y a pas à choisir entre les deux options de rachat, d’autant que SFR a déjà connu précédemment un plan de suppression de 1.100 emplois ! Mais il faut à coup sûr que l’Etat fasse respecter les engagements des repreneurs en ce qui concerne le maintien des emplois à SFR !
Les patrons sablent le champagne et les salarié-es trinquent ? Pas d’accord !


Télécharger le communiqué de SUD SFR


Télécharger le tract de SUD SFR


Deutsche Telekom supprime 4.900 emplois

L’opérateur allemand justifie aussi les suppressions d’emplois par la concurrence. Un air connu dans ce monde où la concurrence nous était présentée comme un facteur d’émulation et de développement du secteur.
« Nous supprimerons 2.700 postes cette année et 2.200 l’an prochain en Allemagne », a déclaré un porte-parole du géant allemand à l’AFP. En fait, ces suppressions concernent la filiale de services informatiques T-Systems qui emploie 50.000 salarié-es dans le monde.
C’est donc la confirmation des informations qui filtraient dès la fin 2013 avec l’annonce de 4 à 6.000 suppressions d’emplois. Les syndicats allemands font pression sur la négociation pour éviter les licenciements secs, sans remettre en cause le fond de la restructuration.
Cette annonce confirme aussi que les mouvements de délocalisation des activités de services informatiques continuent vers les pays émergents.
Mais dans les pays émergents, c’est avec le sévice compris ?


Loi sur les télécoms au Parlement européen

Les eurodéputé-es planchent toujours sur une réforme européenne des télécommunications. Nous avons déjà relaté la semaine dernière les débats sur la protection des données personnelles. Cela reste bien laborieux et les lobbyistes de tout poil se relaient pour freiner les élans (pas toujours positifs d’ailleurs) des parlementaires européen-nes.
Ils s’intéressent aussi à la « Neutralité du net », un thème cher aux associations d’internautes et à SUD, pour garantir l’égalité des accès et des débits pour tous-tes les connexions, que l’on soit simple internaute ou géant de la toile mondiale. Les Echos relatent que « les eurodéputé-es ont difficilement trouvé un compromis qui empêche un opérateur télécoms de dégrader ou de bloquer l’accès à certains services, comme la voix sur IP (Skype par exemple) ». Mais parallèlement, la porte est ouverte pour des offres de service « de meilleure qualité », donc plus chères « du moment que cela n’interfère pas avec la vitesse de connexion promise aux autres utilisateurs ». Les opérateurs se frottent les mains...
Autre débat, visiblement plus rapide, c’est la fin du « roaming », autrement dit, la fin en Europe des surcoûts pour les utilisateur-trices, lorsqu’ils utilisent les ressources d’un autre opérateur à l’étranger pour la voix ou les datas. Après avoir protesté, tous les opérateurs ont finalement anticipé des évolutions tarifaires et la fin du « roaming » est désormais programmée pour la fin 2015.
C’est sans doute très positif pour les utilisateur-trices, mais peu sont finalement concerné-es par les voyages à l’étranger. Par contre, rien n’empêchera plus un-e français-e d’acheter un forfait au Luxembourg...
Sans aucun doute, c’est un nouvel encouragement à l’évasion fiscale...


Les Marches pour la dignité en Espagne, un exemple à suivre ?

Après l’échec cinglant du gouvernement de gauche en Espagne sanctionné par une large défaite du président Zapaterro fin 2011, le nouveau gouvernement de droite avait mis en place une politique d’austérité sans précédent. Deux journées massives de grève générale en 2012 ne suffiront pas pour arrêter les coupes sombres dans l’économie, avec des baisses de salaires pour les fonctionnaires et des mesures anti-sociales.
Mais l’année 2014 commence mal pour la droite espagnole, avec les Marches pour la dignité. Huit colonnes de manifestant-es se sont rejointes à Madrid ce 22 mars, après un mois de marche dans les régions, pour faire résonner la capitale de la colère populaire. Crise immobilière avec expulsions massives, crise financière avec une dette qui pèse sur les budgets sociaux, chômage massif des jeunes,... le ras-le-bol espagnol était porté par des dizaines de milliers de manifestant-es. Le mouvement social reprend ainsi de la force dans un pays épuisé par la crise et donnera sans doute un nouvel élan à une mobilisation européenne contre les politiques d’austérité, après la Grèce, l’Italie et le Portugal.
En France, le désaveu des élections municipales a été cinglant contre la politique d’austérité du gouvernement socialiste. Pour éviter que cette déroute prenne la forme de l’effondrement social, il faudrait sans doute mieux commencer dès maintenant à reprendre le chemin de la rue, comme nous le montrent les « Marches de la dignité » !
Il faut prendre le taureau par les cornes, Olé !


Télécharger l’appel du réseau syndical européen


SUD Rail confirme sa place à la SNCF

L’enjeu des élections professionnelles à la SNCF était de taille alors que le gouvernement et la direction de la SNCF engagent une épreuve de force dans un nouveau projet de loi ferroviaire. Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD qui ont signé une plate-forme unitaire de mobilisation contre ce projet recueillent 75% des voix, c’est un camouflet pour la direction.
Dans cette plate-forme, les trois syndicats proposent des amendements au projet gouvernemental, contre un nouvel éclatement de l’entreprise. La CFDT quant à elle, fait cavalier seul : « On ne combat pas la réforme mais on souhaite l’améliorer ».
Au final, la fédération SUD Rail confirme sa place dans la SNCF avec 17%, même si elle subit une légère érosion de 0,4%.
La réforme gouvernementale ressemble de plus en plus à une erreur d’aiguillage !


Télécharger le communiqué de SUD Rail


Le climat est pourri, les parapluies aussi !

Le Conseil européen des 20 et 21 mars 2014 devait se prononcer sur les propositions du paquet énergie-climat de la Commission européenne. Alors que les dérèglements climatiques s’intensifient et qu’une action résolue en la matière se fait toujours attendre, associations, mouvement sociaux et syndicats publiaient ce 19 mars une lettre ouverte à Messieurs les Ministres Laurent Fabius, Philippe Martin et Pascal Canfin, en charge du suivi des négociations climat pour le gouvernement français.
Dans cette lettre ouverte, le gouvernement français était sollicité pour « œuvrer pour une nette revalorisation à la hausse des objectifs du plan énergie-climat 2030 en discussion à l’échelle européenne. (...) la France n’est pas seule à pouvoir décider de tels changements, mais l’immobilisme de l’Union européenne ne pourra être contré qu’en présence d’une voix forte en son sein. »
Mais à Bruxelles, l’Union européenne a décidé... de reporter à octobre 2014, voire début 2015, toute décision relative aux objectifs énergétiques et climatiques pour 2030.
Face aux dérèglement climatique, l’Europe se contente d’ouvrir les parapluies...


Télécharger la lettre


Nos droits : le nouveau calcul de la GIPA en 2014

La garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), qui a été prorogée par le décret n°2014-33 du 14 janvier 2014, est un dispositif de nature indemnitaire qui offre, depuis 2008, un rattrapage salarial à certains fonctionnaires et agents non titulaires des trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière) dont le traitement a augmenté moins vite que l’inflation sur une période de référence de quatre ans.
La formule servant à déterminer le montant à verser en 2014 au titre de la Gipa est la suivante : Indemnité de garantie = TIB (traitement indiciaire brut) au 31 décembre 2009 x (1 + inflation sur la période de référence) – TIB au 31 décembre 2013.
En 2004, le taux de l’inflation depuis 2009 est fixé à + 6,3 %, la valeur moyenne du point était en 2009 de 55,0260 € et en 2013 de 55,5635 €.
Comme dans La Guerre des Boutons, si j’avais su, GIPA v’nu !


Télécharger le décret n°2014-33 du 14 janvier 2014


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