NEWS du 13 Février 2014

jeudi 13 février 2014
par  paslaniici
popularité : 37%


Jeudi 13 février 2014, numéro 147
Si cet email ne s’affiche pas correctement, vous pouvez consulter directement la page

  • Editorial : Les médecins doivent-ils être aux ordres d’Orange ?
  • Pas de gras, pas de Nutella !
  • Les électrons sont-ils démocratiques ?
  • Elections professionnelles à Neocles
  • Mariage de réseau pour SFR et Bouygues
  • Google se débarrasse de Motorola
  • Peut-on croire les Deezer de bonne aventure ?
  • Nucléaire, c’est toujours un pari avec un mauvais tuyau !
  • « Traquons les requins de la finance ! »
  • La Halle aux chaussures a sorti ses gros godillots...
  • Nos Droits : Le compte pénibilité n’a pas peur des hold-up

Votre mobile

En complément du site web fédéral et d’intranet, la fédération propose des informations plus courtes plus locales, accessibles depuis votre mobile.
Pour plus d’infos et comment télécharger les applications :

SUD sur votre mobile

Inscrire un-e ami-e


Vous pouvez aussi inscrire à cette lettre électronique de SUD un-e ami-e en cliquant ici !

Voir les lettres précédentes


Toutes les lettres sont disponibles sur le site public de SUD en cliquant ici !

Soutien aux inspecteurs du travail

(...)
« Nous, agents de contrôle, revendiquons une augmentation des moyens humains, matériels et législatifs de l’inspection du travail pour un code du travail véritablement protecteur des droits des salariés. Nous revendiquons le maintien d’une inspection du travail généraliste et indépendante, organisée dans des sections territoriales. Dans chaque section, le salarié doit pouvoir à tout moment prendre contact avec l’agent de contrôle du secteur, quelle que soit la question en droit du travail. »
(...)
« Nous réclamons plus largement le maintien de services de renseignement au plus proche des salariés et que cesse la casse des missions de nos services Emploi et Formation professionnelle engagée par la nouvelle étape de décentralisation. »
(...)

La fédération SUD PTT vous invite à signer et à faire signer la pétition « POUR UNE INSPECTION DU TRAVAIL AU SERVICE DES SALARIE-ES ! ».


Signez la pétition ici


Stop à la hausse de la TVA

Pétition citoyenne

A l’initiative de Solidaires, Attac, Fondation Copernic, UFAL, Economistes atterrés, Femmes Egalité, Les Effronté-e-s, MNCP, Mpep, Front de Gauche (PG, PCF, Ensemble, PCOF, GU, R&S), Résistance Sociale, DAL, APEIS.
Un collectif unitaire existe pour une campagne « stop TVA », contre la hausse de la TVA appliquée à partir du 1er janvier 2014, pour financer en partie les cadeaux fiscaux faits au patronat :
- Parce que la TVA est l’impôt le plus injuste ;
- Parce que la hausse prévue en janvier servira à financer les cadeaux fiscaux au patronat ;
- Parce qu’elle amputera le pouvoir d’achat des familles qui n’y arrivent déjà plus ;

Nous exigeons l’annulation de la hausse de la TVA du 1er janvier !

Pour une fiscalité plus juste, plus redistributive qui taxe le capital et les transactions financières.


Allez sur le site de la campagne



Editorial : Les médecins doivent-ils être aux ordres d’Orange ?

Les médecins doivent craindre les foudres du Conseil de l’Ordre des médecins, qui ne se gène pas pour relayer les plaintes patronales auprès des « fautifs ».
Fin 2011, Dominique Huez, médecin du travail à la Centrale EDF de Chinon, reçoit un salarié sous-traitant en consultation et constate une « pathologie anxio-dépressive », « en rapport à un vécu de maltraitante professionnelle ». Le médecin subira une plainte du patron de la société qui lui reproche d’avoir « manifestement violé le Code de déontologie médicale », alors que son certificat médical était cité par le salarié dans un conflit devant les Prudhommes. L’Ordre des médecins s’est associé à la plainte…
D’autres médecins connaitront la même mésaventure. Et désormais, c’est Orange qui suivrait le mouvement. Une DRH d’Ile-de-France a envoyé un courrier à l’Ordre des médecins, pour se plaindre d’un médecin généraliste qui a rédigé un certificat médical, mettant en avant le « harcèlement moral » d’une salariée en lien avec le travail.
Le médecin recevra ensuite un courrier du Conseil de l’Ordre lui demandant des explications : il aurait commis « une faute en motivant son arrêt de travail par une appréciation probable mais non fondée sur une constatation médicale ».
D’autres témoignages de salarié-es nous ont alerté sur ce genre de pratique, dans d’autres régions.
Pour la fédération SUD, cela constitue bien une pression sur les médecins pour empêcher tout commentaire médical sur une pathologie liée au travail ! Nous ne pouvons que nous interroger sur les motivations patronales dont la première réaction à la vue d’un certificat médical attestant d’un harcèlement en lien avec le travail est de dénoncer le médecin au Conseil de l’Ordre !
Ne rien voir, ne rien dire, ne rien faire... C’est tellement plus simple quand on a la conscience tranquille...


Télécharger le communiqué fédéral


Pas de gras, pas de Nutella !

Un peu abasourdi-es, des salarié-es d’un établissement d’Orange en Ile-de-France ont eu la surprise de découvrir le 5 février dans leurs courriels une communication de la direction, envoyée à tout le personnel : « journée mondiale du nutella ».

Des amateur-trices de la pâte à tartiner auraient donc décidé de promulguer cette journée nationale du 5 février pour « une grande cause ». Et comme on rigole tous les jours à Orange, le personnel est invité à faire une recette à base de Nutella, à la déguster avec ses collègues, à prendre une photo pour immortaliser l’évènement... et à l’envoyer à la Com’Interne « preuve incontestée d’une action réussie ».
En contrepartie, chaque cliché « envoyé avant le 14 février » donnera droit à un « gros pot.. de Nutella ». La multinationale Orange a-t-elle signé un partenariat avec Ferrero qui nous aurait échappé ? Est-ce un concours de crise de foie ? Car le produit en question n’est pas au top de la diététique et des produits bio. Composé de 60% de sucre et d’huile de palme, le produit est dans le collimateur de Bruxelles et risque de devoir annoncer sur ses étiquettes qu’il est dangereux pour la santé.
En remplacement, faudra faire une journée galactique du beurre de cacahuète


Les électrons sont-ils démocratiques ?

Après le piratage, sans doute malhonnête, de 800.000 client-es d’Orange à la mi-janvier, il faudrait faire confiance à la direction pour organiser des élections par vote électronique à la fin de l’année 2014 ?
Pas folle la guêpe ! Nous n’accepterons pas le risque que le résultat des élections professionnelles puisse être sujet à caution, parce que la virtualisation de votes ne permet aucun contrôle concret des électeur-trices... et surtout aucune certitude sur la garantie de confidentialité.
Heureusement, le Code du Travail oblige l’employeur à conclure un accord d’entreprise pour pouvoir organiser un vote électronique.
Mais malheureusement..., la CFDT et la CGC ont accepté de signé cet accord à Orange. Restait FO qui pouvait faire pencher la balance...
Après consultation de ses adhérent-es, le syndicat FO ne signera pas l’accord... mais refusera de s’associer à SUD-CGT pour exercer un droit d’opposition, c’est-à-dire le droit pour des syndicats représentant plus de 50% des voix d’invalider un accord minoritaire.
Il y a des alliances qui ont le poids du toc et qui ne brillent pas comme de l’or.
Après l’accord sur le vote électronique, faudrait lancer les tartes à puces...


Télécharger l’affiche fédérale


Télécharger la lettre d’opposition de SUD


Elections professionnelles à Neocles

Neocles est une filiale d’Orange Business Services (OBS en plein dans la stratégie du groupe sur le Cloud Computing, les offres de virtualisation des infrastructures et des postes de travail.
Ça en jette, non ? En tout cas, ce sont plus de 200 ingénieur-es qui vont être invité-es à élire leurs représentant-es au comité d’entreprise et leurs délégué-es du personnel.
Et malgré les titres ronflants, Neocles a bien besoin d’élu-es du personnel dans l’avenir pour acquérir de nouveaux droits et de meilleures garanties collectives ! La direction du groupe maintient Neocles dans la convention Syntec par exemple, alors que la convention des télécoms est meilleure. Elle refuse aussi d’étendre les négociations d’accords sur Orange SA pour des filiales comme Neocles.
Devenir un-e représentant-e du personnel, c’est concrètement défendre leurs droits non-virtuels !


Télécharger le tract fédéral


Mariage de réseau pour SFR et Bouygues

C’est un véritable « Yalta » selon le journal Libération : « à SFR le Nord et l’Est, à Bouygues Telecom, le Centre et le Grand Ouest… »
Cela fait longtemps que les fiançailles étaient annoncées, elles sont maintenant officielles, sous le voile pudique de la « mutualisation » des réseaux des deux opérateurs français. Les zones mutualisées couvrent 57% de la population et 80% du territoire, à l’exclusion des cœurs des villes.
Les deux convoleurs feront encore dans le lit séparé, puisque chacun sera maître du choix des sites et des équipements, mais chacun restera maître aussi de ses bandes de fréquence. Le partage de territoire, c’est pas le partage de l’héritage familial.
Selon les deux Pdg, Jean-Yves Charlier (SFR) et Olivier Roussat (Bouygues Telecom), l’économie réalisée sur les investissements sera de l’ordre de 20 à 25% dans un premier temps, car il faudra démonter les doublons du nouveau réseau, ce qui coûte cher parait-il. Le véritable eldorado est annoncé pour 2018...
Et tout le bénéfice sera donné à la qualité de service. Et à la Fondation Abbé Pierre. Aux salarié-es licencié-es. Et aux victimes de la crise...
Non, c’est pas sûr. Il y aura sûrement un passage à la caisse des actionnaires. En tout cas, l’Arcep et Montebourg sont d’accord pour les fiançailles. Même Free et Orange font semblant de croire que c’est la détente...
Lafontaine le disait déjà : « Le réseau du plus fort n’est pas toujours le meilleur ! »


Google se débarrasse de Motorola

La fine fleur de la Silicon Valley américaine sait vraiment y faire pour ses affaires ! A peine deux ans après avoir acheté pour 12,5 milliards de dollars le pionnier américain du mobile, la société Motorola, le géant Google vient de revendre sa proie pour moins de 3 milliards de dollars !
Pas doué Larry Page ? Après réflexion, l’affaire est juteuse. Le Pdg avait déjà mis la main sur le trésor de guerre de 2,9 milliards de dollars cash de Motorola. Il vend ensuite son activité « décodeurs » pour 2,24 milliards de dollars et garde finalement la main sur le portefeuille de 17.000 brevets, valorisé 5,5 milliards de dollars dans les comptes de Google. Une formule plutôt indigeste pour des gens normaux, et en particulier les salarié-es concerné-es ! Mais c’est tout à fait lucratif pour un prédateur américain.
Ainsi donc, cette vaste opération financière avait pour but essentiel de mettre la main sur de l’éminence grise, de l’intelligence concentrée en brevets, une manne inespérée dans les guerres juridiques que se mènent les tyrannosaures du secteur des hautes technologies. Pour ceux qui pensaient que la Silicon Valley nageait dans le bonheur, c’est plutôt Jurassic Park.
Mais rassurons-nous, au bout du bout, c’est toujours les mammifères qui gagnent...


Peut-on croire les Deezer de bonne aventure ?

Pour contrer les téléchargements massifs et pirates de musique sur l’Internet, les maisons de disque et les auteurs avaient salué le modèle d’Apple, avec l’achat de morceaux sur son site Itunes.
Mais depuis, de nouvelles offres sont apparues, parmi elles, le streaming musical : l’utilisateur paye un abonnement et peut écouter, sans télécharger, le flux musical. Le site de streaming peut alors rétribuer les maisons de disque qui reversent ensuite leur quote part aux créateur-trices.
Deezer est une start-up française de streaming musical, née en 2006, qui reçoit un « coup de pouce » de 250.000 euros de Xaviel Niels, pour négocier le virage de la légalité avec la Sacem et les labels. En 2010, Deezer est à nouveau sauvée par un accord avec Orange qui inclut son offre de streaming comme option gratuite pour fidéliser ses client-es...
Mais malgré ses 60 millions d’euros de chiffre d’affaire en 2012, le soutien des maisons de disque, l’appui de son actionnaire Orange et l’afflux de capitaux, Deezer est toujours en quête de rentabilité : le modèle économique est d’ailleurs remis en cause par les musicien-nes, qui se plaignent de toucher des clopinettes : « Aujourd’hui, il faut générer 1,5 million de streams pour récupérer un SMIC. Même Stromae n’a pas dû gagner plus de deux SMIC avec ces plates-formes », affirme le chanteur Axel Bauer.
La course à l’international de Deezer continue donc pour encore grossir face à la concurrence.
C’est l’histoire d’une grenouille qui voulait faire un boeuf avec ses potes...


Nucléaire, c’est toujours un pari avec un mauvais tuyau !

Selon un document interne à EDF qu’a authentifié le site Médiapart, « près de la moitié des réacteurs nucléaires en France sont menacés par un phénomène d’usure qui touche des gaines de combustibles, victimes de corrosion à force d’usage. »
C’est même un gros problème de corrosion sur ces gaines qui assurent quand même « la première barrière de sûreté du système. » Mais comme d’habitude dans l’industrie, les mesures de prévention coûtent cher parce qu’elles peuvent retarder le rythme de production. Et même dans le nucléaire, on parle de gros sous.
L’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) envisage des « mesures de restriction d’exploitation pour prévenir les risques de rupture de ces enveloppes métalliques. » Elle devrait rendre un avis sur le sujet dans les jours à venir.
« Tout corps plongé dans un liquide... » se rouille... C’est un principe de précaution ?


Télécharger l’article de Médiapart


« Traquons les requins de la finance ! »

L’association ATTAC lance une campagne de mobilisation citoyenne contre les banques et les multinationales prédatrices : « Malgré la crise, les banques et les multinationales se comportent de plus en plus comme des « super-prédateurs » exploitant partout les peuples et la nature pour mieux satisfaire leurs exigences de profit. Ces requins n’ont désormais plus rien à craindre – sinon leurs propres semblables. Face à eux, les citoyen.ne.s sont des proies sans défense. »
L’idée de cette campagne est de cibler « trois multinationales prédatrices : BNP Paribas, Société Générale et Unilever », qui ont bien sûr leur point faible, le plus souvent l’atteinte à leur image de marque qui peut influer leur sacro-saint chiffre d’affaire.
ATTAC propose donc « une opération de communication et d’action citoyenne inédite » avec l’édition d’un « kit anti-requins » avec pour objectif un financement participatif pour 100 000 kits avant le samedi 15 mars 2014, la première journée commune d’action dans au moins 100 villes de France.
Nous vous tiendrons au courant des suites de cette campagne pour une redistribution des richesses !
Faut arrêter de subir sans réagir, entre les requins-marteaux et l’écume !


Aller sur le site de campagne


La Halle aux chaussures a des gros godillots...

Il croyait avoir trouvé chaussure à son pied, mais un salarié de la compagnie européenne de la chaussure (Halle aux chaussures) a été licencié de son entrepôt d’Issoudun (Indre) sur la foi d’un système de surveillance non déclaré par son employeur.
Il s’agissait d’un scanner à main utilisé par les employé-es pour la gestion du stock et « qui enregistre chacune de leurs actions », explique son avocat, Me Daniel Guiet.
Pour justifier le licenciement, la direction a considéré que lorsque le dispositif n’envoyait pas de signal, cela signifiait que l’employé était inactif. Or, ce dispositif de « surveillance des salariés à la seconde près », dénoncée par l’avocat, n’a pas été déclaré à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). De plus, ni le comité d’entreprise, ni le CHSCT n’ont été informés.
Les prud’hommes ont condamné l’entreprise à verser 45.000 euros de dommages et intérêts au salarié, et 4.000 euros à la partie civile...
Et dire que bientôt, même les chaussettes seront connectées...


Nos Droits : Le compte pénibilité n’a pas peur des hold-up

La loi issue de la nouvelle réforme des retraites prévoit la création au 1er janvier 2015 d’un compte personnel de prévention de la pénibilité pour les salarié-es du secteur privé exposé-es à un ou plusieurs facteurs de pénibilité, au-delà de certains seuils.
Les décrets sur les seuils d’exposition, les modalités d’attribution des points seront publiés d’ici la fin du 1er semestre 2014.
La commission Santé et conditions de travail de l’union Solidaires a rédigé une nouvelle fiche qui analyse le texte de la loi et trace des pistes d’actions pour les équipes syndicales. Elle sera complétée à parution des décrets. En annexe vous trouverez pour mémoire la fiche déjà rédigée suite à la réforme Woerth de 2010.
Faudrait pas en profiter pour régler leur compte aux vieux et aux vieilles avec leur agio avancé !


Télécharger la fiche n°11 de Solidaires


La fédération Sud PTT est membre de JPEG 25/27, rue des Envierges 75020 Paris - Tel : 01 44 62 12 00 - sudptt@sudptt.fr - www.sudptt.org
Vous recevez cette lettre d’information parce que vous êtes inscrit(e) à la liste de diffusion. Envoyez un courriel pour vous désinscrire ou recevoir cette newsletter.

Agenda

<<

2017

 

<<

Septembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301
Aucun évènement à venir les 2 prochains mois