NEWS du 6 Février 2014

jeudi 6 février 2014
par  paslaniici
popularité : 36%


Jeudi 6 février 2014, numéro 146
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  • Editorial : les opérateurs veulent leur part de la rente Internet !
  • Alerte au phishing à Orange...
  • Du nouveau à Orange, les actions gratuites seront payantes !
  • Spring, fin de conflit...
  • Montebourg veut « remettre de l’ordre dans les télécoms »
  • Les réseaux sociaux entrent dans les entreprises.
  • Le numérique n’améliore pas vraiment le climat.
  • Heureux les actionnaires, les salarié-es dans la misère...
  • La rumeur contre la théorie du genre
  • Notre Dame des Landes : manifestation le 22 février 2014 !
  • Nos Droits : pour la retraite, faut faire son calcul...

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Stop à la hausse de la TVA

Pétition citoyenne

A l’initiative de Solidaires, Attac, Fondation Copernic, UFAL, Economistes atterrés, Femmes Egalité, Les Effronté-e-s, MNCP, Mpep, Front de Gauche (PG, PCF, Ensemble, PCOF, GU, R&S), Résistance Sociale, DAL, APEIS.
Un collectif unitaire existe pour une campagne « stop TVA », contre la hausse de la TVA appliquée à partir du 1er janvier 2014, pour financer en partie les cadeaux fiscaux faits au patronat :
- Parce que la TVA est l’impôt le plus injuste ;
- Parce que la hausse prévue en janvier servira à financer les cadeaux fiscaux au patronat ;
- Parce qu’elle amputera le pouvoir d’achat des familles qui n’y arrivent déjà plus ;

Nous exigeons l’annulation de la hausse de la TVA du 1er janvier !

Pour une fiscalité plus juste, plus redistributive qui taxe le capital et les transactions financières.


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Editorial : les opérateurs veulent leur part de la rente Internet !

En deux décennies, le paysage des télécoms a complètement été chamboulé. Auparavant, les profits des opérateurs privatisés faisaient saliver les investisseurs, et les profits des fournisseurs de contenus (Minitel, serveurs vocaux...) restaient marginaux dans un modèle économique des télécoms basé sur la taxation des abonné-es.
L’Internet planétaire a changé la donne et son succès est basé pour partie sur un nouveau modèle économique de la gratuité des contenus payés par les ressources publicitaires. Un dogme s’installe, même s’il est controversé : la Neutralité du Net qui garantit l’égalité d’accès de tous les utilisateur-trices, sans contrôle des contenus échangés.
Dans ce nouveau monde, les groupes américains comme Google, Facebook, Apple, Netflix... font des profits fantastiques, tandis que les opérateurs des télécoms voient leurs profits réduits par la concurrence et les contraintes d’investissement.
Les choses pourraient à nouveau évoluer, avec un signal lancé par la justice américaine qui vient de rendre un verdict favorable aux opérateurs des télécoms : ils pourraient désormais privilégier le trafic Internet d’un fournisseur contre une facturation particulière. Le jugement pourrait faire tâche d’huile et les autoroutes à péages devenir la règle du Net pour ceux qui cherchent le haut débit.
C’est une véritable contre-révolution du Net, totalement contreproductive, où seuls les grands du secteur pourront payer la facture. Même s’il faut revoir le modèle économique d’Internet pour que toutes celles et ceux qui y contribuent reçoivent une juste rémunération, l’issue proposée par la justice américaine est une très mauvaise nouvelle pour la liberté de création, la liberté des échanges et l’égalité d’accès sur la Toile.
Les grandes puissances du Net arriveront-elles à régner sur la Toile ?


Alerte au phishing à Orange...

Une « intrusion informatique » a eu lieu le 16 janvier dans les bases de données d’Orange et les données personnelles d’environ 800.000 client-es ont été piratées. Les services de la Relation Client ont avisé les victimes de ce piratage par mail, en indiquant que « les intrusions de ce type servent principalement au phishing », mais qu’elles n’avaient pas à engager d’action particulière, sauf à faire preuve de « la plus grande prudence en cas de sollicitation douteuse ».
En effet, les effets d’un phishing ou l’utilisation des données collectées pour abuser des tierces personnes peuvent avoir des conséquences très importantes.
L’alerte est donc bien donnée, mais que se passe-t-il si des opérations délictueuses ont lieu dans les semaines ou les mois à venir ?
Pour mémoire, la Corée a été victime dernièrement d’un vol de 20 millions de données de cartes bancaires et les trois PDG des sociétés dont les serveurs ont été piratés, ont annoncé prendre en charge la couverture intégrale des pertes qui pourraient découler de cette affaire. C’est le sens coréen des responsabilités...
C’est vrai, les excuses sont honorables, mais les engagements sont encore plus recommandables !


Télécharger la lettre envoyée à la direction


Du nouveau à Orange, les actions gratuites seront payantes !

L’attribution d’action (gratuites ou non) aux salarié-es d’Orange n’est pas vraiment la tasse de thé de SUD qui préfère nettement les espèces sonnantes et trébuchantes sous forme d’augmentation des salaires ou de primes, d’autant que les fluctuations de la valeur des actions ont souvent été liées aux plans de licenciements dans les entreprises.
Orange a informé le 29 janvier 2014 les fédérations syndicales qu’une « offre réservée au personnel » (ORP) sera soumise au Conseil d’Administration Orange du 5 mars. En effet, l’entreprise avait proposé en 2011 un plan d’actions gratuites si le groupe générait plus de 27 milliards d’euros de « cash » (marge brute) en 3 ans. Pour ce faire 17 millions d’actions avaient été réservées. Mais malheureusement, le « cash » n’est pas au rendez-vous et le plan est abandonné, même si le personnel n’est évidemment pour rien dans cet échec.
La fédération SUD s’est manifestée auprès de la direction pour réattribuer le budget prévu de 170 millions d’euros au personnel sous la forme d’une prime.
Comme dirait l’autre, « un bon tiens vaut mieux que deux tu l’auras »


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Spring, fin de conflit...

Les négociations ont été longues et difficiles et les organisations présentes dans le conflit (SUD, CGT, FO), avaient conscience qu’il fallait conclure ce conflit. Après consultation du personnel sur les cinq sites concernés, SUD a décidé de signer le protocole de fin de conflit à propos du projet Spring de restructuration de la supervision (RSI). Les principales avancées, comme le maintien des cinq sites (Lille, Nantes, Paris, Lyon et Toulouse), la création d’une vraie filière métier au sein de la supervision ou l’arrêt de la sous-traitance avec embauche de jeunes, ont largement pesé, même si l’amertume subsiste sur la fin programmée du 24/7 de Toulouse en 2018 et sur le refus de III-2/DBis pour les superviseur-euses.
L’avenir appartient toujours à ceux et celles qui se grèvent tôt.


Télécharger le tract de SUD


Montebourg veut « remettre de l’ordre dans les télécoms »

Fin janvier, la Fédération Française des Télécoms, qui regroupe les principaux opérateurs français, organisait un petit raoût pour présenter les voeux de prospérité à ses adhérent-es.
Le ministre des errements productifs, Arnaud de Montebourg, était invité à la soirée pour tenir un discours de circonstance. Et les grands patrons présents buvaient du petit lait... Car le ministre les caressait dans le sens du poil.
Il a voulu publiquement remettre l’Arcep à sa place : « Les autorités indépendantes n’ont pas à dire ce qui est bon ou pas bon pour les télecoms. C’est à l’Etat de le faire. » Et toc !
Autre message public, c’est la critique du bilan de Free en rappelant son désir de « tempérer les excès de la concurrence ». Au passage, le ministre annonce son intention d’en finir au plus vite avec le contrat d’itinérance qui unit Free à Orange, que la presse interprétera par la formule « enlever la béquille Orange pour voir si Free peut marcher tout seul ». Et retoc ! Et si Free doit construire son réseau, il devra le faire avec l’équipementier « français » Alcatel-Lucent... Et re-retoc !
Quel succès Arnaud ! A croire que tous les patrons des télécoms sont devenus socialistes pour tordre le cou à Xavier Niel !
Le capitalisme, c’est la privatisation des profits et le socialisme de 2014, la nationalisation des pertes...


Les réseaux sociaux entrent dans les entreprises.

Quoi que l’on fasse maintenant, les courriels, les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter envahissent notre vie quotidienne, avec quelquefois du plaisir mais aussi souvent un réel agacement. Les courriels se déversent dans nos boites à lettres, au point que le mot « pourriel » (spam) a été inventé pour caractériser les courriels à destination publicitaire ou simplement malhonnêtes.
Les courriels ont pénétré très vite les entreprises pour accélérer la circulation de l’information, des injonctions hiérarchiques ou des relations entre services... Saturation, débordements injurieux, virtualisation des échanges, activité chronophage, le bilan des courriels n’est pas vraiment positif, à la maison ou au travail, et il faut nécessairement des évolutions des outils et des usages.
Thierry Breton, ancien Pdg de France Télécom et actuel Pdg du groupe Atos Origin déclarait dernièrement que « l’e-mail n’est plus un outil approprié ». Selon lui, sur les 200 courriels reçus quotidiennement en moyenne par les collaborateurs de la SSII, à peine 10 % se révèleraient utiles.
L’alternative ? Ce serait donc les réseaux sociaux professionnels à partir des outils comme Facebook ou Twitter pour créer « un nouvel outil de communication, dédié au travail collaboratif ». Les cabinets de consultants tentent de convaincre les patrons et les services informatiques : maîtrise des risques de sécurité, développement du télétravail, réduction des impressions de documents, management à distance, convivialité dans des espaces d’échange de salarié-es...
Visiblement, les réseaux font leur chemin dans les entreprises et les missions ministérielles, mais les salarié-es ne sont pas vraiment associé-es au débat.
C’est vrai qu’après notre entrée dans le mode fantastique des courriels, on a quelques raisons pour être méfiant-es !


Télécharger un document officiel de présentation


Le numérique n’améliore pas vraiment le climat.

« Les "data centers", qui regroupent les serveurs indispensables à la navigation sur le Web et à la circulation des 300 milliards de courriels, pourriels, photos ou vidéos envoyés quotidiennement, peuvent consommer autant d’énergie qu’une ville de 200 000 habitants... » Comme le constate le site Bastamag, les geeks ne sont pas vraiment des modèles en matière d’écologie.
Les nouveaux produits high-tech en effet ne sont pas si anodins qu’il n’y parait dans leur bilan énergétique. Très polluants dès leur fabrication, ils ont une durée de vie limitée, programmés à l’obsolescence. Leur taux effréné de renouvellement est de « tous les 18 mois en moyenne, alors que leur durée de vie technique est de 7 à 8 ans », déplore Fabrice Flipo, co-auteur de La face cachée du numérique. Dans les poubelles des métropoles, ils génèrent une production de déchets souvent dangereux et difficiles à retraiter.
Leur consommation électrique n’est pas anodine avec leur multiplication et la course à la puissance des microprocesseurs : « le fait que l’empreinte carbone des Français ait stagnée, et non baissée, ces cinq dernières années est en grande partie dû au poste "informatique", dont les consommations augmentent, contrebalançant entièrement les gains réalisés sur la consommation d’énergie des logements. »
C’est ça le progrès, il doit bien exister une application pour cuire un oeuf sur un smartphone !


Voir l’article sur le site Bastamag


Heureux les actionnaires, les salarié-es dans la misère...

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié fin janvier un dossier sur « trente ans de vie économique et sociale ».


Le site Médiapart y consacre un long article où l’on « découvre la formidable montée en puissance d’un capitalisme qui avantage la rente et les dividendes servis aux actionnaires. » A vrai dire, le terme « découvrir » est impropre, puisque ce constat d’un transfert massif de richesse du travail au capital est l’objet de polémiques dans ces dernières décennies.
Mais le dossier de l’Insee est particulièrement documenté, avec de très nombreux graphiques qui en font un ouvrage de référence « embrassant de nombreux volets de la vie économique, des bouleversements sociaux, des mutations démographiques, des habitudes de consommation, des évolutions culturelles ou encore de la situation des finances publiques » dans la France de ces 30 dernières années.
L’apparition d’un capitalisme anglo-saxon d’actionnaires dans les années 80 a bouleversé rapidement les rapports de force dans le partage des richesses nationales : « la part des dividendes grimpe de 12 ou 13 % en 1980 à près de 30 % aujourd’hui ».
C’est de plus en plus sûr : si le travail ça payait, ça se saurait !


Télécharger l’article de Médiapart


La rumeur contre la théorie du genre

Des fondamentalistes ont lancé un appel pour des « journées de retrait des enfants des écoles » (JRE) en dénonçant « l’enseignement de la théorie du genre » à l’école. Des SMS ont décliné sur tous les tons auprès des parents cette idée folle que l’école apprendrait « l’homosexualité, la bisexualité et la transexualité » aux enfants, qu’elle offrirait dans les maternelles des « peluches en forme de sexe » et que le message républicain serait désormais que les filles et les garçons, c’est du pareil au même...
On est en plein cauchemar, mais la réalité s’impose : dans plus d’une centaine d’écoles, le retrait des enfants a été réel. Le Ministre de l’Education dénonce ces mensonges d’une extrême-droite et d’une droite religieuse ultra-réac qui perd le sens des réalités.
Mais dans les périodes de crise, l’inquiétude et la fébrilité permettent les rumeurs les plus incroyables... Et au bout du compte, quand on parle d’égalité des droits entre les femmes et les hommes, lorsque l’on parle de libre disposition de son corps, les fondamentalistes de tous bords réclament en coeur le retour des femmes et des enfants à l’obscurantisme.
Principalement visé, le projet des ABCD de l’égalité défendu par les ministres de l’Education nationale et des Droits des femmes, avec l’objectif de lutter contre les stéréotypes de genre à l’école, ce qui n’a rien à voir à avec une quelconque « théorie du genre ». Et tant pis pour les barbus et les bigot-es si « les femmes à la cuisine », c’est fini !
Pour SUD, l’école doit éveiller les esprits, apprendre la tolérance, construire l’égalité entre les citoyen-nes de demain !
Mais après la reculade pitoyable du gouvernement sur la loi de la famille, on va peut-être enseigner le miracle de la Vierge Marie en éducation sexuelle...


Aller sur le site des ABCD de l’égalité


Notre Dame des Landes : manifestation le 22 février 2014 !

La mobilisation continue sur le site convoité de Notre-Dame-des-Landes par les bétonneurs et les avionneurs de tout poil.


Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien Maire de Nantes, défend le projet bec et ongle et, malgré la mobilisation locale et nationale, veut passer maintenant en force.
Pourtant, ce projet pharaonique reste une hérésie économique, alors que les alternatives existent pour développer l’aéroport existant et pour une autre politique des transports, dans la région ou ailleurs. Du point de vue écologique, cette région de bocage est riche d’une faune et d’une flore exceptionnelle et elle pourrait être inutilement massacrée.
L’Etat veut maintenant commencer le transfert des espèces protégées et ouvrir les premiers chantiers. Avec plus de 200 comités locaux, avec le développement des surfaces cultivées et des zones habitables, la résistance de la Zone à Défendre (ZAD) appelle maintenant à une nouvelle manifestation le samedi 22 février !
Pour un petit coin d’paradis, on peut bien sortir son parapluie !


Voir le mur de photo contre l’aéroport


Voir le site de l’ACIPA


Le tract unitaire


Nos Droits : pour la retraite, faut faire son calcul...

Les différentes lois qui se sont succédées pour réformer le système des retraites ont bouleversé les conditions de départ, avec ou sans décote, ainsi que le calcul des pensions.
Avec la loi de décembre 2012, « la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein sera progressivement allongée à partir de la génération 1958, d’un trimestre tous les trois ans, jusqu’à 43 ans (172 trimestres) en 2035, soit pour les génération 1973 et suivantes. » (AFP Liaisons Sociales du 16 janvier)...
Cotisations, mise en place d’un compte pénibilité à partir de 2015 (mais pas pour la pénibilité du passé), temps partiels, handicapé-es, les salarié-es en prévision de leur départ ont quelques difficultés pour avoir une claire vision de leur retraite.
Nous avons combattu cette réforme qui aggrave les conditions des retraité-es, parce que les questions de fond dans la juste répartition des richesses ne sont toujours pas abordées.
Mais nous vous livrons là un article de l’AFP Liaisons Sociales (« La loi sur les retraites, mode d’emploi »), qui synthétise les changements. Nous aurons l’occasion de revenir plus tard plus précisément sur ce dossier.
Pour que la retraite ne finisse pas en déroute, informez-vous !


Télécharger l’article


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