NEWS du 30 Janvier 2014

jeudi 30 janvier 2014
par  paslaniici
popularité : 37%


Jeudi 30 janvier 2014, numéro 145
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  • Editorial : L’extrême-droite est un danger mortel, le FN est son venin
  • Stéphane Richard encore piqué à la VIF ?
  • Ouverture de la pêche à la Ligne de service
  • Un strapontin pour les jeunes ?
  • Le principe de précaution adopté pour les ondes électromagnétiques
  • Nokia veut renaître de ses cendres dans le réseau
  • L’opérateur TIM Brasil sous la crosse du pharaon ?
  • Déchets informatiques, ces puces qui grattent la planète
  • Contre la casse des services de l’inspection du travail
  • Journées intersyndicales femmes 2014
  • Nos Droits : La saisine du conseil de prud’hommes est de nouveau gratuite

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Stop à la hausse de la TVA

Pétition citoyenne

A l’initiative de Solidaires, Attac, Fondation Copernic, UFAL, Economistes atterrés, Femmes Egalité, Les Effronté-e-s, MNCP, Mpep, Front de Gauche (PG, PCF, Ensemble, PCOF, GU, R&S), Résistance Sociale, DAL, APEIS.
Un collectif unitaire existe pour une campagne « stop TVA », contre la hausse de la TVA appliquée à partir du 1er janvier 2014, pour financer en partie les cadeaux fiscaux faits au patronat :
- Parce que la TVA est l’impôt le plus injuste ;
- Parce que la hausse prévue en janvier servira à financer les cadeaux fiscaux au patronat ;
- Parce qu’elle amputera le pouvoir d’achat des familles qui n’y arrivent déjà plus ;

Nous exigeons l’annulation de la hausse de la TVA du 1er janvier !

Pour une fiscalité plus juste, plus redistributive qui taxe le capital et les transactions financières.


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Editorial : L’extrême-droite est un danger mortel, le FN est son venin

Oui, c’est vrai, l’exaspération est à son comble. Après cinq années de sarkozisme arrogant qui voulait passer à la moulinette les quelques acquis sociaux des salarié-es, le vote Hollande semblait pour beaucoup la seule issue pour espérer encore dans l’avenir.
Oui, mais les premières années hollandaises ont de quoi désespérer Billancourt et Sochaux réunis, en passant par tous les plans sociaux qui se suivent et se ressemblent, dans des régions où le chômage, la précarité, les bas-salaires et les retraites en déroute s’installent.
Dans sa chute vertigineuse de sondage, Hollande ne s’est pas encore cassé un bras, mais il a mis en faillite les espoirs de la gauche. Le plus dangereux, c’est qu’il a mis aussi en selle le vote Front National comme un exutoire de la désillusion populaire.
Mais les 20 ou 30.000 manifestant-es anti-Hollande du 26 janvier à Paris sont-ils l’expression de cette désillusion ? Rien n’est moins sûr. Les slogans antisémites, anti-musulmans, anti-homos, le rassemblement hétéroclite de mouvements d’extrême-droite, de la droite ultra catholique, du mouvement contre le mariage gay, contre l’avortement... tout cela montre une offensive qui n’a pas grand-chose à voir avec la misère sociale.
Et il faut à nouveau le dire pour l’histoire, si l’extrême-droite se nourrit du ressentiment, elle n’apporte que la haine et la mise à genoux des plus fragiles et des pauvres.
A force de s’abstenir, de rester l’arme au pied, d’abandonner sur le côté les victimes de la crise, le camp populaire continuera à s’affaiblir.
C’est pour cela que l’union Solidaires, la CGT et la FSU, avec les organisations étudiantes, ont lancé le 29 janvier une campagne unitaire des syndicalistes contre l’extrême droite. Un premier meeting unitaire a eu lieu dans les locaux de la CGT à Montreuil, où Thierry Lepaon pour la CGT, Bernadette Groison pour la FSU, Annick Coupé pour Solidaires, et un-e représentant-e des organisations de jeunesse, ont pu prendre la parole.
Pour un monde plus solidaires, nous n’accepterons jamais de nous taire !


Télécharger le tract de l’union Solidaires


Télécharger le communiqué de l’union Solidaires


Stéphane Richard encore piqué à la VIF ?

Mobilisation générale à Orange pour un exercice devenu régulier de la visioconférence du patron (VIF) qui tracer la ligne d’horizon du paquebot Orange.
Que se passe-t-il donc ? Le Pdg va-t-il nous annoncer sa démission alors qu’il est mis en examen dans l’affaire Tapie ? Va-t-il annoncer la fusion avec Pékin Telekom ? Rentre-t-il au gouvernement comme Ministre du redressement fiscal ? Va-t-il faire une offre encore moins chère que Free ou SFR ou Bouygues ?
Non. Ambiance feutrée, petit comité, avec un Pdg qui se voulait rassurant, lucide et confiant. Ouf.
THD, 4G, Fibre, malgré les coups durs, Orange a repris l’offensive et ça progresse bien... Yes ! Pas de fusion d’opérateurs en France, même si SFR et Bouygues convolent dans le même réseau et si Free continue son itinérance avec Orange. Yess ! Pas de fusion avec Deutsche Telekom. Yesss ! L’Afrique en guerre est quand même rentable. Yessss !
On apprend, stupéfait-es, qu’Orange a embauché 12.000 jeunes depuis son arrivée en 2010... Yes ! Mais ils sont déjà partis en pré-retraite alors ?
Bref, finalement tout baigne, sauf avec la Bourse où c’est pas çà. Orange vient encore de voir baisser sa note, et la baisse du chiffre d’affaire remet en cause le plan d’actions gratuites... Boooouuhh.
Il faudrait un-e traducteur-trice pour les sourd-es et malentendant-es pour qu’on soit sûrs d’avoir tout compris.


Ouverture de la pêche à la Ligne de service

Tous les salarié-es d’Orange bénéficient d’une ligne téléphonique de service avec forfait (LSF) avec l’abonnement gratuit, et un avantage sur la consommation téléphonique, de 1.500 à 8.000 unité téléphonique par an, selon les niveaux de qualification et selon les sujétions de métier.
L’évolution technologique de l’ADSL, de la voix sur IP, et des forfaits illimités ont passablement ébranlé la pertinence de ce dispositif et l’usage de ces lignes de service est en baisse régulière. Il semble donc normal de revoir la formule pour tenir compte des usages nouveaux dans la consommation des outils de communication.
C’est en tout cas l’affichage de la direction qui ouvre une négociation, à coût constant pour l’entreprise : les salarié-es pourront opter pour abandonner leur ligne de service au profit d’« une offre phare du fixe / internet » avec 60% de remise. Le débat n’est pas aussi simple qu’il n’y parait et les premières offres de la direction sont loin de faire l’unanimité.
D’une manière ou d’une autre, il ne faudra pas que cette opération se solde par une baisse des droits !


Télécharger le document d’Orange


Un strapontin pour les jeunes ?

Orange vient d’ouvrir une négociation sur l’insertion des jeunes dans l’entreprise. La première séance a permis de faire un bilan de l’accord triennal précédent sur la période 2011-2013. Cet accord ne couvrait en fait que les jeunes en contrat d’alternance et les étudiant-es stagiaires.
Environ 5.100 jeunes alternant-es sont comptabilisé-es chaque année, dont 300 environ dans les filiales. Mais il n’y aura eu que 1.441 embauches en CDI sur toute la période, dont 31 en filiales. Par ailleurs, il y a environ 2.600 stagiaires comptabilisé-es chaque année, dont 15% concernent l’enseignement secondaire (stage 3ème). Enfin, les tuteur-trices sont environ 4.500 pour accueillir les jeunes et ont bénéficié de formations.
Un des points important de l’insertion des jeunes est la question du logement et le bilan est plutôt positif puisque le nombre de bénéficiaires de l’aide Mobili-Jeunes progresse régulièrement sur la période. Par contre, d’ores et déjà, la direction refuse encore de parler d’une revalorisation conséquente d’une prime d’installation à 2.000 euros.
Dans la crise de l’emploi que connait aujourd’hui Orange avec les départ massifs en dispositif de pré-retraite, la faiblesse des recrutement de jeunes alternant-es confirme que pour l’entreprise, cette main d’oeuvre défiscalisée est corvéable merci, jetable en fin de contrat et donc très précaire. Cette question sera encore au centre des débats de la négociation.
Si l’avenir d’Orange se mesure au nombre des recrutement de jeunes, faudra se mettre à l’homéopathie


Le principe de précaution adopté pour les ondes électromagnétiques

Le vote en première lecture de la loi sur les ondes électromagnétiques a eu lieu le 23 janvier à l’Assemblée nationale. Apparemment, un consensus mou règne dans l’hémicycle et même les associations qui sensibilisent aux risques liés aux ondes, ont signé un communiqué unitaire : « Loin d’un texte idéal garantissant aux riverains d’antennes, utilisateurs de portables et électrohypersensibles la sobriété électromagnétique affichée, le texte voté n’en n’est pas moins une avancée comblant un vide règlementaire persistant. »
Laurence Abeille, la députée verte du Val de Marne à l’initiative du projet de loi s’est même déclarée « très satisfaite », tout en ajoutant immédiatement que les députés en ont amoindri la portée. En particulier, le principe « aussi faible que raisonnablement possible » qui devait fixer les limites des expositions aux ondes, a été remplacé par un principe de « modération ». Par ailleurs, les maires ne pourront pas refuser une implantation d’antenne, mais devront être informés au préalable pour organiser la concertation. Enfin, le texte prévoit l’interdiction du wifi dans les crèches et les garderies, pour respecter un « principe de précaution ».
Reste que ce « principe de précaution » devrait abaisser la limite d’exposition à 0,6V/m, un niveau recommandé par le Conseil de l’Europe qui vient de valider une directive européenne s’appuyant sur le principe « aussi faible que raisonnablement possible ».
Mais comme pour le nuage de Tchernobyl, les rayons ionisants ne passent pas les frontières française


Voir le communiqué unitaire


Télécharger la directive européenne 2013/59/EURATOM


Nokia veut renaître de ses cendres dans le réseau

Le géant des équipementiers européens s’est finalement effondré sous la pression d’une concurrence féroce, avec l’arrivée massive des smartphones qui ont inondé le marché. L’ancien numéro un mondial n’avait pas pris ce virage suffisamment tôt et il a finalement jeté l’éponge en vendant « son activité de conception et de fabrication de portables, l’utilisation de la marque et de ses brevets pour dix ans à Microsoft, pour 5,44 milliards d’euros. » (Les Echos)
Microsoft veut sans doute contrer ainsi son rival Apple en disposant ainsi des capacités de fabrication de produits high-tech.
Mais pour Nokia, les dirigeants cherchent une résurrection dans le développement des réseaux, un secteur pourtant lui aussi exposé à une concurrence internationale avec le chinois HuaWei, le suédois Ericsson et... le franco-américain Alcatel-Lucent.
Dans ces conditions, pas sûr que l’inversion de la courbe soit effective pour la fin de l’année...


L’opérateur TIM Brasil sous la crosse du pharaon ?

Le milliardaire égyptien Naguib Sawiris aurait fait une proposition de rachat de TIM Brasil, la filiale brésilienne de Télécom Italia avec ses hommes bleus. Cette opération serait évaluée à 20 milliards d’euros ! Cette affaire est une parfaite illustration du Monopoly mondiale qui se joue sous nos yeux.
Car Télécom Italia est maintenant contrôlée à 22,4% par l’espagnol Telefonica (holding Telco) qui contrôle par ailleurs au Brésil l’opérateur Vivo Brasil. Cette double entrée dans les télécoms du pays le met en position dominante, et, selon le journal Les Echos, « l’autorité brésilienne de la concurrence (Cade) l’a sommé en décembre de choisir entre trouver un partenaire pour partager le contrôle de Vivo Brasil ou céder sa participation dans TIM ».
Bref, l’offre de l’égyptien peut être l’occasion de sortir de l’impasse, d’autant que cela pourrait renflouer les 28 milliards de dette de Télécom Italia.
Ça fait rêver... mais pour sortir de la Moïse, ce sera dur d’assécher l’Atlantique...


Déchets informatiques, ces puces qui grattent la planète

« Chaque Français produit 20 kg de déchets électriques et électroniques par an ! Que deviennent notamment nos millions de téléphones, d’ordinateurs ou de tablettes devenus obsolètes ? Une partie de ces équipements électroniques est collectée par une filière de traitement des déchets. Un très petit nombre est réparé. Et des milliers de tonnes sont envoyées, illégalement, vers les décharges d’Afrique ou d’Asie. »
C’est le constat que dresse le site Bastamag dans une enquête bien documentée sur le gigantesque gâchis et surtout le danger que coure notre planète à trop vouloir consommer les hautes technologies jusqu’à l’overdose.
Aux pollutions et aux conditions de travail inhumaines nécessaires pour produire ces joujoux high-tech, s’ajoutent les pollutions et les conditions désastreuses de traitement des déchets, dont les filières finissent souvent à ciel ouvert dans les continents de l’indigence.
Le secteur des télécoms et de l’informatique ne compte plus les entreprises florissantes avec des milliardaires qui donnent des leçons de savoir-vivre à l’humanité entière. Mais pour les déchets, c’est une autre histoire : obsolescente programmée, gaspillage des ressources, exportations illégales, maladies et pollutions... Rien n’est plus grave, une fois que les profits sont engrangés. Et ça, c’est dégueulasse.
Mais au moins, les éboueur-ses de l’Afrique nous vendent pas leur calendrier à Noël !


Aller sur le site de Bastamag


Contre la casse des services de l’inspection du travail

Les plans sociaux s’accumulent. Les CDD, l’intérim et les temps partiels se développent. Les pressions sur les conditions de travail et la sécurité s’intensifient. Les salarié-e-s voient leur repos dominical supprimé, des salaires non payés, leur travail non déclaré, des licenciements injustifiés et sans procédure. Les représentants du personnel subissent des entraves à leurs fonctions, la discrimination syndicale...
Bref, les difficultés s’accumulent pour nous dans le monde du travail, et pourtant, l’inspection du travail, le service public chargé de faire respecter nos droits, est en pleine réorganisation. Et quand on parle réorganisation, par les temps qui courent, c’est rarement synonyme d’amélioration.
L’intersyndicale SUD-CGT-FSU des inspections du travail se mobilisent depuis de nombreux mois contre cette réforme menée tambour battant par Michel Sapin. Un meeting se tenait ce 27 janvier à Paris, pour exiger « une vraie "réforme" de ce service public essentiel pour des millions de salarié-es dont nous avons besoin pour contrecarrer les offensives patronales ».
Et pour les syndicalistes du travail, c’est quand même bien Sapin qui leur gâche la forêt !


Télécharger le communiqué de l’union Solidaires


Journées intersyndicales femmes 2014

L’Intersyndicale femmes regroupe des militant-es de la CGT, de la FSU, et de l’Union Syndicale Solidaires qui travaillent ensemble depuis 1998, ce qui est déjà en soi une performance ! Leur but est d’organiser chaque année des journées intersyndicales de formation féministe sur deux jours qui rassemblent entre 300 et 400 participant-es, venu-es de toute la France, et de secteurs professionnels divers...
Contrairement à ce que l’on pourrait (mal) penser, ces journées sont mixtes, même si elles traitent spécifiquement des questions des femmes au travail.
Cette année, les débats prévus sont : « Politiques publiques : des obstacles à l’égalité ? » ; « Un siècle de travail des femmes » ; « Égalité professionnelle : un pas en avant, deux pas en arrière ? » ; « Retour sur les questions de genre ».
Ces formations se dérouleront les 20 et 21 mars 2014 à la Bourse du Travail de Paris - 85, rue Charlot - 75003 Paris - Métro République ou Filles du calvaire. Pour toute inscription, prenez contact avec votre syndicat.


Télécharger le programme


Nos Droits : La saisine du conseil de prud’hommes est de nouveau gratuite

Depuis le 1er octobre 2011, toute personne qui engageait une procédure devant la juridiction prud’homale devait s’acquitter d’un droit de timbre de 35 € (loi 2011-900 du 29 juillet 2011, art. 54, JO du 30). Les personnes bénéficiant éventuellement de l’aide juridictionnelle en étaient toutefois déchargées.
La loi de finances pour 2014 abroge cette taxe. Le décret 2013-1280 du 29 décembre 2013 en tire les conséquences sur le plan réglementaire. Soulignons toutefois que la taxe reste applicable aux instances introduites avant le 1er janvier 2014 (décret 2013-1280 du 29 décembre 2013, art. 25).
Et avec 35 euros en poche, vous pourrez peut-être vous acheter un Code du Travail 2013 en solde !


Télécharger le décret 2013-1280


La fédération Sud PTT est membre de JPEG 25/27, rue des Envierges 75020 Paris - Tel : 01 44 62 12 00 - sudptt@sudptt.fr - www.sudptt.org
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