NEWS du 23 Janvier 2014

jeudi 23 janvier 2014
par  paslaniici
popularité : 37%


Jeudi 23 janvier 2014, numéro 144
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  • Editorial : Geo Trouvetou va bosser pour la police !
  • Accord handicap, Orange va-t-elle changer de cap ?
  • FO-contact électronique aux votes professionnelles
  • Avec l’Vigeo, Orange c’est plus jojo !
  • Les télécoms en France sont bientôt en fusion ?
  • TDF se voit toujours en haut du mât...
  • 4.000 salarié-es de Tunisie Telecom en danger !
  • « Amis des salariés, conseils des patrons »
  • Un procès pénal de l’amiante en France en 2014 ?
  • La liste des schlingueurs
  • Nos Droits : « Tel père, tel fils »

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Solidarité financière avec les Philippines


Le supertyphon Haiyan (nommé Yolanda aux Philippines) vient de dévaster le centre de l’archipel philippin, notamment les îles de Samar et Leyte. Il s’agit du plus violent typhon enregistré à ce jour dans le monde et ayant touché des côtes. L’arrivée d’autres typhons est prévue d’ici la fin de l’année.
Europe sans frontières est une association qui a déjà travaillé avec des organisations militantes philippines, engagées aussi bien dans les secours d’urgence envers les populations sinistrées que dans l’action durable pour assurer la réhabilitation et la reconstruction.
Elle fait appel à une solidarité financière.


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Editorial : Geo Trouvetou va bosser pour la police !

Décidément, les gouvernements ont de l’imagination ! Dès qu’une innovation technologique permet de contrôler le pékin moyen, il faut absolument que l’Etat policier se donne les moyens de s’en servir en toute discrétion.
Lorsque les mobiles sont cryptés, les poulets veulent les clés du cryptage pour pouvoir mettre sur écoute les quelques milliards de terroristes potentiels qui mettent en danger la planète.
Et puis les mobiles, ça permet de localiser les abonné-es : cela n’a pas le même conséquences de dire « on va faire la bombe » sur les Champs Elysées où dans un avion qui part de Kaboul.
Le problème, c’est que la Cour de cassation a rendu un arrêt le 22 octobre dernier, jugeant que la mesure de géolocalisation d’un téléphone portable en temps réel constituait « une ingérence dans la vie privée dont la gravité nécessite qu’elle soit exécutée sous le contrôle d’un juge ». N’y a-t-il que des gauchistes indécrottables à la Cour de cassation ?
En tout cas, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, a immédiatement réagi en produisant un projet de loi qui autorise le contrôle policier immédiat sans s’embêter avec un juge... dont l’intervention n’est prévue que 15 jours après.
C’est juste un complément de loi programmation militaire qui prévoit de donner toutes les clés aux militaires et aux policiers pour accéder aux données des internautes.
Avec Paul Eluard, nous pourrons donc dire : « Sur toutes les pages lues, Sur toutes les pages blanches, Pierre sang papier ou cendre, "J’oublie" ton nom, Liberté »


Accord handicap, Orange va-t-elle changer de cap ?

Que cela soit en terme de recrutement ou en terme de lutte contre les discriminations dont sont victimes les travailleurs handicapé-es, Orange ne s’était pas vraiment illustré en positif dans les précédentes négociations sur les accords d’insertion dans l’entreprise.
La loi prévoit un taux de 6% d’emplois réservés aux travailleur-ses handicapé-es, qui n’a pas été atteint jusque là. Le nouvel accord prévoit d’accueillir 350 salarié-es handicapé-es de 2014 à 2016, mais ne garantit que 100 embauches en CDI. Pour le reste, les embauches seront soumises au bon vouloir de la direction en fonction des résultats.
Le nouvel accord prévoit aussi des améliorations en ce qui concerne les prestations réservées aux handicapé-es : aide au logement ; maintien du niveau de contribution pour le matériel spécifique (fauteuils, les prothèses auditives...) ; autorisation spéciales d’absences à 6 jours par an...
Enfin, le Temps partiel Senior Handicapé-es est amélioré en passant de 40 à 47 mois de temps libéré.
Si tout n’est pas totalement satisfaisant dans cette accord, la fédération SUD a décidé de signer l’accord pour en suivre pas à pas l’application.
Si l’accord est dans les clous, faut quand même faire gaffe aux fauteuils roulants !


Télécharger le tract fédéral


FO-contact électronique aux votes professionnelles

Décidément, Orange veut céder aux charmes du vote électronique. La direction avait pu imposer aux fédérations syndicales un vote électronique pour les élections aux Commissions Consultatives Paritaires (CCP) et au Conseil d’Administration (CA), parce ces élections sont légalement placée sous sa seule autorité.
Mais il n’en est pas de même pour les élections professionnelles désignant les élu-es aux Comités d’Etablissement (CE) et aux Délégations du Personnel (DP). La loi prévoit en effet que l’employeur doit faire un accord collectif signé par des syndicats représentant au moins 30% des voix. De plus, l’accord ne doit pas faire l’objet d’une contestation majoritaire réunissant plus de 50% des voix.
SUD, CGT et FO avaient fermement choisi d’annoncer à la direction qu’ils contesteraient un tel accord, et la direction était visiblement embarrassée.
Mais le vent a sûrement tourné puisqu’aujourd’hui, cette même direction propose une négociation d’un accord pour un vote électronique, sourire aux lèvres. Mais qui a retourné sa veste ?
Pas la peine de chercher, ça c’est sûr, c’est le syndicat qu’il lui FO..


Avec l’Vigeo, Orange c’est plus jojo !

Orange vient d’annoncer aux fédérations syndicales sa volonté de s’inscrire « dans la Démarche Employeur Responsable, avec la collaboration de l’agence Vigeo dont l’expertise et le savoir-faire sur ces sujets sont reconnus. »
Il s’agirait de « disposer d’un tableau objectif des forces et faiblesses des politiques de développement social du Groupe », de « mobiliser les équipes autour d’un projet fédérateur, qui renforce l’articulation entre le projet d’entreprise et le quotidien de chacun »... Ah ouaiiiiis... Bof.
L’agence Vigeo devrait faire des entretiens collectifs avec les délégués syndicaux centraux, pour passer en revue cinq thèmes comme le « respect des droits humains fondamentaux », la « promotion du développement et de la qualité de l’emploi sur le territoire », les « relations responsables avec les salariés et leurs représentants », et ... le « bien-être au travail ».
Gonflé l’agence Vigeo, elle prend tous les sujets qui fâchent la direction d’Orange !
Mais qui est Vigeo ? Sur son site, on voit que l’agence a été créée en 2002 par Nicole Notat, l’ex-secrétaire générale de la CFDT, aujourd’hui présidente du Conseil d’Administration et actionnaire. Parmi ses autres actionnaires, des syndicats comme la CFDT ou la CSC Belge, membres de la Confédération Européenne des Syndicats... mais aussi des fonds d’investissement et des entreprises comme Amundi, Dexia, France Télécom (sic), Renault, Total, Véolia, etc... Quelques personnalités accompagnent Nicole Notat au Conseil d’Administration, comme Bruno Mettling, DRH du groupe Orange...
Ouf, on sera entre « copains et copines ». On a failli croire qu’il allait se passer quelque chose à Orange...


Les télécoms en France sont bientôt en fusion ?

Ce qu’il y a de bien avec Fleur Pellerin, la ministre de l’économie numérique, c’est que ses démentis ressemblent beaucoup à des aveux.
La presse des télécoms bruisse depuis longtemps de rumeurs de fusion entre les opérateurs. Et l’arrivée de Free avec son modèle économique de low-cost n’a fait que renforcer le sentiment de déstabilisation, voire de désarroi qui agite le landernau des opérateurs. Pourtant, Fleur Pellerin dément les rumeurs et assure que ce n’est pas l’objectif du gouvernement.
Elle estime qu’ « une consolidation entre deux acteurs serait nécessairement synonyme d’un certain nombre de doublons. Qui dit doublon dit casse sociale et ce n’est pas une perspective qui enchanterait le gouvernement. (...) Pour l’instant, il n’en est pas question. »
« Pour l’instant... », c’est bien là le problème. D’autant que l’Allemagne et l’Irlande seraient bientôt prêtes à basculer de quatre à trois opérateurs, comme l’Autriche l’a déjà fait en 2013... Et qu’Arnaud Montebourg appelait récemment de ses voeux la construction d’un EADS des télécoms avec Orange et Deutsche Telekom et saluait la mutualisation du réseau entre Bouygues et SFR.
« On nous cache tout, on nous dit rien ! » chantait Jacques Dutronc.
« Pour eux tout l’cash et pour nous rien », serait-on tenté de rajouter aujourd’hui.


TDF se voit toujours en haut du mât...

L’ancienne entreprise publique Télédiffusion de France (TDF) qui faisait d’ailleurs partie du groupe France Télécom voudrait bien reprendre des couleurs.
La fin de la diffusion de la télévision analogique remplacée par la télévision numérique (TNT), le recul de la diffusion radio hors FM, les échecs dans la maintenance de réseau, devaient concourir à une baisse de régime pour l’opérateur de diffusion.
Mais le Pdg n’en démord pas : la croissance est à nouveau au rendez-vous, avec l’essor du marché des télécoms qui représente 37% du chiffre d’affaire de TDF. Les investissements des opérateurs de réseaux n’ont pas cessé d’augmenter ces dernières années pour arriver à plus de 7 milliards € en 2013. TDF a profité de l’essor de Free dans le mobile et de la densification du réseau 3G d’Orange et SFR, pour ériger de nouveaux pylônes. Et l’arrivée de la 4G avec une exigence de densité des antennes, devrait encore profiter à TDF qui représente 37% du marché de la location de pylônes en France.
Seul risque à venir, l’accord Bouygues-SFR qui veulent mutualiser et partager leur réseau 4G pour faire des économies d’investissements. Mais cela n’inquiète pas le Pdg qui prévoit de passer à l’abordage des toits-terrasses des immeubles : « Nous avons déjà passé des accords avec les bailleurs pour 2.500 toits terrasses », déclarait-il au journal Les Echos.
Mais TDF n’est pas dans une position confortable, plombé par 3,8 milliards d’euros de dette : sa vente à un consortium américain est prévue pour rembourser ses créanciers.
Avec des hélices sur les pylônes TDF, on se croira bientôt dans une ferme éolienne du Texas !


4.000 salarié-es de Tunisie Telecom en danger !

Le gouvernement tunisien ne s’encombre pas de subtilités dans le dialogue social pour faire plaisir aux investisseurs des émirats du golfe !
Il propose tout simplement une loi de départ anticipé en retraite qui concernerait 50% des effectifs de Tunisie Télécom (8.200 salarié-es), l’opérateur historique de télécommunications en Tunisie. Officiellement, ces départs devraient permettre un rajeunissement de l’entreprise avec le recrutement de jeunes diplômé-es.
Mais la fédération syndicale des postes et télécoms tunisienne (UGTT) voit au contraire dans cette loi une manoeuvre pour licencier abusivement les salarié-es. Pour la fédération tunisienne, « le projet de licenciement émane du partenaire émirati, l’Emirates International Telecommunications, détenteur de 35% du capital de l’entreprise. »
Cette « mise à la petite retraite » des salarié-es de plus de 50 ans devrait être assumée par l’opérateur tunisien jusqu’à ce que les salarié-es atteignent l’âge légal de départ en retraite à 62 ans.
En Tunisie, les émirs du Golfe sont toujours bienvenus au club !


Télécharger le communiqué fédéral


« Amis des salariés, conseils des patrons »

C’est sous ce titre que le Canard Enchainé du 8 janvier a publié une petit article relatant l’organisation d’un raoût dans une salle de la Mutualité à Paris, à l’initiative du cabinet de conseil et d’expertise Secafi-Sodie-Alpha.
« Tables rondes, cocktail, la fête parisienne promettait d’être belle, d’autant que le ministre de l’Economie ainsi que son collègue du Travail étaient invités à trinquer avec des patrons et les représentants syndicaux, du Medef à la CGT. » Mais « patatras », à la veille de l’évènement social, le cabinet contacte tous les invité-es pour annuler les festivités.
Selon le Canard, cette décision était prise, suite à la menace d’une invasion... de salarié-es en colère, dont le licenciement avait été géré par la filiale Sodie de Secafi-Alpha.
Pas bête le patron. D’un coté la filiale Secafi « est spécialisé dans l’audit des plans sociaux à la demande des comités d’entreprise et des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. » De l’autre coté, la filiale Sodie conseille les dirigeants d’entreprise, notamment sur le reclassement de leurs salariés, comme ce fut le cas pour Goodyear, où Sodie et Secafi se sont partagé le destin de 1 200 licenciés. »
En échange d’une juteuse rémunération !
Avec le groupe Alpha, y’a vraiment que les salarié-es qui restent bêtas !


Un procès pénal de l’amiante en France en 2014 ?

Cela fait plus de 15 ans que les premières plaintes pénales des victimes de l’amiante ont été enregistrées « pour faire éclater la réalité de ce "désastre volontaire" que fut le marché de l’amiante, en France, en Europe, et qu’il est encore sur d’autres continents. », comme le rappellent dans un communiqué unitaires les associations de victimes et les organisations syndicales Solidaires et CGT.
En décembre 2013, la Cour de cassation a rendu deux arrêts d’une importance capitale pour qu’enfin justice soit rendue sur ce dossier où les intérêts industriels de l’amiante sont le plus souvent passés avant l’intérêt des travailleurs. Le premier arrêt confirme la mise en examen de la société Eternit France. Le second arrêt confirme aussi la mise en examen des personnes ayant participé au Comité Permanent Amiante.
On peut donc espérer un procès en 2014 en France, sur une catastrophe sanitaire industrielle qui prévoit pas moins de 3.000 morts par an !


Télécharger le communiqué unitaire


La liste des schlingueurs

Le site Médiapart publie un article peu rassurant sur les enfumeurs français qui ne semblent pas vouloir diminuer leur production de gaz à effet de serre. L’Europe a incité les états membres à constituer des bases de données sur « les émissions polluantes issues de certaines branches de l’industrie ». Plusieurs registres de déclaration d’émissions de dioxyde de carbone sont consultables sur internet. Le Registre des émissions polluantes de l’IREP dresse un premier inventaire français (très partiel) consultable sur internet.
La France n’est pas vraiment la première pollueuse d’Europe, mais on a quand même raison de vouloir chercher les entreprises responsables et de vérifier leur volonté à agir. Or, tout reste encore floue, alors que le projet de loi sur la transition énergétique « devrait comprendre un objectif de division par quatre des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. » selon Médiapart.
Le site a donc fait un « palmarès » : « le groupe de métallurgie ArcelorMittal et l’énergéticien EDF arrivent loin devant les autres, avec respectivement 19 et 16,5 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 18 % et 16 % de l’ensemble ». Et d’après [Médiapart, l’avenir n’est pas à la baisse.
EDF ne nous apporte pas seulement la lumière, mais aussi les orages...


Télécharger l’article de Médiapart


Nos Droits : « Tel père, tel fils »

Ce n’est pas vraiment le sujet central du film japonais réalisé par Hirokazu Kore-eda, mais on ne peut que conseiller d’aller voir ce film qui traite des relations père-fils dans une société dont les codes sont très exigeants : faut-il passer du temps avec ses enfants ?
Mais pour passer du temps, encore faut-il avoir des droits pour éviter les ruptures professionnelles si communes chez les jeunes mères. Le congé parental dans le secteur privé ou dans la fonction publique peut être une solution et le gouvernement vient de proposer une réforme votée lundi dernier à l’Assemblée nationale.
Ainsi, le congé parental de 6 mois pour le premier enfant peut être prolongé par un deuxième congé de 6 mois à disposition du second parent. Le congé parental pour les parents de deux enfants et plus, voit sa durée actuelle de 3 ans maintenue, mais doit comporter en son sein 6 mois pris par le second parent.
Sur les 540.000 parents qui interrompent partiellement ou totalement leur activité professionnelle pour s’occuper d’un enfant, il y a seulement 18.000 hommes. Le gouvernement a pour objectif d’atteindre les 100.000 pères d’ici 2017.
Le Complément Libre Choix d’Activité (CLCA), de 329 à 573 euros mensuels actuellement, sera rebaptisée « prestation partagée d’accueil de l’enfant » (PreParE). Cette réforme doit s’appliquer aux enfants nés ou adoptés à partir du 1er juillet 2014.
Pour l’égalité dans la prise en charge des enfants, il faudra encore faire le ménage !


Sur le site du gouvernement


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