NEWS du 16 Janvier 2014

jeudi 16 janvier 2014
par  paslaniici
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Jeudi 16 janvier 2014, numéro 143
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  • Editorial : Hollande a-t-il une liaison avec le MEDEF ?
  • Pas de pacte pour la responsabilité d’embaucher !
  • « Travailler, c’est trop dur, et voler, c’est pas beau... »
  • Orange : courrier des sections syndicales SUD et CFDT de Sofrecom
  • Secteur : Bercy demande à Alcatel-Lucent de sauver des emplois
  • Secteur : 75 millions de cartes SIM en France, dont 6,5 millions pour le M2M
  • Secteur : Call Expert
  • Interprofessionnel : NON à la hausse de la TVA, nous voulons une fiscalité juste, solidaire et écologique !
  • La SNCF s’emmêle les rails dans l’enquête judiciaire de Brétigny
  • Retour vers le futur, l’Espagne fait marche arrière
  • Nos droits : compte pénibilité ? (en 2015)

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Solidarité financière avec les Philippines


Le supertyphon Haiyan (nommé Yolanda aux Philippines) vient de dévaster le centre de l’archipel philippin, notamment les îles de Samar et Leyte. Il s’agit du plus violent typhon enregistré à ce jour dans le monde et ayant touché des côtes. L’arrivée d’autres typhons est prévue d’ici la fin de l’année.
Europe sans frontières est une association qui a déjà travaillé avec des organisations militantes philippines, engagées aussi bien dans les secours d’urgence envers les populations sinistrées que dans l’action durable pour assurer la réhabilitation et la reconstruction.
Elle fait appel à une solidarité financière.


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Editorial : Hollande a-t-il une liaison avec le MEDEF ?

Depuis la couverture du journal people Closer, qui présente Hollande dans les bras du MEDEF, la France entière se demande si le Président socialiste entretient une relation coupable avec le club des patron-nes les plus huppé-es. François Hollande a fait part de son « indignation totale » après la publication des photos qui violent son intimité. « Chacun dans sa vie personnelle peut traverser des épreuves. C’est notre cas, ce sont des moments douloureux », a-t-il indiqué en lançant un regard penaud aux organisations syndicales qui toussent et qui s’estiment trahies.
Pendant la conférence de presse présidentielle de mardi, les journalistes ont évidemment posé la question qui passionne les médias.
Sans y répondre directement, le président a simplement énoncé une série de mesures qui ne laissent planer aucun doute : baisse des cotisations patronales avec le retrait des cotisations familiales (35 milliards), baisse des dépenses publiques (50 milliards), mise à genoux des services publics et des collectivités territoriales, hausse de la TVA, etc...
Tant de cadeaux donnés au patronat confortent bien le sentiment de désamour présidentiel pour le monde du travail. Jusqu’à se déclarer « social-démocrate » en jetant à terre son pin’s « Vive la Sociale ! » et son livret de concubinage, devant les yeux médusés de ses ami-es socialistes.
En coulisse, François Hollande aurait déclaré : « J’arrête la Twingo, je prends la Mercedes ». Angela Merkel a protesté officiellement : « Pas ma Mercedes ! ».



Une question subsiste et ne trouve toujours pas de réponse : que deviennent les enfants du couple présidentiel ?


Télécharger le tract de l’union Solidaires


Pas de pacte pour la responsabilité d’embaucher !

Dans ses voeux du nouvel an, le Président de la République a réaffirmé la priorité de l’emploi. L’Etat peut montrer l’exemple ! Le premier actionnaire du groupe Orange doit passer aux actes et décider d’une autre politique de l’emploi !
Sud, en s’appuyant sur les chiffres publics du groupe, entend démontrer qu’il est possible de recruter beaucoup plus que prévu par la direction. Notre secteur dégage des marges suffisantes pour répondre aux attentes sociales et embaucher, notamment des jeunes. Quelques 30 000 départs sont annoncés d’ici 2020 dans le groupe Orange.
Ils méritent d’être tout ou partie remplacés pour améliorer la qualité du service pour le public et les conditions de travail pour les salarié-es.


Télécharger le 4 pages fédéral sur l’emploi à Orange


« Travailler, c’est trop dur, et voler, c’est pas beau... »

A propos du CNSHSCT d’Orange des 4 et 5 décembre, nous vous avions déjà relaté l’unanimité des organisations syndicales à demander « la reprise immédiate de négociation sur la pénibilité dans son ensemble » alors que la direction présentait son dispositif de bricolage sur « pénibilité au travail », sans la trousse à outils et sans le mode d’emploi (lettre du jeudi 5 décembre).
Vous pouvez demander à bénéficier des décisions unilatérales sur la pénibilité qui prévoient un départ anticipé à la retraite lorsque vous avez connu une période de travail pénible. Mais après un parcours du combattant pour monter un dossier, on vous dit que vous n’y avez pas droit parce que vous êtes désormais dans une filiale, parce qu’il vous manque l’âge du capitaine, ainsi que les feuilles de paie de l’hiver 54... D’ailleurs, étiez-vous vraiment à France Télécom à cette époque ?
La fédération SUD avait saisi la direction des relations sociales pour éviter les refus arbitraires et remettre en discussion une procédure pour valider les droits des salarié-es concerné-es.
On a reçu la réponse : le seul point positif, c’est la mise en place d’« un dispositif de soutien a été mis en place DSPF afin de répondre aux équipes RH locales. Nous sommes également à votre écoute concernant toutes les situations qui vous sembleraient poser question. » Alors n’hésitez plus, adressez vos réclamations à « Dispositif pénibilité à Orange - DSPF, 10, rue Jobbé Duval - 75015 - Paris ». C’est sûr, vous aurez une réponse avant votre retraite.
Ce qui est pénible à Orange, c’est d’attendre le feu vert...


Lire le courrier


Grogne à Sofrecom, les cadres se rebiffent !

Les fédérations syndicales SUD et CFDT ont signé une lettre unitaire à destination du DRH Groupe, Bruno Mettling. Dans cette filiale internationale d’Orange spécialisée dans le conseil et l’ingénierie des opérateurs télécoms, les deux fédérations dénoncent une situation qui est « en voie de dégradation rapide ».
Cette dégradation est à la fois perceptible dans l’évolution du chiffre d’affaire de l’entreprise et dans les pressions à la baisse des rémunérations variables. Elle est aussi perceptible dans le développement d’un management agressif, avec des restructurations incessantes et souvent incompréhensibles. Les deux syndicats constatent que les salarié-es sont « déstabilisés et maltraités » et cela « quelle que soit leur position hiérarchique. »
A force, on va tous et toutes se retrouver à Souffrecom !


Lire la lettre unitaire SUD-CFDT Sofrecom


Bercy demande à Alcatel-Lucent de sauver des emplois

Quelle autorité du coté de Bercy ! Le ministre du Redressement productif a « réaffirmé avec force l’exigence portée par le gouvernement du maintien en France d’un maximum d’emplois et d’une base industrielle performante ». Le PDG d’Alcatel-Lucent Michel Combes en tremble encore...
Les syndicats CGT-CFDT-CGC avaient manifesté leur colère lorsque le nouveau Pdg d’Alcatel annonçait le plan « Shift », un plan d’économie d’un milliard d’euros avec 10.000 suppressions d’emplois dans le monde dont 900 en France ! Sous la pression syndicale et de notre Arnaud de la Marinière, c’est mercredi 15 janvier que débutaient les négociations. Pour l’instant, quelques avancées sont notées avec la prise en compte de propositions syndicales de reconversions. Mais sur l’essentiel, le patron ne bouge pas : 700 emplois resteront en berne, la liste des sites fermés ne bouge pas et il faudra faire les économies prévues.
Dans une interview au journal Le Monde, Michel Combes prend quand même la précaution de saluer « la mobilisation des pouvoirs publics [qui] a donné des résultats concrets ». Et de trouver géniaux les nouveaux contrats signés avec les opérateurs Bouygues, SFR et Orange (mais pas Free ?), invités à faire un effort patriotique. Et de saluer l’accord passé avec la multinationale française du conseil en ingénierie Altran qui va reprendre 170 ingénieur-es du site d’Orvault (483 salarié-es), à côté de Nantes...
Michel Combes a une forte tendance à se satisfaire des efforts des autres, mais reste avare de ses propres engagements !


75 millions de cartes SIM en France

L’Arcep a publié les résultats définitifs de son Observatoire des marchés des communications électroniques en France pour le troisième trimestre 2013.
La première remarque est l’accroissement continu du trafic de téléphonie fixe et mobile avec désormais 56,4 milliards de minutes en France. Mais cela cache une baisse du fixe d’environ 10% compensée par une augmentation du trafic mobile à plus de 13%. Parallèlement, le trafic data sur les mobiles explose avec une progression de 60%.
La deuxième remarque, c’est la baisse continue des revenus des opérateurs de communications (-8,2%), dans les services du fixe (-3,1%) et aussi dans les services du mobile (-13,8%) avec le développement des nouveaux forfaits « low-cost ».
Le monde affamé de télécoms consomme de plus en plus et paie de moins en moins...
Autre curiosité de la technique, c’est l’augmentation continue des abonnements mobiles avec 75,5 millions de cartes SIM en fonction, soit « un ratio du nombre de cartes SIM sur la population française de 115,2% » (!). Même avec les bébés connecté-es, on compte donc plus d’un portable par habitant-e... Rassurez-vous, cela va continuer, puisque les portables professionnels s’ajoutent aux relations « machine-to-machine » (M2M) qui se développent avec pas moins de 6,5 millions de cartes SIM actuellement ! Sans compter les portables pour animaux domestiques...
Demain on pourra enfin savoir si son poisson rouge est toujours là.


Télécharger le document de l’Arcep


Call Expert, « des chiffres et des dettes »

C’était le titre du Courrier Picard mi-décembre, pour relater l’incroyable augmentation de la « dette de Call Expert, société de télémarketing, plus gros employeur privé d’Abbeville [80] ». Le dernier chiffre annoncé aux salarié-es, pendant un Comité d’Entreprise fin novembre, était de 18 millions €, bien plus que les 2,6 millions initiaux de dettes au fisc et à l’URSAAF ! Mais l’expertise n’est pas terminée et les chiffres sont évidemment contestés par l’ancienne direction.
Le PDG, Bertrand Delamarre, avait quitté le siège de l’entreprise les menottes aux poings, pour être ensuite mis en examen pour « abus de biens sociaux, faux et usage de faux » le 17 octobre 2013. La société a été mise en administration judiciaire et un appel d’offre a été lancé pour trouver d’éventuels repreneurs avant le 6 janvier 2014.
Sans doute parce que l’annonce des 18 millions € de dette avait refroidi les repreneurs potentiels, l’appel d’offre a finalement été prolongé jusqu’au 15 janvier : il y aurait « 10 offres intéressantes et sérieuses » d’après l’administrateur judiciaire, qui « permettraient de sauvegarder la plus grande partie » des 900 emplois du groupe.
Ce n’est pas encore la fin du suspens, mais les « Expert-es » veulent arrêter la série noire !


« Nous voulons une fiscalité juste, solidaire et écologique ! »

Jean-Marc Ayrault a annoncé une « remise à plat » de la fiscalité qui commence bien mal avec une hausse de la TVA à partir du 1er janvier 2014.
Reniements, revirements, changements de cap, on commence à connaître dans la Hollandie de François et Jean-Marc.
A l’initiative d’associations et de partis politiques de gauche, une campagne de mobilisation est lancée « pour une fiscalité juste, solidaire et écologique ! » avec un premier rendez-vous de mobilisation le 8 février, une carte pétition et une pétition citoyenne en ligne « STOP TVA ! ».
L’union Solidaires et les SUD sont évidemment partie prenante de cette campagne. Ce collectif « STOP TVA ! » refuse cette décision d’augmentation qui est triplement inacceptable. D’abord parce qu’« elle va réduire le pouvoir d’achat en frappant bien plus fortement les classes populaires ». Ensuite parce qu’« elle est destinée à financer un cadeau aux entreprises, le « crédit d’impôt compétitivité emploi ». Enfin parce que le candidat François Hollande « a été élu en promettant qu’il n’augmenterait pas la TVA au contraire de Nicolas Sarkozy ».
Il est devenu sourd comme l’impôt, mais il ne faut pas se taire contre l’impôt de fer !


Lire le tract unitaire national


Télécharger la carte-pétition


Signer la pétition en ligne « STOP TVA ! »


La SNCF s’emmêle les rails dans l’enquête judiciaire de Brétigny

On se rappelle ce déraillement de Brétigny-sur-Orge qui avait provoqué 7 décès et de nombreux blessés en juillet dernier. L’opinion publique s’était particulièrement émue parce que la SNCF semblait encore exemptée de ce genre de catastrophe.
Mais l’enquête judiciaire amène aujourd’hui des éléments qui confirment malheureusement les alertes syndicales sur les conséquences prévisibles de la désorganisation du système ferroviaire français. Pour SUD Rail, « les enquêteurs insistent sur les dysfonctionnements provoqués par la double gestion du système ferroviaire par RFF et la SNCF qui a induit une dilution et une confusion des responsabilités, dues notamment à la multiplication des délégations et prestations en tous genres. »
C’est en 1997 que la SNCF a été séparée en deux établissements publiques, Réseau Ferré de France (RFF), en charge des infrastructures du réseau, et la SNCF, responsable de l’exploitation commerciale. Cette dualité a favorisé une dilution des responsabilités entraînant de nombreuses négligences et au final, une détérioration de la sécurité du réseau.
Un journaliste de RTL rapporte que « plusieurs techniciens de RFF ont par exemple confié qu’il était assez fréquent de voir ici ou là un boulon ou une vis manquer à l’appel, sans que cela ne suscite beaucoup d’inquiétude »
A force de laisser traîner les boulons, le Pdg va finir par se faire écrouer !


Voir le communiqué de SUD Rail


Retour vers le futur, l’Espagne fait marche arrière

Nous en parlions la semaine dernière : le gouvernement de droite du Parti Populaire espagnol a inventé la machine à remonter le temps. Il a fait approuver le 20 décembre dernier par le Conseil des ministres, une proposition de loi de limitation drastique du droit à l’avortement. Pourtant, seules quelques associations ultra-conservatrices ont approuvé ce projet, évidemment très contesté par les associations féministes en colère, qui dénoncent ce « retour de 30 ans en arrière ». De son coté, le Parti Socialiste a aussi fermement condamné la proposition, tandis que des voix de contestation montent aussi au sein du Parti Populaire espagnol.
La vice-présidente conservatrice du congrès des députés, Celia Villalobos, n’a pas caché son désaccord. Le débat parlementaire prévu pour le milieu de l’année , devrait donc être propice à des rebondissements. Selon un sondage récent, 68% des électeurs du Parti populaire (et 86% de l’ensemble des sondé-es) se déclarent en faveur du libre choix des femmes à décider ou non de poursuivre une grossesse.
En France, la dénonciation de la décision espagnole semble unanime, sauf ... au sein du Front National où Jean-Marie Le Pen a salué la loi anti-avortement.
C’est vrai que son propre cas relève de l’acharnement thérapeutique


La fédération Sud PTT est membre de JPEG 25/27, rue des Envierges 75020 Paris - Tel : 01 44 62 12 00 - sudptt@sudptt.fr - www.sudptt.org
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