News du 26 Juin 2014

jeudi 26 juin 2014
par  paslaniici
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Jeudi 26 juin 2014 - Numéro 166 -
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  • Editorial : c’est la période des soldes...
  • Emplois et organisation du travail : ça rame !
  • Les médecins du travail confirment l’alerte des syndicats
  • Bataille autour de 183 millions
  • SFR et Teleperformance condamnés pour "collusion frauduleuse"
  • Egalité professionnelle : entre l’arbre et la forêt ?
  • Intermittent-es : toujours pas de levée de rideau !
  • Nos droits : avertissement par mail et licenciement

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Editorial : c’est la période des soldes...

La consolidation du marché des Télécoms en France ne connaîtra peut-être pas de trêve estivale. Explications.

Il y a quelques années, le gouvernement français et les autorités de régulation ont œuvré pour installer un 4ème opérateur mobile. Free avait alors remporté le concours de beauté (il était seul candidat...) et lancé son offre mobile low-cost, obligeant les concurrents Orange, SFR et Bouygues à adapter leurs stratégies.

Malgré cela, ces derniers ont vu leurs bénéfices fondre comme une promesse électorale, aboutissant à la mise en vente de SFR début 2014. Numericable a alors mis plus de 15 milliards d’euros sur la table et soufflé la politesse à Bouygues. Ce dernier se retrouve ainsi en position de faiblesse et a d’ores et déjà annoncé 1 500 suppressions d’emploi, sur 9 000 au total, mais a démenti être à vendre.

Cependant, les crabes se regardent en chiens de faïence, prêts à dégainer une offre de rachat au moindre signe. Orange, par exemple, se verrait bien racheter Bouygues pour revendre illico une partie de ses antennes et fréquences à Free. Une façon de se venger d’avoir perdu en justice concernant l’autorisation accordée à Bouygues de réutiliser la bande 1800 MHz pour faire de la 4G ?

En attendant, les regards sont braqués sur l’Allemagne - pas l’équipe de foot, le marché des télécoms - car les numéros trois et quatre du mobile outre-Rhin veulent se marier. Si Bruxelles l’autorisait, ce serait un feu vert supplémentaire des autorités européennes vers la consolidation...

Alors, qui va faire la bonne affaire de l’été ?


Emplois et organisation du travail : ça rame !

La négociation pour la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) se déroule (mal) en ce moment. La direction aimerait bien que les syndicats partagent avec elle sa vision et propose de changer des indicateurs en pleine chute de l’emploi.

Une manière de casser le thermomètre de peur d’alerter les salarié-es et les citoyen-nes sur le maintien des emplois et des sites ?

Décidément, la GPEC, c’est pagaie...


Lire le tract Sud


Les médecins du travail confirment l’alerte des syndicats

Dans les conclusions issues des 89 rapports des médecins du travail présentées au CCUES et au CNSHSCT, la médecin coordonnatrice relève des « pathologies de surmenage » dues aux limites d’adaptation supportables par les salarié-es face au manque de personnel et aux réorganisations. Et cela touche tout le monde, y compris les plus jeunes.

Cinq points majeurs de risques sont soulignés : la charge de travail due à l’évolution des activités (digitalisation, multicompétences, complexification des tâches) doit être évaluée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Elle ne doit pas s’opposer à la qualité du travail, autre item de risque conduisant les salarié-es à de la souffrance au travail.

La médecin alerte également sur les relations de travail qui se tendent tant en interne qu’en externe et sur les marges de manœuvre réduites des managers, écartelés entre le contrat social et les objectifs de business. Enfin les conclusions du rapport relèvent que la question de la reconnaissance des efforts importants demandés par l’entreprise est prégnante chez le personnel.

Pour la deuxième année consécutive, la médecine du travail fait état d’une situation de santé qui se dégrade, en écho à l’alerte unanime des organisations syndicales. Questionnée sur le plan d’actions qu’elle comptait mettre en oeuvre, la direction n’a pas été en capacité de répondre, si ce n’est avec des mesures sans rapport avec les points majeurs de risques du rapport.


Lire le rapport


Bataille autour de 183 millions

L’Autorité de la concurrence avait déclenché une procédure aboutissant en décembre 2012 à une amende de 183 millions d’euros contre Orange et SFR… pour avoir proposé des appels moins chers vers leurs propres client-es que vers les opérateurs concurrents.

Le 19 juin, la cour d’appel de Paris devait confirmer ou invalider cette
décision mais, à la surprise générale, les juges ont préféré demander un avis à Bruxelles sur "les questions économiques et juridiques présentées par l’affaire". Le verdict est donc une nouvelle fois repoussé.

Alors, cette amende, elle va compter pour des prunes ?


Plus d’infos ici


SFR et Teleperformance condamnés pour "collusion frauduleuse" :

SFR et deux de ses prestataires - Teleperformance et Arvato - avaient organisé en 2007 la reprise de trois plateformes téléphoniques internes de l’opérateur, revendues clé en main avec leurs salarié-es.

Une opération juteuse : SFR a démantelé les deux tiers de ses services client internalisés, les prestataires ont récupéré le business, charge à eux de trouver les moyens de rendre ces centres bénéficiaires. Ils ont manoeuvré pour pousser les salarié-es les plus ancien-nes au départ, afin de les remplacer par de nouveaux salarié-es, bénéficiant seulement du minimum légal.

Une "collusion frauduleuse" reconnue définitivement par la Cour de Cassation dans son arrêt du 18 juin 2014. Une victoire bien sûr pour les 191 salarié-es toulousain-es indemnisé-es. Mais aussi un précédent historique pour ceux et celles qui luttent au quotidien contre le jeu de dupes auquel se livrent les donneurs d’ordre et leurs prestataires pour justifier et organiser la précarisation de tous-tes les salarié-es du secteur.


Egalité professionnelle : entre l’arbre et la forêt ?

La presse se fait l’écho de la poussée des femmes dans les conseils d’administration des grands groupes en France.

Une progression de 2 points en un an dans les entreprises du CAC 40 à 30,3% et de 3 points en un an dans le SBF 120* à 28,8%. Cocorico !

Plouf… à y regarder de plus près, les comités exécutifs de ces mêmes groupes, les vrais lieux de pouvoir, sont respectivement féminisés à 10,3% et 12,8%.

Re-plouf…700 entreprises françaises viennent d’être mises en demeure d’agir pour l’égalité professionnelle, rien que ça ! Et une vingtaine sanctionnée faute de l’avoir fait.

* SBF 120 : indice boursier intégrant le CAC 40 et 80 autres valeurs françaises

Les femmes dans les conseils d’administration, c’est l’arbre qui cache la forêt ?


Intermittent-es : toujours pas de levée de rideau !

Alors que des festivals sont annulés parce que les intermittent-es sont en lutte pour refuser la nouvelle convention d’assurance chômage, le gouvernement, lui, ne cède rien.

Le premier ministre vient d’annoncer, d’une part, l’agrément de la convention d’assurance chômage mais tout en proposant que l’Etat compense, à la place de pôle emploi, le nouveau différé des intermittent-es, et d’autre part, la création d’un énième comité Théodule.

Décidément, ce gouvernement a choisi le mauvais rôle. Il joue sur la division du mouvement de lutte en cours et sur la non-intention de revoir le texte. Pourtant, il aurait pu régler le problème en prenant en compte les recommandations et propositions du comité de suivi. Mais le gouvernement n’aime pas qu’on lui souffle son texte...

Valider toutes les dispositions de cette nouvelle convention est une
véritable attaque contre tous les chômeur-ses, précaires, intérimaires
et seniors.


Lire le tract Solidaires


Nos droits : avertissement par mail et licenciement

Une salariée avait été licenciée pour faute grave. Elle contestait ce licenciement estimant qu’il sanctionnait des faits pour lesquels elle avait déjà été sanctionnée par courriel.

Les juges ont conclu comme la salariée : un courriel reprochant à une salariée des manquements aux règles et procédures internes à l’entreprise et qui l’invitait de manière impérative à se conformer à ces règles et ne pas poursuivre ce genre de pratique, sanctionne un comportement fautif et constitue un avertissement.

En conséquence, les mêmes faits ne peuvent plus justifier le licenciement.


L’arrêt de la Cour de Cassation du 9 avril 2014, n° 13-10939D

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